Le ministre Kodjo Sévon-Tépé Adédzé (au milieu) entouré d’autres membres du gouvernement.

Retrouvailles à Kovié des filles et fils autour des prières, traditions, reconnaissance et engagement au service du développement de la localité

Ambiance de fête, lundi 25 Mai 2026 à Kovié. Les filles et fils de la localité, venus des quatre coins du Togo et de la diaspora, se sont retrouvés pour célébrer la 25e édition de leur fête annuelle, « Kovié Dukɔ Kpedazã ». Placé sous le signe de « l’Engagement collectif pour une évolution harmonieuse et durable », ce jubilé d’argent est un appel aux cadres, jeunes comme femmes du milieu, à s’approprier les questions de développement durable, à initier et à mettre en route des actions concrètes, dans une dynamique participative. L’éclat de ces manifestations est rehaussé par la présence des membres du gouvernement, députés et sénateurs, chefs traditionnelles et élus locaux, ainsi qu’une foule nombreuse en tenue blanche et traditionnelle. 

Gardiens des us et coutumes.

Depuis 2001, la population de Kovié, dans la commune Zio 2, consciente de toute la grâce divine dont elle bénéficie de la part du Tout-puissant, Créateur des cieux et de la terre, a pris une résolution : dédier un jour à sa reconnaissance à Dieu pour sa miséricorde insondable et réfléchir sur la destinée du canton. Ainsi, chaque lundi de Pentecôte est retenu pour des actions de grâce, à travers l’évènement dénommé « Kovié Dukɔ Kpedazã » (en français, fête de gratitude de la population de Kovié). Pour cette 25e édition, la célébration  a eu le mérite de ramener les filles et fils de ce canton au bercail, permettant de les rapprocher de leurs réalités. Tôt le matin, le canton s’éveille dans une atmosphère à la fois solennelle et vibrante. Les chants de louanges s’élèvent de tous côtés, portés par la fraîcheur de l’air et le silence encore paisible des rues. Les voix, jeunes et anciennes, se répandent d’un quartier à l’autre, créant une polyphonie naturelle qui enveloppe les maisons, champs et chemins. On sent une ferveur collective, comme si tout le canton s’accordait pour offrir un même hommage. L’image des séraphins magnifiant Dieu dans les cieux prend tout son sens : l’ambiance est céleste, apaisante, mais aussi pleine d’énergie. C’est un moment de recueillement partagé, où la spiritualité se mêle à l’identité communautaire. L’air vibre de gratitude, et chaque chant semble rappeler que la journée commence sous le signe de l’unité et de l’espérance.

Moment de prières et d’affirmation de l’identité culturelle

Quelques instants plus tard, les initiateurs de cette journée, prêtres et pasteurs natifs du canton ainsi que les résidants ont pris la relève. Ils ont élevé des prières d’action de grâce, glorifiant Dieu pour son regard favorable envers les filles et fils du canton ainsi que pour les bonnes récoltes. Dans un esprit d’unité, les hommes de Dieu ont invité la communauté à maintenir cette dynamique de foi, de solidarité et d’engagement au service du développement local. Ils ont intercédé en faveur de la paix, de la stabilité, de la prospérité et du vivre-ensemble.  Mais aussi en faveur des plus hautes autorités du pays, notamment le Président du Conseil, le Président de la République, le Président de l’Assemblée nationale, le Président du Sénat et les présidents des autres institutions républicaines.

Un autre pan des personnalités.

Cette 25e édition de Kovié Dukɔ Kpedazã marque un nouveau départ. Elle a permis de réfléchir à des actions de développement du canton, de comprendre que chacun/chacune doit jouer sa partition, afin que, dans un élan de citoyenneté, l’éducation, la formation et l’orientation professionnelles, l’agriculture, le commerce, la culture, les métiers de l’artisanat, l’autonomisation financière des filles et femmes, les infrastructures (scolaires, routières, sanitaires), les voies de désenclavement et l’eau prennent un coup positif pour un canton épanoui et prospère. Kovié Dukɔ Kpedazã 2026 est également une rencontre sacrée entre le passé, le présent et l’avenir. C’est une affirmation de l’identité culturelle de ce peuple, de ses racines profondes, à travers le tam-tam parlant « Tawuga ou Atopani », l’exhibition des chants et danses traditionnels, un moment de retrouvailles, de partage et de renforcement des liens communautaires.

« Dépassons nos différences pour bâtir un avenir commun »

« L’évolution harmonieuse et durable que nous appelons de nos vœux exige la solidarité entre les familles, les quartiers et les villages. Elle exige que nous dépassions nos différences pour bâtir ensemble un avenir commun. La cohésion est la clé pour relever les défis du développement du canton et de la commune Zio 2 toute entière », a souligné Mme Adjo Agbaglo, maire de la commune Zio 2, avant de lancer un appel à l’engagement collectif. « Que chacun, à son niveau, s’engage à bâtir un canton moderne, respectueux de ses traditions et ouvert sur le monde. C’est ainsi que nous apporterons notre contribution à l’atteinte des objectifs du Plan de développement communal de Zio 2 », a-t-elle ajouté. Cette dynamique, dit le maire, s’inscrit dans la vision impulsée par le Président du conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui accorde une place centrale à la célébration des traditions, des us et coutumes au cœur des priorités stratégiques nationales : « Protéger, Rassembler et Transformer ».   

Pour la présidente du comité d’organisation, Colette Adzonyoh, les célébrations antérieures de Kovié Dukɔ Kpedazã ont permis de poser quelques actions avec la contribution d’un fils du milieu, Kodjo Sevon-Tépé Adédzé, ministre de l’Aménagement du territoire. Grâce à ses interventions, les apprentis, femmes et jeunes trouvent une amélioration de leurs conditions. Il a créé une unité de production de Gari à Kovié Alagbadja, construit des infrastructures scolaires pour prendre en compte l’épineuse question de l’éducation et la formation des jeunes.Par son soutien, aujourd’hui, le riz de Kovié bénéficie d’une reconnaissance de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). Un Centre Technique National de Football (CTNF), premier du genre au Togo, est en construction à Kovié Gbavé, a précisé Mme Adzonyoh.

Komla GOKATSE

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