Coupure du ruban symbolique.

Traitement post-récolte de Cacao : Le centre d’excellence de M’Poti inauguré

Le gouvernement togolais et ses partenaires du Département des Yvelines, en France, ont inauguré, mercredi 3 juin 2026, un centre de traitement post-récolte de cacao d’excellence, érigé à M’Poti (commune Blitta 3) dans la région centrale. Deuxième du genre, après celui mis en service, le 23 mai 2026, à Kessibo-Abréwankor, dans la préfecture de Wawa (Plateaux-Ouest), ce centre ambitionne de valoriser la qualité du cacao du pays et de garantir des revenus stables aux producteurs.

Dans le hall de séchage des cabosses.

Le centre de traitement post-récolte de cacao d’excellence, mis en service mercredi 3 juin 2026, à M’Poti, dans la zone de l’Adélé (Centre-Ouest du Togo, préfecture de Blitta) est dédié à la promotion du cacao, une culture de rente d’une grande valeur marchande, que développe de nombreux producteurs de la localité. Le complexe, peint aux couleurs en lien avec celle de la cabosse de cacao, comprend un bâtiment administratif comportant un laboratoire, un magasin de stockage, un hall de fermentation et une aire de séchage, ainsi que divers autres équipements. Il ambitionne de traiter le cacao de la localité, de type des Savanes humides, pour en faire un produit excellent de très bonne qualité, en vue de sa commercialisation sur les marchés internationaux. Sa construction a coûté 50 mille euros (environ 33 millions CFA) financés par les partenaires du Département des Yvelines en France.

Le cacao, une source importante de revenus pour de nombreuses familles

Au nom des bénéficiaires et de l’ensemble des populations de la localité, le secrétaire général de la préfecture de Blitta, Esso-Hounâ Katanga, et le maire de la commune hôte, Koami Kotokoli, ont relevé l’engagement des autorités togolaises de moderniser la filière cacao dans cette localité. Ce qui témoigne de l’excellence de la coopération décentralisée entre le Département des Yvelines et la commune Blitta 3.

La façade du complexe.

L’agriculture étant le levier principal du développement économique du Togo, la culture du cacao, pour sa part, constitue une source importante de revenus pour de nombreuses familles. C’est pourquoi la qualité du cacao traité dans cette unité, comme ailleurs sur le territoire, s’avère déterminante pour que cette matière première demeure un produit excellent et viable, tant pour les producteurs que les investisseurs et, in fine, pour les consommateurs finaux. Ces intervenants ont exprimé la gratitude des populations bénéficiaires au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour sa politique de décentralisation, de développement agricole, qui concourt à l’amélioration des conditions de vie des populations à la base. Ils ont surtout invité les producteurs et organisations des producteurs au professionnalisme et à une gestion saine du centre.

La vice-présidente du Département des Yvelines, Mme Marie- Hélène Aubert, a laissé entendre que la relation avec la préfecture de Blitta dure depuis 2007, et que cette localité connaît déjà plusieurs autres réalisations touchant les femmes, le riz et le maïs. « Mon département accompagne les communes et les maires qui ont envie d’avancer et ont besoin de soutien. On les accompagne dans leurs projets et vision, c’est ce qui justifie l’appui apporté à ce centre de fermentation », a-t-elle indiqué. « Au- delà de la culture, il faut un lieu post-récolte adéquat pour en faire une bonne fève de cacao que nous pourrons sublimer en fabricant du chocolat. Il fallait cela pour encourager l’ensemble des producteurs et productrices de cacao à continuer cette aventure », a renchéri son compatriote Thierry Lalet, président des chocolatiers et confiseurs de France.

Plusieurs autres membres clés, dont le maire d’Evecquemont, Nicolas Christophe, font également partie de la délégation française.

Le département des Yvelines est assisté dans ce « Projet Clé en Main », qui est dans sa 2e phase d’exécution, par plusieurs autres partenaires, dont l’association des chocolatiers et pâtissiers du monde et son organisation sœur « Unir et agir pour le développement (UAD) ». Ces organisations sont en étroite collaboration avec le Comité de Coordination pour les Filières Café-Cacao (CCFCC), présidé par M. Enselme Gouthon, également à la tête de l’Organisation Internationale du Café (OIC).

Celui-ci a souligné la place de choix qu’occupent les filières café-cacao du Togo, tout en invoquant l’intérêt que les autorités togolaises et leurs partenaires, bilatéraux comme multilatéraux, accordent au développement et à la promotion de ces produits. « Tout comme celui de Kessibo-Abréwankor, dans le Wawa, inauguré le 23 mai 2026, ce nouveau centre post-récolte répond parfaitement aux objectifs de l’axe 1 des plans de développement des filières café-cacao du Togo, à savoir l’amélioration durable de la productivité et surtout la qualité, qui suscite l’intérêt de tous les acteurs impliqués », a-t-il rappelé.

A l’occasion, des attestations de fin de formation ont été remises à plusieurs lauréats répartis en deux groupes : techniciens vulgarisateurs et autres entités de producteurs, personnels travaillant dans le centre de traitement.

Martial Kokou KATAKA

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