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Relecture de l’avant-projet du code foncier sous l’angle du genre

les participants à l'atelier
Relecture de l’avant-projet du code foncier sous l’angle du genre

Un atelier de relecture  de l’avant-projet de loi du code foncier sous l’angle du genre se tient, depuis ce jeudi, à Lomé. La rencontre est organisée par l’ONG Auto Promotion pour un Développement Humain Durable (ADHD), en collaboration avec l’ONG Floraison et réunit des représentants de la société civile, des leaders communautaires, des cadres des ministères, des parlementaires, etc. L’objectif est de revisiter l’avant-projet du code foncier et d’y intégrer si besoin était, la dimension genre.

Les questions, liées à la gestion du foncier constituent une préoccupation majeure en Afrique, en général, et au Togo, en particulier. La situation des pays africains passant de la tradition à la modernité rend difficile la tâche pour trouver des approches de solutions. Les us et coutumes et le droit moderne se pratiquent parallèlement. Cohabitation du droit coutumier avec le droit moderne complique les choses. Cela crée une situation d’inégalité, d’iniquité et de discrimination, dont sont victimes les couches vulnérables telles que les femmes, les jeunes, les migrants, les pauvres, etc.

On assiste également au phénomène d’accaparement des terres qui se déroule en toute impunité. La situation décrite demande alors de trouver des solutions pour réduire les conflits et l’injustice liés au foncier et pour prévenir aussi les conflits qui peuvent surgir dans l’avenir, tout en assumant le développement du pays.

C’est dans cette optique que le Togo a initié le processus pour se doter d’un code foncier moderne, tout en tenant en compte des réalités des communautés qui composent le pays.

Soucieux du sort réservé à la femme, quant à son accès à la terre dans ce nouveau code, l’ONG Auto Promotion rurale pour un Développement Humain Durable, en collaboration avec l’ONG Floraison, a initié un atelier de relecture de l’avant-projet du code foncier sous l’angle du genre qui se tient, depuis ce jeudi, à Lomé. L’objectif de l’atelier est de procéder à la relecture de ce code, afin de déterminer la place du genre et de formuler des recommandations pour intégrer la dimension genre si besoin était.

Durant deux jours, les participants auront à échanger autour des modules tels que « Présentation de la Stratégie Nationale d’Engagement », « Inventaire suivi de brefs commentaires des textes nationaux et internationaux promouvant l’égalité genre », « Présentation des directives de la FAO sur la gouvernance foncière », « Présentation de l’avant-projet du code foncier », etc.

A cette occasion, le directeur de l’ONG ADHD, M. Frédéric Djinadja, a remercié tous les participants pour avoir répondu à leur invitation. Il a relevé que les droit des femmes, quant à l’accès à la terre, est une préoccupation majeure de leur structure qui ne ménage aucun effort pour faire un plaidoyer en faveur des femmes.

Pour Mme Claire Quenum, coordinatrice Programme de l’ONG Floraison, nul n’ignore le rôle capital que joue la femme au sein de la famille, dans la communauté de base et dans la société pour un développement humain durable. On la voit dans les activités de production des cultures vivrières de même que dans la conversation, la transformation, la distribution et la commercialisation des denrées alimentaires. Pour ce faire, a-t-elle souligné, la femme doit jouir de son droit à la terre qui est un moyen de produire en milieu rural. La femme est une actrice clé dans l’alimentation et la nutrition de tous les membres de la famille. « Il est donc impératif de prendre en compte les besoins et les préoccupations de la femme dans toutes les décisions qui concernent la  terre », a-t-elle confié.

Mélissa BATABA

 

 

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