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Evala 2018: Le chef de l’Etat assiste à la danse rituelle  à Pya-Hodo et à Tcharè

les danseurs
Evala 2018: Le chef de l’Etat assiste à la danse rituelle  à Pya-Hodo et à Tcharè

Les lutteurs et leurs cadets, les encadreurs, les supporters et admirateurs du spectacle qu’offrent les danses rituelles, de Pya-Hodo ont une fois encore été respectés, ce lundi 9 juillet.

Intimement attaché aux valeurs culturelles, le chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé était au revdez-vous à ce spectacle impressionnant de danse rituelle des Evalas. Arrivée  sur les lieux de la manifestation, sur  la place du marché de Pya-hodo à 13 heures 30mn, il y a été accueilli par le préfet de la Kozah, col Bakali Bagoubadi, en présence des chefs traditionnels et des autorités qui l’ont salué, avant qu’il ne s’installe.

Pendant près d’une heure d’horloge, le président Faure Gnassingbé a admiré cette démonstration de danse. Saupoudrés de talc, sur des corps aux muscles saillants, les lutteurs ont fait vibrer leur poitrine aux rythmes de chants, de flutes, de castagnettes et de rugissement. A travers cette danse ils expriment leur bravoure et leur capacité à défendre la cité, au péril de leur vie. En réalité, cette danse intègre le jeune lutteur dans sa société, en faisant son éloge pour le grand bonheur de sa famille et de son clan. Elle galvanise le lutteur, lui donne la confiance et le revitalise pour affronter l’adversaire. Les mêmes prestations ont également eu lieu dans les cantons de Tcharè, Soumdina.

Le canton de Tchitchao a livré aussi ce lundi 9 juillet, son verdict des luttes traditionnelles Evala. Cette première finale de l’édition 2018 s’est déroulée à l’école primaire publique de la localité où le président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé est arrivé aux environs de 9h 30 mn. Il y a été accueilli par les chefs traditionnels, les cadres du milieu dans une ambiance bien nourrie des supporters et encadreurs des Evala et des groupes de femmes. Le chef de l’Etat s’est installé ensuite sous l’appâtâmes dressé pour la circonstance, après avoir salué les autorités présentes sur les lieux. Avant que le signal des empoignades ne soit donné par l’arbitre du jour, le président Faure Gnassingbé a  eu droit aux prestations d’honneur de la part des danseurs des deux camps, venu lui témoigner leurs reconnaissances pour sa politique de revalorisation des us et coutumes.

Dans l’arène, la coalition Bou-Fatou s’est mesurée à celle de Kigbèleng-Lohou-Azé. D’entrée, les Evala de Kigbèleng-Lohou-Azé se sont illustrés en enregistrant les deux premières victoires. Mais rapidement les Evala de Bou-Fatou vont corriger le tir, enchainant, du coup,  victoire sur victoire.Cette supprématie sera maintenue pendant toute la confrontation.Celle-ci  a connu des moments palpitants faits de revirements de situations, des émerveillements et des surprises. Des situations que des milliers de spectateurs, parmi lesquels de nombreux  touristes, n’ont pas voulu se faire conter. C’est en réalité cette  ambiance partagée, teintée de retrouvailles et le devoir de perpétuer la tradition, qui constituent, chaque année,  le déclic chez les filles et fils du pays Kabyè pour le retour au bercail, en ce mois de juillet.

A l’issue des empoignades, c’est la coalition Bou-Fatou qui a largement dominé les débats, en gagnant par 58 points contre 37 au niveau des Evala.

Le canton de Pya a connu, également, hier, une phase préliminaire. Elle a opposé les Evala deGnama qui ont dominé ceux Kioudè sur un score de 16 contre 10. C’était en présence du chef de l’Etat.

Les luttes Evala se poursuivent aujourd’hui avec la finale dans le canton de Yadè et des quart de finale à Pya ainsi que des préliminaires dans les autres cantons.

Jules LEMOU

Yves T. AWI

 

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