Santé

Un bloc pédiatrique inauguré au centre de santé mentale Paul-Louis-Renée à Lomé

La directrice du CSM-PLR, Sr Isabelle Aziablé précise l'objectif de la construction du bloc pédiatrique
Un bloc pédiatrique inauguré au centre de santé mentale Paul-Louis-Renée à Lomé

Le bloc pédiatrique du Centre de Santé Mentale Paul-Louis-Renée (CSM-PLR) à Kégué-Kélégougan, à Lomé, a été inauguré, le 10 octobre 2023. Cette manifestation se situe dans le cadre de la journée mondiale de la santé mentale qui a lieu, chaque 10 octobre, et dont le thème de l’édition de cette année est : « La santé mentale est un droit humain universel ». La construction de cette unité pédiatrique va permettre de garantir une santé mentale positive aux enfants qu’elle accueille.

L’étape de la coupure du ruban suivie de la découverte de l’infrastructure

Après dix ans de prestations, le centre de santé mentale Paul-Louis-Renée (CSM-PLR) agrandit ses infrastructures. Il vient d’inaugurer, le 10 octobre 2023, un bloc pédiatrique composé de deux cabines, dont une pour les filles et l’autre pour les garçons et d’une salle polyvalente. L’infrastructure a été entièrement financée par l’ONG Enfance Espoir, basée en France, pour un coût total de 17. 975. 073 FCFA (dix-sept millions neuf cent soixante-quinze mille soixante-treize FCFA), dont 13.928.102 FCFA (treize millions neuf cent vingt-huit mille cent deux francs CFA) pour la réalisation de l’immeuble et 4.046.971 FCFA (quatre millions quarante-six mille neuf cent soixante-onze) pour l’achat des matériels, des équipements et des consommables médicaux.

La directrice du CSM-PLR, Sr Isabelle Adzovi Koli Aziablé, a renseigné que le centre n’offre pas que des soins de psychiatrie dédiés à la santé mentale, mais il inclut d’autres spécialités telles que la médecine générale, la neurologie, la psychologie, la cardiologie, des analyses médicales, ainsi que des activités de réinsertion sociale. Ce qui fait que le centre est confronté, par moment, au manque de salle pour isoler les enfants et ces derniers se retrouvent finalement dans la même salle que les patients psychotiques ou encore les sujets souffrant de troubles liés à la consommation de substances psychoactives (SPA). « Ce fait, nous le jugeons dangereux dans tous les sens pour les enfants », a-t-elle souligné. Pour elle, l’objectif visé, en construisant ce bloc, est de sauvegarder la santé mentale des enfants admis dans ce centre.

La sœur Confort Amuzu a remercié, au nom de la Supérieure générale de l’Institut des Sœurs Hospitalières de Notre Dame de Compassion (ISHNDC), l’Institut de tutelle du CSM-PLR, le bailleur pour la confiance et l’entreprise ARMEST-PLUS pour la rapidité et la qualité des travaux lancés, le 24 mai dernier. « Ce bloc est construit pour accueillir et bien servir tout enfant qui bénéficiera de nos prestations », a-t-elle souligné.

Pour le délégué superviseur de l’ONG Enfance Espoir au Togo, M. Bruno Suka, ce projet a permis d’expérimenter, encore une fois, la puissance de la prière et la détermination dans la réussite de tout projet. « A la demande d’agrandir le centre de santé CMS PLR, quelques membres du conseil d’administration émirent une certaine réserve. Mais l’expérience humanitaire sur le sol togolais, depuis 1998, et la détermination de sœur Isabelle Aziablé ont fini par persuader les membres de l’ONG que les enfants de Lomé et leurs parents devaient absolument bénéficier d’un nouvel accueil au sein de ce centre », a-t-il indiqué. Il a confié que la beauté d’un établissement de soins de santé ne dépend pas de sa grandeur, mais plutôt, des soins prodigués et des guérisons opérées, tout en conviant le personnel et les usagers à prendre soin du joyau, un vœu cher à l’ONG.

Pour marquer la journée mondiale de la santé mentale, le CSM-PLR offre trois jours de soins gratuits à la population.

La santé mentale est un « état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté » selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Françoise AOUI

 

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