Justice

Pour une meilleure intégration : Le président de la Cour suprême a échangé avec les nouveaux auditeurs de justice

Hauts magistrats et auditeurs en photo de famille.
Pour une meilleure intégration : Le président de la Cour suprême a échangé avec les nouveaux auditeurs de justice

Le président de la Cour suprême, président du Conseil supérieur de la magistrature, M. Abdoulaye Yaya, entouré de certains membres de la Cour, a eu une séance de travail, le 14 avril 2026, à Lomé, avec les nouveaux auditeurs de justice de la promotion 2023-2025, baptisée « Koffi Atsu Amégah ». Une démarche de courtoisie institutionnelle, qui a permis à ces futurs magistrats de recevoir d’utiles conseils de la part du premier responsable de la plus haute juridiction en matière civile et administrative du pays. Des conseils qui vont les aider à bien entamer leur carrière, outillés sur les valeurs d’éthique et de déontologie attachées à leur métier.

Au total, ils sont 28 auditeurs de justice, dont 23 civils et 05 militaires, à se présenter, mardi 14 avril 2026, à Lomé, au président de la plus haute juridiction en matière civile et administrative du Togo, M. Abdoulaye Yaya. Ils sont issus de la promotion 2023-2025, baptisée « Koffi Atsu Amégah », et ont accompli avec succès deux années au Centre de Formation des Professions de Justice (CFPJ) sanctionnées d’un diplôme.

« Nous sommes venus vous exprimer notre gratitude, pour le regard bienveillant que vous avez porté sur nous, tout au long de notre formation, et pour l’honneur que vous nous avez fait en rehaussant de votre présence la cérémonie de remise de diplôme organisée à notre intention, le 13 mars dernier », a laissé entendre le major de la promotion, M. Kodjo Simon-Pierre Hognon. Il a rappelé que leur formation est axée sur les exigences de la fonction de magistrat, notamment l’apprentissage rigoureux du droit dans ses multiples branches, la maîtrise des techniques de rédaction des jugements. De même que l’initiation aux valeurs éthiques et déontologiques, la sensibilisation aux réalités sociales et humaines, etc. Aussi, a-t-il assuré de la qualité des enseignements reçus et réaffirmé de l’engagement de tous les promotionnaires à « mettre en pratique leurs connaissances, afin de contribuer au fonctionnement et au rayonnement de la justice togolaise ».

Le métier de justice est un sacerdoce

Pour la circonstance, le président de la Cour suprême, M. Abdoulaye Yaya, leur a prodigué d’utiles conseils. Il leur a rappelé que le magistrat est indépendant et doit agir avec dignité. Il est astreint à l’impartialité et à la discrétion, autant de valeurs cardinales qui le lient à son métier. Il leur a surtout demandé de s’inspirer du modèle de ce grand magistrat que fut feu Koffi Atsu Amégah, qui a dirigé de hautes institutions judiciaires au Togo. « Je ne doute pas de vos capacités intellectuelles, ni cognitives ; pour la simple raison que je connais ceux qui vous ont formés (…) Mais, l’intellect est différent du moral », leur a-t-il lancé, en les exhortant à se laisser toujours guider par les comportements éthiques et déontologiques. « On ne rentre pas en justice pour s’enrichir », a-t-il dit, se référant aux œuvres des prêtres et soldats qui, tout comme le métier de magistrat ou de justice, sont un sacerdoce. « Tout métier qui doit participer à la sécurisation, mais pas mettre en péril la fortune, le patrimoine de la vie des gens, est un sacerdoce », a-t-il éclairé.

En outre, il leur recommande de ne pas se comparer aux autres corps de métiers qui manipulent le lucre. La justice, d’après lui, n’étant pas la voie légale de la marchandisation de vérité. Sur ce, il leur interdit de cultiver le tort au détriment de la justice et de la vérité. Ceci, afin de vivre avec une immense fortune qui, loin d’être « quantifiable », est « une conscience tranquille ». « Tout comme vos auxiliaires immédiats, les gendarmes, le juge mène une guerre en temps de paix et en permanence. Vous êtes les garants de la quiétude sociale. Votre combat, c’est contre l’injustice au nom de la loi. C’est cela votre métier, votre vocation », a poursuivi le président Yaya, en les appelant au « respect, à l’humilité envers le prévenu ou le justiciable et surtout, envers l’attraction, la vie mondaine et l’ivresse du pouvoir, qui aboutissent toujours à l’injustice ».

Martial Kokou KATAKA

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