Culture

En marge du FESPACO 2025, la Ministre Yawa Kouigan reçue par le Premier Ministre du Burkina Faso

Une vue d'ensemble de l'assistance à l'audience
En marge du FESPACO 2025, la Ministre Yawa Kouigan reçue par le Premier Ministre du Burkina Faso

Le Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) se poursuit au pays des hommes intègres. La Ministre de la communication, des Médias et de la Culture, Mme Yawa Kouigan à la tête d’une délégation togolaise a été reçue, le lundi 22 février 2025, par le Premier ministre et chef du gouvernement du Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

La coopération et l’intégration culturelle étaient au menu des discussions.  Mme Kouigan a indiqué que « cette audience que vient de nous accorder son Excellence Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, Premier ministre, chef du gouvernement du Faso, a été pour nous l’occasion de lui adresser de la part de Mme Victoire Tomégah Dogbé, Premier ministre, cheffe du gouvernement du Togo, de fraternelles salutations et également l’occasion de prier son Excellence Monsieur le Premier ministre du Faso d’être le porteur des fraternelles salutations du président de la République togolaise, Son Excellence  Faure Essozimna Gnassingbé à son frère et homologue son Excellence le Capitaine  Ibrahim Traoré, président du Faso, chef de l’Etat. »

Pause de la Ministre Yawa Kouigan avec le Premier ministre Emmanuel Ouédraogo

Cette rencontre, précise la Ministre Kouigan, « a été également l’occasion pour nous d’échanger avec le Premier ministre du Faso et de nous réjouir de nos convergences de vues du Togo au Burkina, en passant vous l’avez vu, par le Mali, le Sénégal, le Niger, en bref toute la région de l’Afrique de l’ouest mais également tout le continent, de l’importance de la chose culturelle. Par les temps qui sont les nôtres aujourd’hui, il est de plus en plus évident et nous l’avons réitéré avec beaucoup de conviction, que c’est sur le socle culturel que nous pouvons bâtir l’épanouissement, le développement, la prise de conscience et le progrès de notre continent et que c’est sur ce socle que nous africains nous pouvons venir valablement au rendez-vous de l’universel. Nous sommes venus au FESPACO mais en réalité nous sommes venus à la maison. Ceux qui ont quitté Bamako sont venus à la maison à Ouagadougou, il en est de même pour nous ; Lomé et Ouagadougou c’est la même maison. Nous avons réaffirmé le fait qu’il était impressionnant de voir que, autant le cinéma que de façon générale la culture, n’attendent pas que des accords bilatéraux, multilatéraux soient signés mais nos cinéastes, nos créateurs, vivent la chose et donc c’est tout naturellement qu’ils sont amenés à fraterniser comme nous avons trouvé ici de la fraternité. Je voudrais saisir l’opportunité des micros que vous me tendez aimablement à la sortie de cette audience, pour réitérer à mon homologue le ministre Gilbert Ouédraogo en charge de la Culture du Burkina Faso à quel point nous avons été agréablement touchés et profondément impressionnés par toutes les commodités, toute l’amitié, toute la fraternité qu’il a déroulées devant nous et avec toutes les équipes du FESPACO, toute l’organisation, nous l’avons dit à  certaines occasions, je voudrais le réitérer devant vous, nous nous sommes vraiment sentis à la maison et, nous sommes plus que décidés à saisir toutes les autres occasions ou trouver des prétextes pour venir au Burkina Faso, on n’attendra pas que le FESPACO soit organisé. C’est une boutade pour dire à quel point le plus important actuellement pour nos Etats c’est de vivre naturellement la fraternité, la solidarité qui sont des socles sur lesquels nos sociétés ancestrales se sont bâties et qui sont des repères que nous devons reconvoquer aujourd’hui à l’heure où il est question du réveil de l’Afrique, a l’heure où il est question de réaffirmer nos identités culturelles ainsi que cela transparait dans le thème de cette édition du FESPACO. En tout cas, à vous tous et par vous, à tout le peuple frère et ami du Burkina Faso, toutes nos félicitations, toute notre admiration pour la féérie et le rêve qu’il nous a été donné de voir à l’occasion de ce festival du cinéma et de l’audiovisuel ici, et vous dire que nous sommes impatients de revenir ; merci ainsi que cela a été dit. Des films sont en compétition ; le Togo est venu avec une cinquantaine d’acteurs du monde du cinéma ; nous avons quelques productions qui sont en compétition, nous souhaitons que le meilleur gagne, nous souhaitons bonne chance à tout le monde et en tout état de cause, c’est toujours l’Afrique qui gagne lorsque le cinéma africain se retrouve à Ouagadougou ».

Il faut signaler que les ministres burkinabé, malien, nigérien, tchadien et sénégalais en charge de la Culture ont également pris part à cette audience.

Émile PAMAZI, Radio Kara

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