Enjeux climatiques et budgétisation verte : La Cour Constitutionnelle forme son personnel
A l’occasion de la Journée nationale de l’arbre, la Cour Constitutionnelle, à travers sa cellule verte, a initié, mardi 2 juin 2026, à Lomé, une formation à l’intention de son personnel sur les modules de base relatifs au climat, à l’environnement et au processus de budgétisation verte. Cette activité s’inscrit dans la volonté de l’institution de contribuer à la préservation de l’environnement et à la promotion des pratiques de développement durable.
L’ouverture des travaux a été marquée par le mot du président de la Cour Constitutionnelle, Pr. Djobo-Babakane Coulibaley, qui a rappelé l’importance de la journée nationale de l’arbre, instituée en 1977 et maintenue comme une priorité nationale par les plus hautes autorités du pays.

Photo de groupe des participants à la formation.
Il a souligné que, face à la dégradation des écosystèmes et aux effets de changement climatique, la plantation et la protection des arbres constituent des actions concrètes et indispensables pour assurer un développement durable au profit des générations actuelles et futures. S’appuyant sur le thème « Planter aujourd’hui pour que demain s’en souvienne », le président a invité chacun à dépasser les intérêts individuels pour s’engager dans un effort collectif de préservation de l’environnement.
M. Coulibaley a mis en exergue les bienfaits des arbres, notamment leur rôle dans la purification de l’air, la protection des sols, la régulation du climat, la préservation de la biodiversité et l’amélioration de la santé physique et mentale des populations. « Outre les études scientifiques, qui mettent en évidence la valeur écologique des arbres et viennent appuyer leur rôle dans l’adaptation au climat, d’autres études en psychologie environnementale ont montré que la présence de verdure et en particulier d’arbres réduit le stress et l’anxiété. La simple vue d’un alignement d’arbres ou d’un parc boisé procure un sentiment d’apaisement… », a fait noter le président de Cour constitutionnelle.
En effet, les participants ont été entretenus sur les notions fondamentales liées au climat et à l’environnement. Les échanges ont également porté sur le concept de budgétisation verte, un mécanisme qui permet d’intégrer les préoccupations environnementales dans les politiques publiques et les processus de planification budgétaire.
Les formateurs ont mis en lumière les effets du changement climatique ainsi que les actions pouvant être entreprises à différents niveaux pour atténuer ces impacts. Ils ont également insisté sur la nécessité d’adopter des comportements favorables à la préservation de l’environnement.
Mme Akouvi Kouhoué, point focal national de la budgétisation verte au Togo et formatrice, a rappelé que le pays est particulièrement exposé aux effets du changement climatique, notamment à travers l’érosion côtière, les inondations, les sécheresses et la hausse des températures. Face à ces défis, le gouvernement a intégré les enjeux climatiques et environnementaux dans sa stratégie de développement, à travers plusieurs projets prioritaires inscrits dans la feuille de route gouvernementale.
Elle a expliqué que cette volonté s’est traduite par la mise en œuvre de la budgétisation verte par le ministère de l’Economie et des Finances, qui a conduit à l’élaboration du premier document de budget vert en 2024 et qui s’étend aujourd’hui à l’ensemble des ministères et institutions du pays.
Pour le point focal de la Cellule verte, Mme Djiffa Dossey, la mise en terre d’un plant ne doit pas être perçue comme une simple formalité ou une activité inscrite au calendrier, mais comme un engagement citoyen réalisé avec conviction et responsabilité. Evoquant le rôle de la Cellule verte, elle a indiqué que cette structure a pour mission d’intégrer les préoccupions environnementales dans les activités de la Cour constitutionnelle.
La cellule est notamment chargée de promouvoir la budgétisation verte, de planifier des actions écologiques, de contribuer à la réduction de l’empreinte carbone de l’institution et de veiller à ce que les principes du développement durable soient pris en compte dans l’ensemble des activités de la Cour. Les activités se sont poursuivies hier avec la mise en terre de jeunes plants sur le site du nouveau siège de cette Cour constitutionnelle.
Le ton de cette opération, qui vient concrétiser l’engagement de l’institution en faveur du reboisement et de la restauration du couvert végétal national, a été donné par le Secrétaire général de l’Institution, M. Tchalim Karbou, au nom de son Président. Une dizaine de plants de diverses espèces, araucaria, cocotier, cloton plant, isora plante, hibiscus et laurier, ont été mis en terre.
Bernadette A. GNAMSOU