L’Association pour le Management des Risques et des Assurances au Togo (AMRAT) a officiellement lancé ses activités, au cours d’une rencontre à Lomé. Axée sur « Banques et assurances africaines à l’épreuve des risques émergents : vers une gestion intégrée et une résilience durable », la réunion a regroupé les acteurs principaux de l’écosystème bancaire, assurantiel, financier et institutionnel, pour des échanges d’expériences en vue d’anticiper sur les risques auxquels font et pourraient faire face les entreprises dans leur management. Ce lancement est couplé de Risque et Résilience Days-Lomé 2026. A terme, l’objectif de l’association est de développer et promouvoir la gestion des risques dans toutes les activités au Togo. L’évènement est organisé en partenariat avec Finconnect, une entreprise de gestion de logicielle de risque.

Le président de la CCI-Togo, Dr Symenouh lors de son intervention.
Les risques qui peuvent peser sur une entreprise sont très variés et forment des menaces pour la réussite et la productivité de chaque société. Les anticiper et mettre en place une politique pour limiter leurs éclatement et conséquences est donc indispensable. Comment faire pour réduire ces dangers et quels outils existent-il pour y parvenir. C’est l’essentiel du débat autour duquel des acteurs des secteurs bancaires, assurantiel et financiers ont échangé à Lomé, à l’occasion du lancement de la plateforme dénommée « Association pour le Management des Risques et des Assurances au Togo (AMRAT). Son ambition est d’anticiper les risques de gestion reposant sur un processus structuré, à savoir identifier les menaces, qu’elles soient financières, opérationnelles ou stratégiques ; évaluer leur probabilité et impact ; mettre en place des actions préventives. Ce qui, selon son président Khalid Yacoubou-Boukari, implique de cartographier les risques, de surveiller des indicateurs clés et d’instaurer une culture de vigilance, souvent en s’appuyant sur des outils de gestion des risques. Pour lui, le risque management existe partout. Et il faut être proactif, en prévoyant un certain nombre de risques, de manière que lorsqu’ils surviennent, l’entreprise puisse y faire face rapidement. A travers ce forum de Risque et Résilience Days-Lomé 2026, AMRAT entend contribuer au déploiement des compétences de risques management dans divers secteurs d’activités et renforcer le positionnement du risque manager en entreprise, afin qu’il devienne un partenaire des processus décisionnels stratégiques. Mieux, faire rayonner la culture de gestion de risque des entreprises dans l’espace francophone, en permettant aux entreprises de travailler et d’investir, avec une meilleure connaissance de la réalité de gestion des risques et des marchés de l’assurance. Il s’agit aussi de faciliter la création et le développement d’associations nationales de risque management. Ceci, de façon à prendre les bonnes décisions et profiter des opportunités.
Structurer la gestion des risques et intégrer les solutions assurantielles
Cette démarche vise à organiser la gestion des risques d’entreprise avec des outils adaptés apparaissant comme une procédure supplémentaire subie, une contrainte et un engagement, une démarche managériale à partager collectivement en interne, pour prévenir des risques émergents tels climatiques, technologiques, géopolitiques, qui exigent des réponses nouvelles, structurées et anticipatives.
Selon le président du Club FrancoRisk, Marc De Pommereau, de pareilles organisations « constituent des espaces d’échanges, de formation, de diffusion des bonnes pratiques et du développement des compétences ».
Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, Dr José Kwassi Symenouh, a salué la naissance de l’AMRAT, qui cherche à professionnaliser et à mutualiser les expertises, à contribuer activement au renforcement de la résilience du tissu économique. Pour lui, le thème de la rencontre est d’une grande pertinence, au regard des réalités actuelles des économies nationales, notamment des TPME, qui font face à de grandes contraintes (accès limité au financement, volatilité des marchés, instabilité des chaines d’approvisionnement, chocs climatiques). C’est pourquoi il a félicité l’association, pour son rôle stratégique dans l’accompagnement des entreprises à acquérir une meilleure compréhension des risques auxquels elles s’exposent, à structurer les dispositifs de gestion des risques et à intégrer les solutions assurantielles. Il a rassuré que la Chambre poursuivra sa contribution, pour améliorer le climat des affaires, renforcer la compétitivité et la résilience des entreprises. Ceci, par une bonne appropriation des outils de gestion des risques, condition indispensable à la pérennité et à la croissance des activités économiques. Il a insisté sur trois axes fondamentaux, à savoir la réflexion stratégique pour protéger des solutions innovantes adaptées aux réalités locales, la formation afin de renforcer les compétences en gestion des risques assurantiels et le réseautage pour bâtir un écosystème solide.
Zeus POUH-PEKA
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