
Après la clôture de la session de droit, les sénateurs ont ouvert,ce jeudi 3 Avril 2025 leur 1re session ordinaire de l’année. La toute première séance a été dirigée par le président de l’institution, Barry Moussa Barqué, en présence du Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, du président de l’Assemblée nationale, Kodzo Sévon-Tépé Adédzé. Il y avait également des membres du gouvernement, des présidents d’institutions de la République, des députés et diverses autres personnalités politiques, diplomatiques, militaires et traditionnelles.

Le président du Sénat Barry Moussa Barqué.
Conformément aux dispositions de l’article 12, alinéa 2 de la Constitution, la première session ordinaire de l’année au Sénat a été ouverte, hier au Palais des Congrès de Lomé. Une démarche qui marque la volonté du pays de consolider la démocratie et de mettre en place des institutions de la 5e République, notamment l’ouverture du congrès, en vue de l’élection du président de la République. Cette séance, dirigée par le président de l’institution, Barry Moussa Barqué, a débuté par l’exécution de l’hymne national, suivie de la vérification du quorum, conformément à l’article 14 du règlement intérieur de l’institution. Après, vint l’adoption de l’ordre du jour à l’unanimité des 53 sénateurs présents sur un total de 61.
Dans son discours d’ouverture, le président du Sénat, Barry Moussa Barqué, a rendu un hommage mérité au président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, « dont l’engagement transcende les limites perceptibles et ayant savamment porté la Constitution du 6 mai 2024, pour faire rentrer les citoyens dans un Togo nouveau, harmonieux, avec une identité nationale, en vue d’une croissance accélérée, une prospérité partagée et une paix solide et durable ».

La PM Tomégah-Dogbé et le PA Adédzé ont assisté à la séance .
La formation des sénateurs, une boussole fiable pour orienter la nation
L’honorable Barqué a, par ailleurs, exposé les mesures organisationnelles à mettre en place pour assurer le bon fonctionnement de l’institution. « Le Sénat se doit de préserver les valeurs républicaines. Pour atteindre cet objectif, il est essentiel de bâtir une administration efficace et adaptée aux exigences modernes, d’allier rigueur et innovation », a-t-il soutenu. Au rang de ces mesures, il a énuméré l’organisation des séminaires de formation individuelle et collective, afin d’acquérir des outils indispensables pour maîtriser les rouages des procédures parlementaires, approfondir le travail législatif et accéder aux ressources permettant de mieux comprendre l’action du gouvernement. Car « un sénateur bien informé est une boussole fiable pour orienter la nation ». Pour le président du Sénat, il est également essentiel de mettre en place une structure fluide et harmonieuse, permettant à chaque membre de contribuer à la bonne marche de l’institution, tout en assumant ses responsabilités. M. Barqué a aussi insisté sur la création des groupes parlementaires, « véritables moteurs de la représentation devant refléter la richesse des convictions de l’institution, ainsi que la pluralité des idées et l’énergie vitale qui anime la République ».

…diverses autres autorités.
Clin d’œil sur les missions du Sénat
Le Sénat est l’une des deux chambres qui forment le Parlement. Il assure la représentation des collectivités territoriales. Avec l’Assemblée nationale, le Sénat vote la loi, contrôle l’action du gouvernement et évalue les politiques publiques. Afin de garantir la séparation des pouvoirs, chaque chambre dispose d’une autonomie réglementaire, financière et administrative. Le Sénat estcodétenteur du pouvoir législatif avec l’Assemblée nationale. Son dialogue avec cette dernière institution, dans le cadre de la navette parlementaire, contribue à l’amélioration du dispositif législatif. En résumé, le Sénat contrôle l’action du gouvernement en séance publique et de façon permanente, par le travail de ses commissions et délégations parlementaires. Les actions de contrôle du Sénat prennent la forme de questions, rapports, débats et couvrent l’ensemble des champs de l’activité publique.
Vincent K. HOEDANOU
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