Photo de groupe des participants à l’ouverture de l’atelier.

Produits agroalimentaires : La HAUQE forme les acteurs à l’appropriation des normes et de la certification

Le Togo intensifie son dispositif de normalisation et de certification afin d’améliorer la qualité des produits agroalimentaires et faciliter leur accès aux marchés national, régional et international. Un atelier de sensibilisation et de diffusion, lancé le 17 août 2026, à Lomé, a pour objectif de mieux faire connaître aux acteurs économiques les exigences de qualité et de conformité applicables à leurs produits. C’est une initiative de la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) soutenue par le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP)-Togo et pilotée par le ministère en charge de l’Agriculture.

 Un atelier de sensibilisation s’est ouvert lundi 17 août 2026, à Lomé, à l’initiative de la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE). Il vise à outiller les acteurs du secteur agroalimentaire sur 46 nouvelles normes et 31 programmes de certification, afin de renforcer la compétitivité des produits togolais sur les marchés africains et internationaux. C’est une assise de deux jours, visant à sensibiliser et à diffuser des normes nationales du domaine agroalimentaire et des programmes de certification des produits prioritaires.  Il s’agit spécifiquement de renforcer les capacités des acteurs pour améliorer leurs processus de production, garantir la conformité de leurs produits et saisir les opportunités offertes par les marchés africains et internationaux, dans le cadre du programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP)-Togo. Les outils élaborés couvrent plusieurs produits prioritaires de la chaîne agroalimentaire : le riz, la carotte, la tomate, le poisson, le paprika et bien d’autres. Des normes spécifiques ont aussi été développées pour les filières avicole et viande.

Dans le secteur avicole, elles portent sur l’hygiène, la conservation et la transformation des œufs. Pour les viandes, elles concernent les bovins, porcins, caprins, volailles et viandes transformées. La maîtrise des risques sanitaires, notamment la salmonelle et certains parasites, figure parmi les principales exigences. L’alimentation animale n’est pas en reste. Les normes relatives à l’hygiène des aliments pour animaux visent à encadrer les bonnes pratiques et à garantir la sécurité sanitaire dès l’amont de la chaîne de production.

Faire de la qualité un levier de compétitivité

A l’ouverture des travaux, le président de la HAUQE, M. Laré Arzouma Botre, a fait comprendre que « la qualité n’est plus un choix, mais une exigence des consommateurs et des marchés ». Dans un contexte marqué par l’intensification des échanges et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, ZLECAf, les produits togolais doivent répondre aux normes nationales, régionales et internationales, pour accéder durablement aux marchés. Selon lui, cette rencontre de Lomé, qui sera dupliquée les 20 et 21 août prochains à Kara, vise à favoriser l’appropriation et l’utilisation de ces nouveaux mécanismes. « A travers ces actions, le Togo entend renforcer la résilience de son système alimentaire, promouvoir une véritable culture de la qualité et permettre à ses produits de mieux tirer profit des opportunités offertes par l’intégration régionale », a-t-il indiqué. M. Botre a appelé les acteurs économiques à s’engager pleinement dans cette démarche. Il a, par ailleurs, remercié les promoteurs de l’initiative et les a encouragés à poursuivre l’accompagnement de la HAUQE « pour le bonheur des populations et des opérateurs économiques ».

De son côté, le directeur général de l’Agence Togolaise de la Normalisation (ATN), M. Essot’na Héyou Bodjona a indiqué que les 46 normes élaborées depuis 2024 ont été récemment homologuées et publiées. Elles visent à améliorer la qualité des produits, protéger les consommateurs et faciliter l’accès aux marchés. Il a fait savoir qu’après la vulgarisation de ces normes, la prochaine étape va consister à examiner leur éventuelle réglementation pour rendre certaines normes obligatoires, notamment celles liées à la santé, à la sécurité et à l’environnement.

La certification, preuve de conformité

De son côté, le directeur général du Comité Togolais d’Agrément (COTAG) M. Koffivi Laroussan, est revenu sur le processus de certification. Il a expliqué que la démarche repose sur une évaluation rigoureuse de la conformité des produits, services, procédés ou systèmes de management aux normes en vigueur. Elle comprend l’examen des demandes, l’audit des entreprises, l’analyse des échantillons si nécessaire, et l’évaluation des résultats avant la prise de décision. Le processus commence par la mise en conformité de l’entreprise et le dépôt d’une demande, suivis d’un audit. Les éventuelles non-conformités doivent être corrigées avant la décision finale de l’organisme certificateur. Une fois obtenue, la certification fait l’objet de contrôles réguliers pour garantir son maintien. « Cette démarche constitue un moyen de fournir aux consommateurs et aux partenaires commerciaux une preuve objective de conformité, tout en renforçant la confiance dans les produits togolais », a-t-il conclu.

Patouani BATCHAMLA

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