Gestion concertée et durable du Bassin du Mono : Les parlementaires du Bénin et du Togo exhortés à s’engager davantage

Parlementaires et décideurs du Bénin et du Togo sont réunis, depuis le 6 août 2026, à Lomé, à l’initiative de l’Autorité du Bassin du Mono et du Partenariat Mondial de l’Eau en Afrique de l’Ouest (GWP-AO). L’initiative vise à renforcer leur engagement politique pour une gestion intégrée, durable et concertée des ressources en eau du bassin transfrontalier du Mono.

Officiels et participants en photo de famille

À l’initiative de l’Autorité du Bassin du Mono (ABM) et du Partenariat Mondial de l’Eau en Afrique de l’Ouest (GWP-AO), un atelier régional d’information et de sensibilisation des parlementaires et autres décideurs se tient, depuis le 6 août 2026, à Lomé, sur la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) dans le bassin du Mono. Visant à remobiliser et à accroître le niveau d’engagement et de soutien politique en faveur de la promotion de la GIRE, cet atelier régional s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Initiative Régionale pour l’Eau et l’Environnement dans le bassin transfrontalier du Mono (IREE-Mono) ».

Il s’agit de mettre à la disposition des parlementaires et autres décideurs du Bénin et du Togo des éléments de compréhension des enjeux liés aux ressources en eau et à la problématique de leur gestion dans le bassin du Mono, tout en faisant la revue des avancées du processus d’adoption et de mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau, notamment aux plans politique, juridique, institutionnel et en matière de financement aux niveaux national, régional, international et à l’échelle transfrontalière du bassin.

La rencontre permet aussi d’échanger sur les perspectives d’amélioration du cadre politique, juridique, réglementaire et institutionnel, ainsi que sur les mécanismes de financement innovants et durables de mise en œuvre de la GIRE. Au-delà, elle constitue un cadre pour définir les chantiers de partenariat des acteurs avec l’Autorité du Bassin du Mono (ABM), pour le maintien d’un soutien politique de haut niveau en faveur du développement et de la gestion durable des ressources en eau du Mono, aux niveaux national et transfrontalier.

Des parlementaires appelés à devenir des “ambassadeurs de l’ABM

Dans ce sens, M. Théodore Komla Edoh, directeur de cabinet du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, au nom du ministre, a souligné que l’atelier vise à sensibiliser les participants sur la Gestion Intégrée des Ressources en Eau dans le bassin du Mono, afin de les amener à s’approprier les enjeux et défis qui y sont liés. Selon M. Edoh, il constitue une rencontre de plaidoyer visant à accroître le niveau d’engagement des acteurs conviés, en vue de l’adoption des lois et textes devant permettre de promouvoir la GIRE dans le bassin du Mono. La rencontre vise également à faire des parlementaires des ambassadeurs de l’ABM.

Il a rappelé les efforts inlassables consentis par le Bénin et le Togo, tout en saluant les pères fondateurs de l’ABM pour avoir posé ses jalons. M. Edoh a rappelé que le bassin du Mono est régi par la Convention portant statut de fleuve Mono et création de l’ABM, signée le 31 décembre 2014 par les chefs d’Etat du Bénin et du Togo.

Le rôle clé des décideurs dans la gouvernance de l’eau

L’Autorité du bassin du Mono a pour mission d’assurer la gestion durable dudit bassin au moyen de la gestion intégrée, équitable et concertée des ressources en eau et de l’environnement. Dans le cadre de cette mission, les parlementaires et d’autres décideurs jouent un rôle important. Ils contribuent au processus de développement des outils de gouvernance et de mise en œuvre de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) à l’échelle du Bassin, à la mobilisation des ressources financières, à l’adoption et à l’application des textes, pour une meilleure gestion des ressources en eau.

De son côté, M. Nicolas Dadja Gnakpaou, directeur exécutif de l’ABM, ce bassin regorge d’importantes ressources naturelles vitales pour une population sans cesse croissante. Malheureusement, cette région, à l’instar d’autres du monde, fait face à des défis environnementaux majeurs tels que la déforestation, la pollution et la dégradation des ressources en eau. Défis exacerbés par le changement climatique et les pressions démographiques. Face à ces réalités, il urge, selon lui, d’agir pour une protection efficace des ressources naturelles, afin de garantir un avenir durable aux générations présentes et futures.

 L’objectif est de restaurer ces écosystèmes, renforcer la gouvernance transfrontalière et promouvoir, à travers des textes, lois et pratiques de gestion durable, le développement intégré dans le bassin du fleuve Mono.

Pour sa part, Mme Aguiratou Yaro Ouédraogo, secrétaire exécutive du GWP-AO, a signifié que la rencontre de Lomé est une opportunité de renforcer la collaboration entre parties prenantes pour une gestion plus efficace, coordonnée, concertée et durable des ressources en eau du bassin du Mono.

Selon M. Gninpale Konlani, directeur des Ressources en Eau, le Togo partage la plus grande partie de ses ressources en eau avec les pays voisins de la sous-région. C’est pourquoi, il ne ménage aucun effort pour faire de la coopération transfrontalière sa priorité, en vue de contribuer à la mise en place des cadres de gestion coordonnée, durable et non conflictuelle des ressources en eau partagées.

Kpinzou EDJEOU

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