Coupure du ruban symbolique donnant accès aux stands d’exposition.

La 2e édition du Salon de la Santé et du Bien-être bat son plein à Lomé

La deuxième édition du Salon de la Santé et du Bien-être, baptisé « Humanis », s’est ouverte, mardi 23 juin 2026, sur le site du Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF) à Lomé, à l’initiative de ce Centre. Placé sous le thème, « Votre santé, votre responsabilité : prévenir pour mieux vivre », cet évènement de cinq jours constitue un cadre majeur de dialogue, de sensibilisation, d’exposition et de mobilisation collective autour d’un bien très précieux, la santé. Le top départ des activités a été donné par le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Koffi Tessi, en présence de son collègue en charge des Sports, Abdul-Fahd Fofana, ainsi que de diverses autres personnalités.

Le ministre Tessi félicite les exposants et acteurs de la santé.

« Humanis », le Salon de la santé et du bien-être, bat depuis mardi 23 juin 2026, son plein, au Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF) à Lomé. Ce Salon réunit, pendant cinq jours, professionnels de la santé du public et du privé, chercheurs et acteurs du bien-être, autour de plusieurs activités : conférences, activités physiques et sportives consultations médicales gratuites, opérations de don de sang, expositions des équipements médicaux, de la pharmacie, du cosmétique, des produits biologiques et des compléments alimentaires.

Il y aura également des activités de sensibilisation sur la prise en charge des maladies chroniques, la promotion de la santé mentale et du bien-être émotionnel, la valorisation des médecines complémentaires et traditionnelles dans une approche interactive et responsable, le soutien aux innovations et aux solutions nouvelles susceptibles d’améliorer l’offre de soins et du bien-être aux populations.

S’investir dans la prévention est mieux

A l’ouverture du Salon, le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, M. Jean-Marie Koffi Tessi, s’est réjoui des objectifs poursuivis par cette deuxième édition qui mise sur la promotion des pratiques de santé préventive. Il se réfère aux données de la santé publique, qui indiquent qu’une proportion importante des maladies cardiovasculaires, des accidents vasculaires cérébraux, du diabète du type 2 et de certains cancers pourraient être évitée si l’on s’investit dans la prévention.

Visite des stands d’exposition par les ministres et invités.

« Pendant longtemps, nos systèmes de santé ont été principalement construits autour de la maladie. Soigner, traiter, opérer, réparer, sauver. Cette mission demeure fondamentale, certes, mais la prévention serait la meilleure option. C’est pourquoi le gouvernement continue d’investir dans le renforcement de nos infrastructures sanitaires, l’amélioration des plateaux techniques, la formation, le renforcement des capacités des ressources humaines, la qualité des soins et la consolidation progressive de la couverture sanitaire universelle. Mais nous devons aussi reconnaître qu’un système de santé qui intervient seulement lorsque la maladie est déjà installée arrive souvent bien trop tard, que ce soit du point de vue de l’efficacité de la prise en charge médicale ou que ce soit au regard du coût des soins » a relevé le ministre Tessi.

Selon lui, face à la montée des maladies chroniques, à la sédentarité, au déséquilibre alimentaire, aux pollutions, aux addictions et aux défis de la santé mentale, les paradigmes doivent être changés. Il ne s’agit plus de bâtir un système qui soigne la maladie. Il faut consolider un système qui promeut et protège la santé. « Prévenir, c’est agir avant que le mal ne s’installe. C’est se faire dépister pour être traités à temps. C’est s’informer, juste, pour éviter les comportements à risque. C’est aussi éduquer durablement les masses pour les aider à transformer les habitudes. C’est donner à chaque citoyen le pouvoir de protéger sa vie et celle des autres. Nous ne devons pas seulement nous concentrer sur le traitement », a-t-il insisté.

La santé est un secteur porteur d’investissement, de recherche, d’innovation…

Le représentant du ministre de l’Economie et de la Veille stratégique, M. Mensah Vinyo Koffi, pour sa part, s’est réjoui de la dimension économique accordée à cet évènement. Car pour lui, la santé n’est pas uniquement un secteur social. Elle constitue également un secteur porteur d’investissement, de recherche, d’innovation et d’opportunités entrepreneuriales. Ainsi, encourager l’initiative privée et soutenir les innovations dans le domaine de la santé et du bien-être, c’est contribuer à la création d’emplois, au renforcement du système économique et à la construction d’un avenir plus prospère.

Faisant le bilan de la dernière édition, le directeur général du CETEF, Dr Alexandre de Souza, a rappelé qu’elle a connu 45 exposants, avec près de 5000 visiteurs, plus de 900 consultations médicales gratuites. Il y’avait eu aussi des dépistages, des dons de lunettes et de nombreuses recommandations formulées à l’attention des décideurs publics. « Ces résultats nous ont convaincus de poursuivre l’initiative et d’en faire un rendez-vous annuel au service de la prévention, de l’information et du bien-être des populations », a-t-il indiqué.

Alex TEYI

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