Environnement

La restauration des berges du fleuve Zio lancée pour promouvoir la résilience au changement climatique des communautés côtières au Togo

Mise en terre symbolique d'un plant marquant le début de la restauration des berges.
La restauration des berges du fleuve Zio lancée pour promouvoir la résilience au changement climatique des communautés côtières au Togo

Le sous-projet de restauration des berges du fleuve Zio au niveau des villages de Kpédévikopé et Tohounganoun, dans la commune Agoè-Nyvé 4, est officiellement rentré dans sa phase d’exécution, le vendredi 5 Juillet 2024. Cette activité, une initiative de l’association Reboisons Vite le Togo (RVT), participe à la mise en œuvre du projet « Renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo (R4C-Togo) », porté par le ministère en charge de l’Environnement.

Le président de RVT, M. Sébastien A. Balouki met en terre un plant sous le regard des bénéficiaires.

D’année en année, le littoral du fleuve Zio subit, à chaque saison des pluies, des inondations qui mettent en péril, non seulement les activités de toutes les populations riveraines, mais aussi, et surtout, la faune et la flore de ce cour d’eau. En conséquence, l’on assiste à la disparition des écosystèmes tout le long de ce fleuve. Cette situation est particulièrement ressentie par les populations des villages de Kpédévikopé et de Tohounganou, où la gent féminine est véritablement engagée dans la production maraîchère. Egalement, l’on assiste à la réduction significative des espaces cultivables, voire la disparition des espèces endogènes. Face à tous ces problèmes, l’association Reboisons Vite le Togo (RVT), à travers le sous-projet de restauration des berges du fleuve Zio entend restaurer les berges de ce fleuve et accompagner les femmes maraîchères des villages de Kpédévikopé et Tohounganou dans leurs activités génératrices de revenus.

Porteurs du projet, partenaires techniques et bénéficiaire en photo de famille.

Au lancement de cette activité, le président de RVT, M. Sébastien A. Balouki, a renseigné que la mise en œuvre de ce sous-projet est effective grâce à l’appui technique et financier du Fonds Mondial pour l’Environnement (FEM) et de l’Organisation Mondiale pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Concrètement, selon lui, à travers ce sous-projet, son association entend, en appui avec la population, reboiser plus de 4 ha des berges du fleuve Zio. Cette initiative a aussi pour objectif de « sensibiliser, former les femmes et les jeunes de ces villages sur la gestion durable des ressources naturelles », de « valoriser les espèces à croissance rapide comme les Khaya, Gmelina, Cola gigantea, Senna, Terminalia, pour une mise en défends des berges » et d’« appuyer deux coopératives de femmes et jeunes dans la production maraichère »

Pour la réussite pérenne de ce projet, M. Sébastien Balouki a souhaité de la part des autorités de la commune Agoè-Nyvé 4, une collaboration franche avec des engagements forts, allant dans le sens de la protection de l’environnement, de la gestion durable des écosystèmes et des espaces verts créés dans la localité. « A l’endroit des populations bénéficiaires de Kpédévikopé et Tohounganou, nous souhaitons qu’elles œuvrent pour la bonne réussite de ce projet, en mettant l’accent sur la conservation et la protection des espaces reboisés », a-t-il lancé.

Le représentant du coordonnateur du projet (R4C-Togo) au ministère en charge de l’Environnement, M. Frédérique Kodjo Liassidji ,a indiqué que l’opérationnalisation dudit projet permet à son département d’exécuter l’une de ses missions, celle « de mettre en œuvre la politique de l’Etat en matière de gestion de l’environnement et des ressources forestières et d’élaborer des règles relatives à la sauvegarde et à la protection de l’environnement, à la prévention contre les pollutions et aux nuisances et enfin à la prévention des risques de catastrophes naturelles ».

La cérémonie visant la reconquête des abords de ce cours d’eau a eu lieu en présence des partenaires techniques et financiers, des autorités administratives et traditionnelles de la localité.

Yves T. AWI

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