World Nuclear Symposium 2026 à Londres : Faure Gnassingbé place le Togo au cœur du développement nucléaire africain

A Londres pour le World Nuclear Symposium 2026, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a plaidé, le 10 septembre 2026, pour un « véritable partenariat » avec l’Afrique en matière du nucléaire. Il a annoncé l’adhésion du Togo à l’objectif « tripler la capacité nucléaire mondiale d’ici 2050 » et la tenue à Lomé, du 1er au 3 juin 2027, de la 3e édition du Nuclear Energy Innovation Summit for Africa (NEISA). « L’Afrique ne demande pas simplement une technologie, elle demande un partenariat », a-t-il souligné dans un important discours.

Lisez plutôt :

Discours du Président du Conseil à l’occasion du World Nuclear Symposium 2026

Mesdames et messieurs ;

Je voudrais tout d’abord remercier Docteur Sama Bilbao Y Leon (Directrice générale de l’Association nucléaire mondiale) pour l’invitation qui nous a été adressée.

Je voudrais également saluer Monsieur Arsenio Dominguez, Secrétaire général de l’Organisation maritime internationale, ainsi que Leurs Excellences, les Représentants des Gouvernements et les membres du Corps diplomatique.

Mesdames et Messieurs,

Le thème du symposium de cette année, « De l’ambition à l’action », reflète l’élan mondial en faveur du nucléaire et la reconnaissance croissante du fait que l’énergie nucléaire a un rôle important à jouer dans le renforcement de la sécurité énergétique, la réduction des émissions et le soutien à la croissance économique. 

Mais, comme cela a été justement souligné, l’ambition à elle seule ne suffit pas. Le monde doit construire, financer, réglementer et concrétiser. Pour l’Afrique, cette transition est particulièrement importante. Le continent a d’immenses besoins de développement et d’industrialisation, d’amélioration des systèmes de santé, ainsi que de développement du numérique et, plus largement, de ses infrastructures. 

Tous ces progrès nécessitent une énergie fiable et disponible en quantité croissante. Les technologies nucléaires, notamment les petits réacteurs modulaires et les microréacteurs, peuvent offrir des solutions énergétiques adaptées au contexte africain. À ce titre, l’Afrique ne demande pas simplement une technologie. Elle demande un véritable partenariat. L’Afrique offre un marché et une vision de son propre avenir énergétique. À ce propos, je voudrais rappeler ce que nous avons partagé lors de NEISA 2026 à Kigali. 

Le Togo, mon pays, a choisi d’engager sa préparation à l’utilisation de la science et de la technologie nucléaires dans le cadre de son développement et de sa sécurité énergétique. Nous comprenons qu’un développement nucléaire responsable commence bien avant la construction du premier réacteur. Le Togo est membre de l’AIEA depuis 2012 et nous avons progressivement renforcé notre cadre national pour l’utilisation sûre et pacifique des technologies nucléaires. En janvier 2025, nous avons créé notre Commissariat à l’énergie atomique. Plus récemment, nous avons signé un nouveau cadre de coopération avec l’AIEA. Dans le même temps, nous évaluons les technologies susceptibles de répondre à nos besoins futurs, ainsi que les partenariats et mécanismes de financement nécessaires. 

Le succès du déploiement de l’énergie nucléaire dépendra d’institutions solides, d’une main-d’œuvre qualifiée, d’un système réglementaire prévisible et de la confiance du public, d’une forte participation industrielle et du financement. Or le financement reste l’un des défis les plus importants du déploiement nucléaire en Afrique. Les projets nucléaires exigent des investissements considérables sur le long terme et des structures de financement capables de gérer les risques sur plusieurs décennies.

L’environnement financier international évolue, ce qui crée une opportunité importante. Mais nous devons maintenant passer des recommandations à la mise en œuvre. 

Le Nuclear Energy Innovation Summit for Africa, organisé plus tôt cette année, a été accueilli par le Rwanda pour sa deuxième édition. Ce forum a montré que le débat nucléaire en Afrique avait atteint un nouveau niveau, en passant des discussions aux questions pratiques. La question est donc : comment transformer l’ambition nucléaire de l’Afrique en une réalité d’investissement et de développement ? Pour franchir l’étape suivante, j’ai l’honneur d’annoncer que le Togo accueillera la prochaine édition en 2027, à Lomé, du 1er au 3 juin. Il s’agira de la troisième édition de NEISA. Nous considérons ce passage de Kigali à Lomé comme bien plus qu’un simple changement de ville ou de lieu : il représente la continuité, le partenariat et l’élargissement de la dynamique nucléaire africaine. Nous avons l’occasion de faire en sorte que le prochain chapitre de la renaissance nucléaire mondiale soit aussi celui de l’industrialisation, de l’innovation et du développement de l’Afrique. 

Avant de conclure, je souhaite annoncer l’adhésion de mon pays, le Togo, à la

Déclaration visant à tripler la capacité nucléaire mondiale d’ici 2050, lancée à la COP28. Je vous remercie une nouvelle fois de votre aimable attention, et je me réjouis de vous retrouver tous à Lomé l’année prochaine, du 1er au 3 juin, pour la troisième édition de NEISA. 

Je vous remercie.

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