La session préparatoire de la réunion ministérielle sur la sécurité nationale et la protection des réfugiés ouverte

En prélude à la réunion ministérielle du dialogue régional sur la sécurité nationale et la protection des réfugiés du 11 septembre 2026, une session technique préparatoire a ouvert ses travaux, le mercredi 9 septembre 2026, à Lomé. Elle est destinée à examiner les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Déclaration de Lomé, évaluer les difficultés et identifier les mesures permettant d’accélérer la mise en application des engagements. Les Etats parties ainsi que le HCR y prennent part.

Une vue des délégations

La situation sécuritaire dans le Sahel a engendré des flux de réfugiés vers les pays côtiers du Golfe de Guinée. Face à cette crise humanitaire, le dialogue de Lomé, ayant abouti à une déclaration, en 2025, a été suscité, en 2024, entre les gouvernements, les communautés et des partenaires pour protéger les personnes contraintes de fuir, renforcer leur résilience et trouver des solutions durables.

Afin de faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la conférence ministérielle de 2025, des experts préparent, depuis le 9 septembre 2026, une session ministérielle du dialogue régional sur la sécurité nationale et la protection des réfugiés. Les travaux de deux jours des techniciens servent à faire le bilan des avancées accomplies dans l’exécution des recommandations du dialogue, à identifier les difficultés rencontrées, à consolider les acquis et à partager les bonnes pratiques. Cet exercice a pour but de mobiliser un soutien renforcé des partenaires stratégiques, techniques et financiers et de dégager des mesures concrètes à même d’accélérer les politiques communes. Il permettra aussi d’examiner et de finaliser les accords tripartites entre le Burkina Faso, les différents pays d’accueil des déplacés et le HCR. Outre les présentations-bilan, les experts traiteront également de l’inclusion réelle des réfugiés : accès aux services, autonomie, moyens de subsistance et opportunités économiques.

Au lancement de la session préparatoire, le secrétaire général du ministère de la Sécurité, commissaire divisionnaire de Police, Hodabalo-Pitemniwé Kadja, a indiqué que cette rencontre vise à faire en sorte que la réponse sécuritaire et la réponse humanitaire se renforcent mutuellement. « Cela suppose de renforcer la confiance entre les forces de sécurité et les populations, d’améliorer la circulation de l’information, de prévenir les risques d’exploitation et de criminalité, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux et des principes de protection », a-t-il déclaré. Selon lui, la Déclaration de Lomé a engrangé des avancées majeures avec l’élaboration de la stratégie sous-régionale de protection qui s’articule autour du renforcement des systèmes d’asile, du développement local et de l’inclusion des réfugiés dans les pays d’accueil, du rapatriement volontaire et de l’intégration durable.

Un autre pan des participants

Passer des engagements aux résultats concrets

Pour le directeur régional adjoint du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR), « en deux ans, le Dialogue de Lomé s’est affirmé comme une plateforme régionale importante de coopération sur les déplacements forcés dans le Sahel et le Golfe de Guinée. Mais sa véritable valeur ne réside pas seulement dans la qualité du dialogue que nous avons réussi à créer. Elle réside dans notre capacité à faire quelque chose de ce dialogue ». Il s’agit donc de passer des engagements et des cadres de concertation à des résultats concrets pour réduire de moitié, à l’horizon 2035, le nombre de réfugiés vivant dans des situations prolongées et dépendant de l’aide humanitaire, et d’élever les systèmes nationaux d’asile et de protection.

L’objectif phare de la réunion ministérielle du dialogue est de renforcer l’engagement politique et la coopération sous-régionale entre les Etats parties. Elle validera les premiers résultats par pilier de la stratégie sous-régionale pour donner une impulsion politique à des priorités transversales. Elle représentera une nouvelle étape importante, avec la signature des accords tripartites, l’adoption du communiqué des Etats membres du Dialogue et les réflexions consacrées au 75e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, pierre angulaire du régime international de protection.

Le Niger et le Mali dont les dynamiques de déplacement forcé sont directement liées à la crise au Sahel et aux flux vers le Golfe de Guinée y prennent part en qualité de pays observateurs aux côtés du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo, pays d’accueil.

Zeus POUH-PEKA

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