Santé maternelle et infantile : L’Hôpital Mère-Enfant du Togo inauguré à Amou-Oblo
« Aucune femme ne doit perdre la vie en donnant la vie ». Cet engagement du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, de consolider le droit de vivre de la mère et de la femme qui veut donner la vie, à travers l’implantation des centres spécialisés dans le pays, se concrétise sur le terrain. Le premier hôpital Mère-Enfant du Togo a été inauguré, samedi 16 mai 2026, à Amou Oblo, dans la région des Plateaux. L’infrastructure sanitaire, entièrement dédiée à la santé maternelle et infantile, vise à rapprocher les soins spécialisés des populations. La cérémonie d’inauguration, présidée par le ministre en charge de la Santé, Jean-Marie Koffi Tessi, a réuni députés, sénateurs, autorités administratives, sanitaires, militaires et traditionnelles de la région, ainsi que des partenaires techniques et financiers du projet, des ambassadeurs et autres personnalités.

Depuis quelques années maintenant, le Gouvernement, sous le leadership du Président du Conseil, a élevé au rang des priorités nationales, la santé de la mère et de l’enfant. Dans cette dynamique, après la Campagne pour l’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMMA) avec l’instauration de la gratuité de la césarienne dans les structures publiques, le Gouvernement a lancé, en 2021, le projet Wézou pour la prise en charge gratuite des soins essentiels au profit de la femme enceinte, depuis la première consultation prénatale jusqu’à après l’accouchement. Au-delà, en 2024, il a instruit pour que soient rajoutés à ces soins de base, la prise en charge gratuite du groupage rhésus, de la Numération Formule Sanguine (NFS) et de l’échographie.
Toujours dans cette lignée, le projet de construction des centres modernes de soins Mère-Enfant a été initié pour renforcer les initiatives dans le domaine. Ce projet, mis en œuvre par l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM), est également conçu pour contribuer à l’atteinte des objectifs de la feuille de route gouvernementale et traduire la vision du Président du Conseil, celle de garantir à chaque citoyen un accès équitable aux soins et services de santé.

Selon le directeur général de l’INAM, Justin Tchilabalo Pilanté, le projet de construction « Hôpital Mère-Enfant du Togo » envisage d’implanter des centres modernes de soins à travers le pays. Ces centres sont en cours de finalisation à Togblékopé (dans le Grand Lomé), Guérin-Kouka (dans la région de la Kara), Sotouboua (région Centrale), Anié et Amou-Oblo (région des Plateaux). Le sixième centre prévu dans la région des Savanes devant suivre ultérieurement. L’Hôpital Mère-Enfant du Togo à Amou-Oblo, dit-il, est construit sur une superficie totale de 7 090 m2, dont 2 170 m2 de surface bâtie, incluant les bâtiments utilitaires. Il a une capacité de cinquante et un (51) lits et dispose de deux (2) blocs opératoires ultramodernes. Les services offerts comprennent : Gynécologie-obstétrique, pédiatrie, chirurgie pédiatrique, maternité, néonatologie, réanimation, urgences, imagerie médicale (radiologie, scanner, échographie) et biologie médicale (hématologie, biochimie, parasitologie, bactériologie, virologie, immunologie), hospitalisation, morgue. Le projet est conçu sur un modèle innovant de partenariat public-privé, impliquant la famille royale des Emirats Arabes Unis et ROK Development, une société de droit néerlandais.
Réponse de l’Etat aux besoins précis des populations
« En réalité, nous inaugurons ici la consolidation du droit de vivre de la mère, de la femme qui veut donner la vie. Nous renforçons le cadre pour que nos enfants, les enfants de la République naissent dans de meilleures conditions et dans des mains expertes », a laissé entendre le ministre Jean-Marie Koffi Tessi de la Santé. Selon lui, l’hôpital Mère-Enfant du Togo à Amou Oblo est la réponse de l’Etat aux besoins précis des populations. Il est la démonstration de cette gouvernance voulue et imprimée par la Président du Conseil, une gouvernance fondée sur des résultats concrets, des résultats impactants pour les concitoyens à la base. Le ministre a invité la population à prendre soin de l’ouvrage en toutes circonstances et à en faire un bon usage.
Au nom des bénéficiaires, le député-maire d’Amou 2, Meyebinesso Kwamé Gnassingbé, a témoigné sa reconnaissance au Président du Conseil pour sa détermination et son engagement en faveur du bien-être de la population togolaise. Il faut noter que le Togo se modernise et se transforme de plus en plus avec le développement d’infrastructures de pointe qui permettent une transformation progressive de l’économie et des améliorations continues des conditions de vie de la population togolaise.
Pour garantir la pleine participation de chacun à l’animation de la vie socio-économique, le pays modernise son système de couverture sanitaire sur les plans de la demande et de l’offre pour en assurer des services de santé de qualité accessibles à tous les Togolais. Ainsi, sur le plan de la demande, l’opérationnalisation de l’Assurance Maladie Universelle (AMU), en 2024, marque un tournant historique qui révolutionne le domaine de la santé des populations avec une protection plus élargie et plus accrue contre les risques de maladie.
Cette assurance maladie, important mécanisme de mutualisation et de solidarité nationale, mise en œuvre par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM), s’étend depuis deux ans à grande vitesse à toutes les catégories socioprofessionnelles du pays. Sur le plan du renforcement de l’offre des services de santé, la rénovation et l’équipement des structures sanitaires, la construction et l’équipement de nouvelles structures, le recrutement massif du personnel médical et paramédical sont constatés sur l’ensemble du territoire.
Par ailleurs, sur ce plan, le pays fait la référence, aujourd’hui, avec l’hôpital de référence de niveau 4 « Dogta Lafiè », équipé d’un plateau technique capable d’accueillir des opérations médicales très pointues.
Komla GOKATSE