Le 3e jour du Festival International du Film togolais est consacré à la « Journée Pays Invité d’Honneur », le Sénégal. Occasion pour la délégation de ce pays de mener diverses activités, dont des projections et une masterclass, présence du ministre en charge de la Culture, M. Isaac Tchiakpé.

M. Coly s’exprimant sur la participation du Sénégal à la 9ème FIFTO.
Figure de proue de la cinématographie en Afrique, le Sénégal brille, ces dernières années, sur la scène internationale, à travers des productions qui ravissent le public, avec un accent particulier sur la valorisation de son patrimoine culturel. Fort de ce potentiel, le pays de la Terranga reflète à satiété l’impact qu’aspire la 9ème édition du Festival International du Film du Togo, qui se tient sur le thème « raconter nos réalités : cinéma africain en langues locales et récits du quotidien ». Hier, la « Journée Pays Invité d’Honneur » a permis au Sénégal de partager son expérience avec les festivaliers. A la salle de conférence du CETEF, les activités ont été ouvertes par une projection de deux courts métrages. Le premier, « Destination Sénégal, Terre de Cinéma », a permis au public de voyager à la découverte du mirifique et admirable paysage du Sénégal, son architecture, ses monuments, ses contrées, la diversité de sa richesse culturelle, mais aussi, l’énorme travail abattu par les pionniers du cinéma, la perpétuation de leur héritage et la crème qu’effectue la relève actuel. Le second film, « La mémoire du manguier », plonge dans une intrigue sociale, couronnant l’éducation et les valeurs des peuples endogènes.
Après une découverte de la gastronomie sénégalaise, la journée s’est prolongée avec une masterclass, animée par des réalisateurs et acteurs comme Diomaye Ngoye et Moussa Seye, ainsi qu’un panel autour du thème de ce FIFTO. D’autres projections ont meublé la soirée, notamment « Geej Amul Banxass » du réalisateur Khalifa Bâ, et « La bataille contre l’oubli » d’Abdul Aziz Bass, tous lauréats du Clap Ivoire 2025. Des courts métrages comme « La lutte sénégalaise, le business des muscles » de Babacar Niou, « Une place dans l’avion » d’Alidiatou Sow et « Quand je serai grand » de Mandir Ndoye Thiaw ont permis de ravir le public. La culture sénégalaise s’est faite découverte en music, avec la prestation de Kia Loum, qui a fait chavirer le public.

prestation de Kia Loum.
A l’occasion, le directeur de la Cinématographie et de l’Audiovisuel sénégalais, M. Germain Coly, a réitéré ses remerciements au gouvernement et à l’organisation du FIFTO, pour sa vision qui fait place d’honneur à la coopération, à la coproduction et au partenariat, en tant que de bonnes rampes pour valoriser la culture africaine et rehausser les productions. Il a expliqué que la journée a permis aux professionnels d’échanger et de plancher sur un cadre juridique et un accord de coproduction entre le Togo et le Sénégal, enfin de permettre aux deux pays de travailler pour un développement de la cinématographie. Selon lui, le défi des langues nationales a pour vocation d’exprimer et de sortir la ferveur de ce qui se conçoit véritablement par les peuples. Alors il s’impose de travailler pour mettre en avant les langues et communiquer avec elles. « Aucun pays ne peut partir seul et si les pays africains veulent raconter leurs histoires, ils se doivent d’être ensemble, pour trouver les moyens de financements de leurs cinématographies », a-t-il ajouté.
Mawuto Clairbonheur ADJIGNON
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