Financement des projets : La BIDC injecte 390 millions USD pour booster l’Afrique de l’Ouest

Réuni à Lomé, le 28 septembre 2026, pour le compte de sa 101e session ordinaire, le Conseil d’Administration de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a approuvé quatre opérations de financement d’un montant cumulé de 390 millions de Dollars américains. Des investissements stratégiques destinés à soutenir l’énergie, les mines, les transports et l’agriculture intelligente face au climat.

Les administrateurs de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) ont donné leur approbation à plusieurs projets à fort impact économique et régional. Les principales opérations se présentent comme suit : Au Ghana, deux opérations majeures ont été approuvées. La première porte sur une facilité de 50 millions USD en faveur de MOSL Limited, destinée à soutenir l’approvisionnement en produits pétroliers. La seconde, d’un montant de 230 millions USD, est accordée à Azumah Resources Ghana Limited pour accompagner le développement du projet aurifère Black Volta. Ce financement vise, notamment à favoriser la création de valeur au niveau local et à stimuler l’activité économique.

Au Nigeria, la BIDC a approuvé une facilité de 100 millions USD destinée à l’acquisition de matériel roulant et d’équipements d’exploitation dans le cadre de la deuxième phase du projet de chemin de fer à voie normale Kano-Maradi. L’opération devrait contribuer au renforcement des liaisons de transport, à la facilitation des échanges commerciaux et à l’amélioration de la mobilité.

Une quatrième opération, d’un montant de 10 millions USD, bénéficiera au Ghana, au Sénégal et au Togo. Elle permettra de soutenir la phase pilote de l’Initiative ouest-africaine pour une agriculture intelligente face au climat (WAICSA). L’objectif est de promouvoir des pratiques agricoles plus résilientes et d’élargir l’accès au financement au profit du secteur agricole.

Des investissements pour le développement régional

Commentant ces approbations, le président de la BIDC, Dr George Agyekum Donkor, a souligné que ces investissements traduisent la volonté de l’institution de financer des projets susceptibles de générer des retombées économiques et sociales concrètes. Selon lui, les opérations approuvées devraient contribuer au soutien des activités productives, au renforcement des chaînes de valeur régionales, à la facilitation des échanges commerciaux, ainsi qu’à la création de nouvelles opportunités pour le secteur privé et l’emploi.

Ces nouveaux financements s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie de Croissance, de Résilience et d’Optimisation (GRO) 2026-2030 de la BIDC. Ils contribuent également à la réalisation de plusieurs Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment l’ODD 1 relatif à l’élimination de la pauvreté, l’ODD 2 consacré à la faim « zéro », l’ODD 8 sur le travail décent et la croissance économique, l’ODD 9 portant sur l’industrie, l’innovation et les infrastructures, ainsi que l’ODD 13 relatif à la lutte contre les changements climatiques. A travers ces investissements dans l’agriculture, l’énergie, les infrastructures de transport, le secteur minier et les initiatives liées à la résilience climatique, la BIDC entend poursuivre son appui aux projets susceptibles de renforcer l’intégration régionale et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations ouest-africaines.

La BIDC en bref

La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) est l’institution de financement du développement des quinze Etats membres de l’Afrique de l’Ouest, basée à Lomé, au Togo. Elle finance des projets et programmes de développement dans plusieurs domaines, notamment les infrastructures et les services sociaux de base, le développement rural et l’environnement, l’industrie, ainsi que les services sociaux. Ses interventions s’effectuent à travers ses guichets dédiés aux secteurs public et privé, sous diverses formes, notamment des prêts à court, moyen et long termes, des prises de participation, des lignes de crédit, des accords-cadres de refinancement, ainsi que des opérations d’ingénierie financière et des services connexes.

Avec ces 390 millions USD, la BIDC confirme son rôle de catalyseur du développement. Au-delà des chiffres, ce sont des emplois, une meilleure sécurité énergétique et alimentaire, ainsi qu’une intégration régionale renforcée qui se dessinent pour des millions d’Ouest-Africains.

Bernadette GNAMSOU

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