Mlle Sandrine Adjoa-Sika (au milieu) reçoit le trophée de Grand Orateur du Togo

11ème édition des Joutes Verbales Francophones : Mlle Sandrine Adjoa-Sika Agbo championne 

L’éloquence et la rhétorique ont connu leurs belles envolées, samedi 11 juillet 2026, à l’Institut Français de Lomé, à l’occasion de la grande finale de la 11ème édition des Joutes Verbales Francophones (JVF). Organisées par l’association Jeunesse Unie pour une Nouvelle Afrique (JUNA), sous le thème « Rassembler les talents, protéger la pensée et transformer la société », les joutes ont permis aux candidats en lice pour le titre de Grand Orateur du Togo, de démontrer sur la scène Jimi Hope l’étendue de leurs talents. Après deux rounds âpres, le jury a sacré Mlle Sandrine Adjoa-Sika Agbo, championne.

Les lauréats posent pour la postérité

Laisser les mots voltiger et exprimer les tréfonds de la pensée, mais, laisser surtout les mots exprimer un idéal. L’idéal de construire l’Afrique grâce à des confrontations d’idées qui se structurent dans l’exaltation de l’art oratoire. C’est à cela que s’évertue, les Joutes Verbales Francophones. Cette balade dans l’immersion totale de la rhétorique qu’organise l’association Jeunesse Nouvelle pour une Nouvelle Afrique (JUNA), a connu, samedi dernier, l’épilogue de sa onzième édition avec la grande finale disputée sur la scène Jimi Hope de l’Institut Français de Lomé.

Pour cette édition, la finale des JVF a changé de format, passant de quatre finalistes à huit qui se sont présentés prestes et pleins d’entrain devant le jury qui devait jauger leurs maestrias du verbe ainsi que leurs présences scéniques. Le premier round a simulé la présentation d’un projet présidentiel. Bien que le Togo ait tourné la page des élections présidentielles, les prétendants au titre de Grand Orateur du Togo ont été placés dans la posture de candidats à la magistrature suprême. Il leur a été demandé de porter une vision, de défendre un projet de société et d’incarner une parole de responsabilité, de rassemblement et de leadership autour du thème « Rassembler les talents, protéger la pensée et transformer la société ».

Après cet exercice, le jury a eu la lourde charge d’écarter quatre candidats, afin de permettre aux quatre meilleurs d’accéder à la seconde phase. Ce round était le clou du spectacle, là où les candidats devaient faire jaillir les étincelles avec leurs éloquences et en faire des feux d’artifices grâce à leurs rhétoriques, le tout dans un format d’un débat présidentiel.  Débattre, oui, mais convaincre, aussi bien le jury que le public qui s’extasiait devant les envolées lyriques.

Après près de trois quart d’heure d’échanges, il a été demandé une fois de plus au jury de statuer et de faire tomber le couperet de son verdict, auquel il fallait adjoindre les considérations du vote du public. Huit prix ont été décernés au cours de la soirée. Ainsi, le premier prix, le Trophée Pleza Dadja du Grand orateur du Togo a été décerné à Mlle Adjoa-Sika Sandrine Agbo.

L’oratrice a réalisé le triplé en remportant respectivement le Trophée Joseph Koffigoh, Voix du Commun ainsi que le Trophée Voix Ébène. M. Apogée Mounir Affo, a été sacré Dauphin Grand Orateur, alors que le prix du Mérite du Fair-Play est allé à Agakpe David Kakanou. Le Mérite de l’amitié a été octroyé à Jessica Krata, la Voix du Cœur à Bright Kebelou tandis que Rodrigue Sokegbe est accrédité Révélation de l’année. Une remise d’attestations aux coachs a été l’autre pan des distinctions de la soirée.

Représentant le ministère de la Culture, M. Ayikoue Adamah, a félicité l’initiative de ces joutes verbales qui offrent l’opportunité d’amener la jeunesse à faire preuve de la variable des traits d’esprit qui honorent la pensée critique et constructive. Il a félicité les lauréats et exprimer son vœu de voir la compétition créer encore plus d’émulations aux prochaines éditions.

Pour sa part, le promoteur de l’évènement, M. Frédéric Tsatsu, a expliqué que cette édition des Joutes Verbales et Francophones a été une épreuve de vision et de responsabilité qui, au-delà de célébrer l’éloquence, a demandé aux candidats de prouver leurs capacités à porter une pensée, une vision nationale et un engagement citoyen. Selon lui, c’était une occasion pour la parole de devenir une vision, et la vision d’être un engagement. Le tout dans une soirée-spectacle, célébrant le débat républicain, éducatif et structuré.

Mawuto Clairbonheur ADJIGNON

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