Environnement

Fonds vert pour le climat : Le programme préparatoire (Readiness programme) du Togo lancé à Lomé

Table d'honneur lors du lancement du programme préparatoire. MM. Innocent Kabenga et Kudadzé Kodjo (1er et 2e de la gauche)
Fonds vert pour le climat : Le programme préparatoire (Readiness programme) du Togo lancé à Lomé

Le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, avec l’appui de l’Institut mondial pour la croissance verte a lancé, ce jeudi 21 octobre 2021, à Lomé, Readiness programme. Un programme préparatoire du Togo à l’accès au Fonds vert pour le climat, dénommé « Renforcement de l’accès direct du Togo au Fonds vert pour le Climat (FVC) et appui au développement de la stratégie de financement climatique ». Il cible prioritairement le renforcement des capacités des institutions nationales à s’engager efficacement avec le Fonds vert, le plus grand fonds mondial dédié à l’aide aux pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et améliorer leurs capacités de réponse au changement climatique. Il permettra d’identifier des options de financement pour mettre en œuvre des actions climatiques, afin de se conformer aux exigences des accords de Paris.

Le Togo, à l’instar des autres pays en développement, est souvent confrontée à la faiblesse des capacités techniques pour se conformer aux exigences et critères d’investissement des mécanismes financiers climatiques, dont le Fonds Vert pour le Climat. Dans cette optique, et en vue de réduire ces lacunes, l’Institut mondial de la croissance verte, Global Green Growth Institute (GGGI), a initié un programme de renforcement de l’accès direct du Togo au Fonds vert pour le Climat (FVC) et d’appui au développement de la stratégie de financement climatique. Programme lancé le 21 octobre 2021, au cours d’un atelier regroupant des représentants des départements ministériels, des organisations non gouvernementales, de la société civile, des partenaires techniques et financiers, des banques commerciales et les différents acteurs concernés par la problématique des changements climatiques au Togo. L’objectif est de faciliter l’appropriation du contenu de ce troisième programme préparatoire (Readiness programme) du FVC pour le Togo par les différentes parties prenantes. Cette rencontre a également servi de cadre d’échanges sur les principaux résultats attendus et de réaffirmation de l’engagement du secteur privé dans la finance climat au Togo.

Il s’est agi, plus spécifiquement, de l’identification et la nomination des entités nationales d’accès direct au financement du Fonds vert pour le climat, du développement d’une stratégie de la finance climat, de l’amélioration des connaissances sur le changement climatique, du développement de la politique verte pour engager davantage le secteur privé dans des initiatives de gestion durable et environnementale, ainsi que du développement des notes conceptuelles.

La lutte contre les changements climatiques, un défi commun

En lançant ce programme, le directeur de cabinet du ministère de l’Environnement et des Ressources, M.  Kudadze Kodjo, a indiqué que les changements climatiques accentuent la vulnérabilité des populations, les clivages sociaux et, par voie de conséquence, la pauvreté dans les pays les moins avancés et les petits Etats insulaires en développement. A ses dires, la lutte contre la dégradation de l’environnement et, particulièrement, contre les changements climatiques s’érige de plus en plus en un défi de taille contre lequel, individuellement et collectivement, tous les pays ont l’impérieux devoir de mobiliser la pleine mesure de leurs arguments et moyens pour des solutions locales et globales. « Le président de la République a pris bien la juste mesure de la situation et l’a traduite dans la feuille de route gouvernementale Togo-2025, pour des objectifs environnementaux pertinents et ambitieux à atteindre à l’horizon 2025. Aux objectifs de la feuille de route, vient s’ajouter l’ambition décennale qui prévoit la mise en terre, d’ici 2030, d’un milliard de plants pour rehausser, à terme, le taux de couverture forestière », a précisé M. Kodjo. Selon lui, à travers le programme préparatoire d’accès direct, le Togo entend aligner ses engagements de la feuille de route gouvernementale 2020-2025 aux objectifs de développement durable.

Inclusion sociale, durabilité environnementale et croissance économique

De son côté, le représentant-résident de GGGI au Togo, M. Innocent Kabenga, a laissé entendre que, conformément à l’esprit de Rio de Janeiro en 2012, basé sur la croissance verte, GGGI a dédié son temps et ses ressources pour soutenir la transition de ses pays membres vers un modèle de croissance verte en élaboration. Ceci, en mettant en œuvre des stratégies pour simultanément atteindre la réduction de la pauvreté, l’inclusion sociale, la durabilité environnementale et la croissance économique. « Ici au Togo, où nous sommes depuis bientôt 6 mois, le document boussole qui nous guide dans nos discussions et planifications des projets que nous allons mettre en œuvre est la feuille de route nationale 2020-2025. Ce document rime parfaitement avec les trois piliers servant de base à la croissance verte : l’utilisation efficace et efficiente de ressources naturelles, l’inclusion qui est basée sur l’équité et la justice sociale et le développement durable qui minimise les émissions des gaz à effet de serre », a expliqué M. Kabenga

Intervenant depuis Addis Abeba en Ethiopie, le directeur régional du Bureau Afrique-Europe de GGGI, M. Dexippos Agourides, au nom de son directeur général, a exprimé sa gratitude au gouvernement togolais pour avoir facilité le fonctionnement du bureau pays de GGGI, en attendant que le processus d’adhésion du Togo soit formalisé et finalisé. « L’accélération du processus des accords d’établissement de siège pour notre organisation permettra à notre équipe de mieux opérer dans le pays, de s’engager plus facilement avec les autres partenaires œuvrant dans le domaine de la croissance », a-t-il fait comprendre.

GGGI pour soutenir une croissance économique forte, inclusive et durable

Créé en 2012, GGGI est une organisation internationale et intergouvernementale, fondé sur un traité, qui se consacre à soutenir et à promouvoir une croissance économique forte, inclusive et durable dans les pays en développement et les économies émergentes. Il joue un rôle de catalyseur et de facilitateur des membres vers une économie verte. Ses objectifs majeurs concernent l’adoption et la mise œuvre de plans de croissance verte, la mise à disposition de résultats de recherche à l’attention des décideurs et l’engagement du secteur privé dans la mise en œuvre des plans nationaux de croissance verte. GGGI compte actuellement 40 Etats membres.

 

Komla GOKATSE

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