Médias

La CCI-Togo dévoile les nouvelles dispositions de son fonctionnement aux professionnels des médias

Mme Nathalie Bitho a apporté des éclaircissements sur les grandes articulations des nouveaux textes de la CCI.
La CCI-Togo dévoile les nouvelles dispositions de son fonctionnement aux professionnels des médias

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) a tenu, le 11 Janvier 2022, à Lomé, un déjeuner de presse pour dévoiler les nouvelles dispositions relatives à l’organisation et au fonctionnement de cette institution et de ses différents organes. La rencontre, dirigée par la présidente de la Délégation Spéciale Consulaire (DSC) de la CCI-Togo, Mme Nathalie Manzinéwè Bitho, a permis de préciser les enjeux et la nécessité de cette nouvelle loi, en vue de promouvoir le secteur privé et soutenir la croissance.

Le déjeuner de presse organisé, le 11 janvier 2022, par la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI-Togo) a servi à situer le public sur les grandes articulations des nouveaux textes lui permettant de fonctionner avec des innovations apportées, vu la nouvelle donne et les objectifs de développement. Ainsi, les nouveaux textes adoptés par le gouvernement sont actuellement constitués d’une loi relative à l’organisation de la chambre, de deux décrets portant l’un organisation, attributions et fonctionnement de la structure et l’autre, régime électoral de la chambre et des arrêtés.

Donnant des explications sur les différentes articulations des nouveaux textes, la présidente de la Délégation Spéciale Consulaire (DSC) de la CCI-Togo, Mme Nathalie Manzinéwè Bitho, a indiqué qu’il y a eu un diagnostic organisationnel relatif à la chambre, à son manuel de procédure, à son règlement intérieur, à la charte de déontologie, etc. C’est dire qu’à travers ce diagnostic, des difficultés ont été relevées, notamment au niveau de la représentativité au sein de la CCI et du nombre d’adhérents au niveau des entreprises. Ce qui nécessitait une restructuration. « L’une des innovations concerne les régions. Depuis longtemps, la CCI-Togo était centrée seulement à Lomé. Désormais, nous devons avoir des représentations régionales. Dans chaque région, il y aura des mini-chambres de commerce avec des élus qui vont travailler avec les pouvoirs locaux. L’institution répond ainsi à la politique du plan de développement du gouvernement concernant la vision stratégique 2025 », a précisé Mme Nathalie Bitho.

Une vue de l’assistance, essentiellement des personnels des médias lors de la rencontre.

Disposer d’une CCI inclusive et dynamique

Les nouveaux textes permettent de mettre en place des mécanismes qui vont doter la chambre des organes forts, capables de tirer le secteur privé vers une croissance forte, disposer d’une structure inclusive et dynamique permettant aux élus consulaires de mieux collaborer pour mener des actions. Il est également question de faire en sorte que le secteur économique privé soit implanté partout. « Désormais, nous sommes libres, après élection, d’avoir une représentativité dans chaque région de sorte que les élus à Atakpamé ne puissent pas représenter les entreprises installées à Kara ou ailleurs. Il faut que ce soit les entreprises installées, par exemple dans les Savanes, qui représentent les entreprises de cette région. Il s’agit d’œuvrer de manière que tout le monde se retrouve dans ce que la CCI est en train de mettre en place. Aussi, sur les 75 élus, on aura 27 qui nécessairement vont venir des régions et 48 au niveau national », a fait noter la présidente de la délégation spéciale de la CCI-Togo.

L’autre disposition innovante va permettre que tous les adhérents à la chambre soient immédiatement immatriculés. De même, ceux qui aspirent à devenir des responsables au niveau de la structure, doivent présenter un profil acceptable. Il faut des gens intègres qui ont réussi, qui constituent une référence pour leurs pairs. De plus, pour garder cette intégrité, il y a une disposition qui demande que l’élu à la Chambre puisse être révoqué ou suspendu, après avoir posé un acte qui salit l’image de l’institution.

Plusieurs questionnements et préoccupations relatifs, entre autres, à la participation des membres de la diaspora à la chambre, les prochaines élections à la chambre consulaire, ont marqué les échanges.

Jules LEMOU

 

Médias

A lire dans Médias