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Une enquête post censitaire entamée pour consolider les résultats du 5e recensement général de la Population

Les différentes personnalités dont le préfet du Golfe Kossi Atabuh (milieu) à la table d'honneur.
Une enquête post censitaire entamée pour consolider les résultats du 5e recensement général de la Population

Au terme des opérations du 5e Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RPGH 5), une enquête post censitaire a démarré, hier, dans certaines localités réparties sur toute l’étendue du territoire national, pour une durée d’environ deux semaines. L’enquête, qui permettra de s’assurer de l’exhaustivité et de la qualité des données collectées au cours de ce recensement, a été annoncée lors d’une séance de sensibilisation, vendredi 3 février 2023, à Lomé, à l’intention des leaders d’opinion de la préfecture de Golfe.

Une Enquête Post Censitaire (EPC) du cinquième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-5) se déroule, depuis hier, dans certaines zones de dénombrement (ZD) des localités retenues, réparties sur toute l’étendue du territoire national. L’initiative, qui vient du gouvernement, est exécutée par l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED). Durant deux semaines, les agents collecteurs des données passeront dans les maisons pour recueillir des informations relatives à certaines variables telles que l’âge, le sexe, le lien de parenté, l’état matrimonial, etc. L’objectif étant de pouvoir ajuster, au besoin, les résultats du RGPH5, en termes d’effectif et de la structure de la population, mais aussi de consolider l’assurance qualité de ce recensement général, qui s’est déroulé, du 23 octobre au 16 novembre 2022, sur l’ensemble du pays. Pour la réussite de cette enquête, l’INSEED a organisé, vendredi dernier à Lomé, une séance de sensibilisation prenant en compte les présidents et leurs adjoints, les secrétaires généraux et les rapporteurs, ainsi que les comités locaux de recensement des communes de la préfecture du Golfe. Les participants ont été édifiés sur cette enquête post censitaire au cours de cette séance, présidée par le préfet de Golfe, le commissaire divisionnaire de police Kossi Dzinyefa Atabuh. Les informations reçues devraient être partagées avec les populations à la base, afin que celles-ci puissent adhérer aux objectifs de cette enquête, en réservant un bon accueil aux agents collecteurs de données. Ces derniers identifiables par leurs gilets et badges à l’effigie du RGPH-5.

Autorités traditionnelles et autres leaders à la rencontre

Pourquoi une Enquête Post Censitaire ? 

D’une manière globale, il est habituellement admis que tout recensement général de la population et de l’habitat peut comporter des erreurs de couverture (omissions ou doubles comptes) et de contenu (âges inexacts), quelles que soient les dispositions prises. Ainsi, il est indispensable, avant l’analyse des données collectées, de s’assurer de leur exhaustivité et de leur qualité. « C’est pourquoi, l’une des principales activités prévues après le dénombrement est la réalisation d’une enquête post censitaire (EPC) pour remédier à ces insuffisances », a expliqué le chef du bureau central du recensement (BCR), M. Fankeba Souradji, qui était dans la préfecture d’Agoè-Nyivé, pour une sensibilisation similaire. A son avis, cette enquête permet d’évaluer la couverture du dénombrement et d’apprécier la qualité des données. C’est donc une étude qui aide à déterminer le taux de couverture du dénombrement principal et à évaluer la qualité des données relatives aux variables. Pour l’intervenant, la collecte des données se fera par le biais de l’interview directe comme au dénombrement. Les agents enquêteurs (AE) passeront de concession en concession, dans les zones de dénombrement (ZD) retenues pour s’entretenir avec les chefs des ménages (CM) ou leurs représentants, a fait comprendre M. Fankeba Souradji. Il a précisé que toutes les localités ne sont pas concernées par l’EPC. Par exemple, toute la préfecture du Golfe est concernée, mais pas toutes les maisons, ni tous les quartiers des communes. Dans  la préfecture d’Agoè-Nyivé, la commune d’Agoè-Nyivé 4 n’est pas retenue pour cette enquête. C’est dire donc que seules les localités tirées, aléatoirement, sur l’ensemble du territoire national sont intéressées par cette étude qui couvre la période indicative, du 5 au 15 février 2023. Pour finir, M. Fankeba a surtout invité les populations concernées à fournir aux agents de collecte, des informations vraies qui seront traitées dans l’anonymat et la confidentialité. Ceci, conformément à la loi portant organisation de l’activité statistique au Togo, promulguée le 03 juin 2011.

Dans le même sens, le préfet de Golfe, Kossi Dzinyefa Atabuh, a rappelé l’importance de l’EPC, qui « permettra d’évaluer la qualité du dénombrement et de calculer le taux de couverture de la population dénombrée, afin de disposer des résultats définitifs et fiables. Je voudrais vous exhorter à vous impliquer totalement dans cette dernière phase du RGPH 5 pour un travail efficace », a-t-il lancé, soulignant que les résultats de ce recensement permettront de connaitre les problèmes des populations, pour mieux planifier les politiques de développement, tant au niveau local que national.

Ensemble, mobilisons-nous donc pour la réussite de l’enquête post censitaire du RGPH-5, qui va dans l’intérêt de chaque Togolais.

 

Bernardin ADJOSSE

 

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