Deuxième session ordinaire de l’année :  Les sénateurs appelés à en faire un temps de maturité démocratique

Le Sénat a ouvert, le 1er octobre 2026, à son siège, à Lomé, sa deuxième session ordinaire de l’année, conformément aux dispositions de l’article 12 alinéa 2 de la Constitution. Placée sous la direction du président de l’institution, Barry Moussa Barqué, l’ouverture de cette session principalement budgétaire s’est déroulée, en présence du président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, des membres du gouvernement et du corps diplomatique.

Les sénateurs à l’ouverture de la session

Le système bicaméral s’est solidement ancré au Togo avec une collaboration dynamique entre l’Assemblée nationale et le Sénat. C’est dans ce sens que la deuxième Chambre du Parlement a solennellement ouvert, le 1er octobre 2026, à Lomé, sa deuxième session ordinaire de l’année, conformément au calendrier dicté par la Ve République, qui fixe cette rentrée de plein droit au premier jeudi du mois d’octobre. Cette rentrée parlementaire ouvre une nouvelle phase de travail pour les sénateurs, appelés à consolider les acquis et à approfondir leur contribution à la gouvernance.

A l’ouverture, le président du Sénat, Barry Moussa Barqué, a félicité les sénateurs pour le travail abattu au cours des dernières sessions. Il a rappelé aux sénateurs qu’ils sont dans cet hémicycle pour enrichir l’écoute des territoires. « Ces territoires nous parlent par leurs besoins, leurs espérances et parfois par leur impatience. Notre mission est de porter leurs voix. Le Sénat doit recueillir leurs préoccupations, les écrire et les traduire en propositions utiles à la nation », a-t-il indiqué. Il a laissé entendre que les travaux déjà accomplis témoignent de la place singulière du Sénat dans cette œuvre commune.

Bilan législatif

Revenant sur les acquis des sessions précédentes, M. Barqué a mis en exergue les résultats obtenus, témoignant de l’efficacité de l’institution. Il a également souligné l’importance des travaux menés par les sénateurs. Selon lui, la première session ordinaire a permis l’adoption de six textes majeurs, tandis que la première session extraordinaire en a ajouté quatre. « Dix textes, une même ambition : rendre l’action publique plus protectrice, plus accessible et plus sûre. Mais, notre mission ne s’arrête pas avec le vote. La loi adoptée doit devenir une loi vécue. Elle doit vivre dans nos administrations, agir dans nos collectivités territoriales, guider nos juridictions et surtout améliorer la vie quotidienne des Togolais », a-t-il rappelé.

Une session axée sur le budget

Le président de la deuxième Chambre du Parlement a laissé entendre que la session qui s’ouvre sera principalement budgétaire. A son avis, elle devra s’inscrire dans l’ambition portée par le Président du Conseil et dans les orientations de la feuille de route gouvernementale 2026-2031, à savoir : protéger, rassembler et transformer. Il a appelé à un examen rigoureux du budget, pour soutenir la viabilité des finances publiques et garantir que chaque dépense réponde à une priorité géographique et sociale. « Le Sénat restera attentif à la soutenabilité des finances publiques et aux résultats attendus de chaque dépense », a-t-il martelé. Il a exhorté les sénateurs à faire preuve d’assiduité, de maturité démocratique et de fraternité dans les débats, tout en renforçant la complémentarité entre le Sénat, l’Assemblée nationale et le gouvernement.

Firmin DEFALEONA

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