Le ministre en charge de l’Environnement, Komla Dodzi Kokoroko a accompli son devoir éco-citoyen

Campagne nationale de reboisement : Appel du gouvernement à la mobilisation pour un avenir plus vert et durable

La ministre en charge de la Communication, Yawa Kouigan a participé à l’opération

Le lancement officiel de la campagne nationale de reboisement, édition 2026, a eu lieu, le 1er juin, au centre d’enfouissement technique d’Aképé, dans la préfecture de l’Avé. Cette activité coordonnée par le ministère en charge de l’Environnement, s’inscrit dans le cadre du vaste programme présidentiel initié en 2021, pour planter un milliard d’arbres à l’horizon 2030. Elle marque le point de départ d’une vaste mobilisation éco-citoyenne, à travers tout le pays. L’objectif est de mettre en terre 2.500.000 jeunes plants pour la seule journée du 1er juin à travers toutes les régions du pays. Membres du gouvernement, présidents d’institutions et partenaires ont pris part à cette opération de reboisement.

Le reboisement est une question cruciale de survie nationale, sachant que les forêts protègent les sols contre l’érosion, régulent l’eau et offrent des ressources vitales aux communautés. Aujourd’hui, dans un contexte où le pays fait face à la pression démographique, à l’exploitation du bois et aux effets visibles au changement climatique, chaque arbre planté devient un acte de résistance et d’espoir.

Ainsi, depuis 2021, le gouvernement, sous l’impulsion du Président du Conseil, s’est engagé dans un programme porteur d’espoir : planter un milliard d’arbres d’ici 2030. Cette année encore, la tradition a été respectée et c’est le centre d’enfouissement technique d’Aképé, dans la préfecture de l’Avé, qui a accueilli lundi 1er juin, le lancement officiel par le gouvernement de la campagne nationale de reboisement. L’objectif est de rassembler toute la population autour d’un même projet de reboisement. Le gouvernement appelle ainsi chaque citoyen, des villages aux grandes villes, à prendre part à cette mobilisation qui s’incarne dans un triptyque clair et porteur : planter et entretenir les arbres tout au long de l’année afin d’assurer leur pérennité, restaurer durablement les paysages forestiers pour renforcer la résilience écologique et sociale, et enfin transformer structurellement l’économie, tout en faisant des ressources naturelles abondantes un véritable levier de prospérité. Selon le gouvernement, les efforts engagés au cours des cinq dernières années ont permis de mettre en terre près de 39 millions de plants sur plus de 49.000 hectares. En 2026, la cible est de 16,8 millions d’arbres à mettre en terre sur une superficie de 11.250 hectares.

Les partenaires ont aussi répondu à l’appel du gouvernement.

Le site d’Aképé: un attelage entre déchets pollueurs et compensation d’effet nocif

A l’occasion, le ministre en charge de l’Environnement, Pr Komla Dodzi Kokoroko, a fait savoir que chaque 1er juin, les Togolais plantent, structurent et entretiennent les arbres pour être en phase avec leur responsabilité humaniste. « Plus qu’une tradition environnementale, le reboisement constitue un impératif. Notre terre brûle et il faudrait des réponses appropriées. Pour cette année, nous avons adopté une approche assez originale qui se veut contractuelle à l’idée que nous devons mettre l’accent sur le suivi de ce que nous aurions planté. Face aux attentes de nos populations, il nous faut un couvert forestier ambitieux, conformément à la feuille de route Togo 2020-2025 définie par le Président du Conseil », a-t-il Indiqué.

Il a souligné que le choix symbolique du centre d’enfouissement technique d’Aképé se veut un mariage de raison, entre les déchets qui sont pollueurs et la nécessité de la mise en terre des plants qui devraient compenser l’effet négatif de ces déchets. En ce qui concerne les essences choisies, il a expliqué que le choix s’est fait selon les réalités de chaque région.

Abondant dans le même sens, le Lt-Col des Forêts et Chasses, Samarou Moussa, a confié que le Togo fait face aux défis environnementaux majeurs parmi lesquels la préservation des écosystèmes, la protection de la nature et la lutte contre les changements climatiques. « Il faut reconnaitre qu’au niveau du centre d’Aképé, il y’a plusieurs gaz à effet de serre qui se dégagent et c’est la raison pour laquelle ce site a été choisi par le ministère de l’Environnement pour que tout autour qu’on puisse créer des zones boisées. Le rôle de ces zones boisées, c’est de capturer le dioxyde de carbone et dépolluer l’environnement de ce centre. On connait le rôle que jouent les forêts. Elles ne fournissent pas que le bois. Les forêts ont une grande capacité à stocker les gaz à effet de serre. Nous avons ainsi choisi de mettre en terre des espèces adaptées qui ont une croissance rapide et qui forment beaucoup de feuillages qui peuvent stopper le dioxyde de carbone émis dans l’atmosphère », a-t-il expliqué.

Firmin DEFALEONA

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