Une vue de la salle lors des débats.

Journée internationale du dialogue entre les civilisations : La mission des médias au centre d’un colloque en Chine

Pour célébrer la journée internationale du dialogue entre les civilisations, observée chaque 10 juin depuis 2024, l’Université de communication de Chine (CUC) a organisé, le vendredi 5 juin 2026, dans ses locaux, un colloque sous le thème « Bâtir des ponts de communication pour favoriser la compréhension mutuelle entre les civilisations ». Cette rencontre a réuni autour des journalistes chinois leurs collègues venus de plus de 50 pays et régions d’Asie pacifique, Afrique et Eurasie présents en Chine dans le cadre du programme de formation du Centre international de communication de la presse chinoise (CIPCC). Elle a permis d’explorer ensemble la mission des médias dans la promotion des échanges interculturels et le rapprochement des peuples, ici entre la Chine et le reste du monde.

Aujourd’hui, le monde reste confronté à de multiples crises interdépendantes à telle enseigne que le besoin de dialogue, de solidarité et de coopération n’a jamais été aussi évident. Ainsi, le dialogue entre les civilisations est un moyen de venir à bout des discriminations et des préjugés, de favoriser la compréhension et la confiance mutuelles, de renforcer les relations entre les nations et de consolider la solidarité mondiale.

Prenant la pleine mesure de la situation, l’Université de communication de Chine a organisé, vendredi 5 juin 2026, sur son campus, un colloque sur la mission des médias dans le cadre de l’initiative pour la civilisation globale. Etaient présents à ce rendez-vous important, des représentants du ministère chinois des Affaires étrangères, ceux de l’université et une cinquantaine de journalistes étrangers venus d’Afrique, Asie pacifique et Eurasie. Le thème « bâtir des ponts de communication pour promouvoir l’intercompréhension des civilisations : la mission des médias dans le cadre de l’initiative pour la civilisation mondiale » a été débattu à travers plusieurs sous-thèmes.

Il s’agit du « dialogue d’égal à égal entre civilisations plurielles : comment les médias peuvent briser les récits stéréotypés et dissiper les préjugés culturels », « la communication internationale à l’ère nouvelle : comment les médias transfrontaliers peuvent raconter l’histoire d’un monde de coexistence et de diversité», « la communication optimisée par la technologie : pratiques innovantes et diffusion des civilisations à l’ère de l’IA » et « la force de la jeunesse dans les médias : comment les jeunes chinois et étrangers peuvent favoriser les échanges interculturels et le rapprochement des peuples ».

Pour le vice-président de l’Université de communication de Chine et membre du comité permanent du comité du PCC, Ren Mengshan, « le dialogue entre les civilisations est à la fois le garant de la paix, le moteur du développement et le pont de l’amitié ». A son avis, les grands bouleversements que le monde traverse, ces dernières années, avec un système de gouvernance mondiale profondément chamboulé, la révolution technologique et l’Intelligence artificielle qui réinventent l’écosystème de la communication, les conflits géopolitiques, les déséquilibres de développement, les fossés cognitifs et les barrières culturelles, appellent à intensifier les échanges, la compréhension et la collaboration.

Dans cette équation, les médias doivent assumer leur rôle de passerelle, d’intermédiaire entre la Chine et les autres pays du monde, pour « fédérer les consensus ». Dans ce sens qu’au-delà d’être des vecteurs d’informations, les professionnels des médias demeurent des chroniqueurs des civilisations, des transmetteurs des valeurs et des bâtisseurs des agendas publics. Selon M. Ren, dans un paysage informationnel mondialisé et interconnecté, un seul reportage, une séquence vidéo ou une interview possèdent le pouvoir de redéfinir la perception mutuelle entre les peuples et d’infléchir la trajectoire de l’opinion publique internationale. De ce fait, les médias portent une mission historique et monumentale. Ils doivent être les bâtisseurs de ponts du dialogue inter civilisationnel, des fédérateurs du consensus mondial et les gardiens de la vérité factuelle. Ceci, en vue de préserver la confiance publique et promouvoir le progrès social par une communication constructive, favorisant une convergence profonde des esprits et des cœurs, a souligné M. Ren. Car, « les civilisations gagnent en éclat par leur diversité et s’enrichissent par leur dialogue. Le monde contemporain exige plus de dialogue que de confrontation, plus de compréhension que de malentendus, et plus de coopération que d’isolement », a-t-il conclu.

Les journalistes africains et d’autres touristes à l’assaut de la muraille de Chine.

Ce colloque a pris fin par la visite des lieux.

Mercredi 3 juin 2026, les journalistes en séjour à Pékin ont visité la grande muraille de Chine, un site touristique inscrit en 1987 au patrimoine culturel de l’humanité. C’est un ouvrage défensif, une fortification haute, dont la construction remonte à la Chine antique sous plusieurs dynasties, à partir du 3e siècle avant Jésus-Christ jusqu’au 17e siècle après, et particulièrement sous la dynastie des Ming, au 15e et 16e siècles, dans le but de freiner l’avancée des troupes ennemies. Elle comprend des remparts, des pavillons et des postes de garde et s’étend sur le vaste territoire du Nord et du centre de la Chine sur une longueur totale de plus de 20 000 Km. Témoin de la longue histoire de la Chine, la grande muraille figure parmi les sept merveilles du monde médiéval. Son importance historique et stratégique n’a d’égale que sa valeur architecturale. Elle reste, aujourd’hui, le plus grand ouvrage de génie militaire du monde, un symbole national de préservation de la sécurité du pays et de ses habitants et une destination touristique populaire.

Blandine TAGBA-ABAKI

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