Lomé abrite, depuis 14 avril 2026, la 18e réunion bilan du Programme Régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA). Organisée par la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), la rencontre réunit chercheurs, techniciens, traders, producteurs et décideurs des filières cotonnières africaines, partenaires et représentants de firmes. Elle se veut un cadre pour explorer les enjeux liés à la production intégrée du coton et au développement durable du secteur. Ceci, pour une meilleure performance et durabilité de la filière cotonnière africaine.

Officiels et parties prenantes en photo de groupe.
Le Programme Régional de Production Intégrée du Coton en Afrique (PR-PICA), regroupant huit pays producteurs (Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, Tchad et Togo) tient, depuis 14 avril 2026, à Lomé, sa 18e réunion bilan. Cette rencontre se veut un cadre pour réfléchir aux stratégies à mettre davantage en œuvre pour une meilleure gestion intégrée de la production du coton et la résilience des filières cotonnières africaines fragilisées par les changements climatiques.
Cette assise vise aussi à renforcer le partenariat entre les acteurs de la filière coton. Pendant quatre jours, les représentants des instituts de recherche, des sociétés cotonnières, des associations interprofessionnelles, des organisations de producteurs des pays membres du PR-PICA, des firmes agro pharmaceutiques et autres acteurs vont faire le point de la campagne cotonnière 2025-2026, dans les pays membres. Ils vont également partager les résultats des travaux de recherche et de vulgarisation de cette campagne, ainsi que leur vision en matière de gestion intégrée des ravageurs, de la fertilité des sols et de la problématique des nouvelles variétés adaptées aux variations climatiques.
Les participants vont aussi capitaliser les informations sur la situation de la production dans la sous-région, identifier des solutions pour l’amélioration de la productivité et des revenus des producteurs, ainsi que des stratégies régionales de gestion de risques de résistance aux pesticides. En outre, les parties prenantes vont définir des actions à mettre en place, pour faciliter les rencontres B2B entre chercheurs, sociétés cotonnières, producteurs, partenaires et firmes agro-pharmaceutiques. Ceci, à travers des communications sur « l’amélioration variétale du cotonnier en Afrique de l’Ouest et du Centre et perspectives », « la gestion de la fertilité des sols et des itinéraires techniques en culture cotonnière », «la gestion des ravageurs du cotonnier en Afrique ».
L’or blanc, un produit structurant pour l’économie agricole
A l’occasion, le directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources Animales et de la Souveraineté alimentaire, M. Dindiogue Konlani, a rappelé la place stratégique du coton dans le développement économique et social des pays africains. Pour lui, le Togo, à travers l’organisation de ce rendez-vous d’envergure, réaffirme son engagement en faveur d’une filière cotonnière durable, résiliente, fondée sur la coopération, l’innovation et le partenariat. Cela traduit également l’engagement constant du Togo aux côtés du PR-PICA pour la pérennisation de la production cotonnière en Afrique. A son avis, le coton qualifié d’or blanc, reste un produit structurant pour l’économie agricole, ainsi qu’un moteur du développement rural de plusieurs pays. Conscient de cela, les gouvernants se sont toujours employés pour maintenir le niveau de production des pays membres du PR-PICA, qui au-delà de sa vision d’une Afrique capable de mutualiser son savoir-faire par des solutions adaptées, incarne l’esprit d’intégration et de coopération Sud-Sud.
Pour sa part, le directeur général de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), M. Martin Drevon, a indiqué que cette réunion s’affirme comme une véritable opportunité stratégique visant à renforcer les concertations et la synergie entre les différents acteurs de la filière. « C’est en mettant en commun nos expertises, en partageant nos expériences et en unissons nos efforts que nous parviendrons à bâtir ensemble une filière cotonnière africaine forte, plus compétitive et résolument tournée vers l’avenir », a-t-il confié. M. Drevon a souhaité que ces travaux aboutissent à des orientations claires, des recommandations opérationnelles et des solutions directement applicables sur le terrain au bénéfice des producteurs.
De son côté, le président du PR-PICA, M. Tete Awokou, a fait savoir que sa structure offre un cadre de coopération régionale, joue un rôle essentiel dans l’harmonisation des approches et le développement des solutions adaptées aux réalités africaines, notamment en matière d’amélioration variétale.
En rappel, la NSCT est l’acteur central de la filière cotonnière au Togo. Elle œuvre pour le développement durable du secteur, à travers l’encadrement des producteurs, la fourniture d’intrants, la collecte et la valorisation du coton.
Clémentine PANASSA
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