Concours d’entrée à l’Infa de Tové promotion 2026-2027 : 638 candidats compétient pour la future élite agropastorale du Togo
Le concours d’entrée à l’Institut National de Formation Agricole (INFA) de Tové a officiellement démarré, le 9 septembre 2026, dans les cinq régions du pays. Organisées sur deux jours, les épreuves écrites mobilisent des centaines de candidats sur toute l’étendue du territoire national, sous la supervision conjointe des ministères de l’Agriculture, de l’Education et de l’Enseignement supérieur, bien décidés à former la future élite du monde agropastoral.

La délégation ministérielle exhorte les candidats à donner le meilleur d’eux-mêmes.
C’est parti pour le concours d’entrée à l’Institut National de Formation Agricole (INFA) de Tové. Lancées officiellement, le 9 septembre 2026, à Lomé, les épreuves écrites ouvrent la session académique 2026-2027 et mettent les candidats à l’épreuve pour décrocher leur place au sein de l’établissement. Pour cette session 2026-2027, au total 638 candidats, dont 94 filles et 544 garçons, prennent part au concours dans les cinq centres d’écrit retenus, à savoir : Lomé, Kpalimé, Sokodé, Kara et Dapaong.
Prévu sur deux journées, les 09 et 10 septembre 2026, ce concours retient l’attention des autorités qui se sont rendues dans les centres d’écrit pour constater de visu le bon déroulement des épreuves et la bonne organisation. Sur place, la délégation composée de représentants officiels du ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, du ministère de l’Education nationale, ainsi que du ministère délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a rassuré les candidats par des paroles bienveillantes : « Chacun n’a qu’à donner le meilleur de lui-même pour qu’à la fin le succès soit au rendez-vous ».
L’équipe gouvernementale a réaffirmé sa pleine confiance en la jeunesse togolaise, considérée comme un véritable levier du développement agricole. Cette démarche traduit la parfaite coordination des secteurs éducatifs et agricoles pour bâtir un capital humain qualifié.
Rappelant l’objectif à long terme de cette formation, le directeur de cabinet du ministère chargé de l’Agriculture, M. Dindiogue Konlani, a dit : « Nous formons des étudiants sur trois ans, dans les deux cycles, à savoir : le niveau du baccalauréat professionnel et le niveau de la licence professionnelle, à travers un parcours théorique, pratique et des stages d’immersion couvrant l’ensemble des métiers du secteur. Cette formation vise à fournir des professionnels immédiatement opérationnels et capables de porter des projets d’affaires, afin de soutenir les producteurs et de garantir la souveraineté alimentaire du pays. » Cette mise au point ouvre la réflexion sur la nature même des enseignements dispensés à l’INFA de Tové, un établissement, dont la structure académique a été profondément repensée pour répondre aux défis techniques contemporains.

Une vue partielle des candidats.
Un levier déterminant au service de la souveraineté alimentaire durable
Grâce à cette initiative, les futurs diplômés de l’INFA de Tové deviennent les acteurs centraux de la transformation économique et rurale du Togo de demain. Ceci, dans divers domaines : l’agriculture, l’élevage, l’agroforesterie, l’agroalimentaire, le génie rural, le machinisme agricole, l’agropastoralisme, entre autres. En formant ces jeunes techniciens et cadres capables d’intervenir sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production brute à la transformation industrielle et à la commercialisation des produits agroalimentaires, le gouvernement se dote d’un outil puissant pour réduire la dépendance vis-à-vis des importations.
A travers cette démarche ambitieuse, soutenue conjointement par l’Education nationale, l’Enseignement supérieur et l’Agriculture, le Togo réaffirme sa volonté d’utiliser le savoir-faire technique local comme pilier du développement durable et du progrès social.
Les résultats attendus à l’issue de ces deux journées de composition marqueront le point de départ d’une nouvelle génération de bâtisseurs du monde rural.
Nadine Akouvi NOFODJI