Ici, le ministre Mama Omorou procède à la distribution des épreuves aux candidats

BEPC 2026 : 144 257 élèves composent pour l’obtention du Brevet d’Etudes du Premier Cycle

Le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) session de juin 2026, a officiellement démarré, mardi 09 juin 2026, sur toute l’étendue du territoire, avec 144 257 inscrits, dont 73 711 garçons et 70 546 filles. Le ministre de l’Education nationale, Mama Omorou, a effectué une tournée dans plusieurs centres d’écrits, pour constater le bon déroulement des épreuves et rassurer les candidats sur les conditions d’organisation mises en place par l’Etat.

Le ministre Mama Omorou déballe les épreuves.

C’est parti pour le premier grand examen ! 144 257 candidats, répartis sur tout le territoire, ont entamé, le 9 juin 2026, les épreuves écrites du BEPC, diplôme devant sanctionner la fin du collège, après 4 années d’efforts, de la 6e en 3e. Le coup d’envoi officiel des épreuves a été donné au lycée Anfamé par le ministre Mama Omorou de l’Education nationale. Il était accompagné de ses proches collaborateurs et des responsables régionaux de l’éducation du Grand Lomé, ainsi que des préfets du Golfe et d’Agoè-Nyivé.

Juste après le lancement, le ministre et sa délégation ont mis le cap sur le collège Saint Joseph, le CEG Wuiti, le lycée Togblékopé et le lycée Adétikopé 2. Partout, le ministre a exhorté les élèves au calme, à la concentration et à la confiance en soi. « Dans les centres où nous avons fait la visite, un constat est clair : c’est que les conditions d’organisation de l’examen ont été optimales. Il n’y a pas de contrainte particulière, les surveillants sont présents, les salles ont été bien disposées, l’éclairage est au rendez-vous et surtout les copies, les feuilles, tout est disponible », a déclaré le ministre à l’issue de sa tournée.

Selon lui, de Lomé à Cinkassé, en passant par Atakpamé, Sotouboua, Djarkpanga, Mandouri et autres, les rapports parvenus indiquent que « l’examen du BEPC a démarré dans de très bonnes conditions ».  Aux candidats, le représentant du gouvernement leur a fait savoir qu’il ne s’agit que d’une restitution d’un travail qui a été fait durant neuf mois, sans interruption, ni d’incident. Tous les programmes ont été déroulés conformément à l’ordre du découpage annuel, et donc les candidats sont prêts pour donner le meilleur d’eux-mêmes.

 Il leur a rappelé également l’introduction de la « Mention Excellente » qui va leur ouvrir les portes d’opportunités pour leurs études supérieures. « Et la Mention Excellente, lorsqu’elle commence par la classe de 3e, donc au BEPC, elle ne peut être qu’un V0, comme le disent les ingénieurs, donc un départ. Et personne ne voudra aller à la vitesse inférieure à la vitesse d’amorce. Donc le V0, c’est-à-dire la Mention Excellente au BEPC, constitue un signal pour les autres examens, le Bac 1 et le Bac 2 », explique le ministre. Au-delà de ces informations, il y a eu des conseils pratiques, parlant aux candidats « de l’objectivité, de l’honnêteté, d’éviter la tricherie », a précisé le ministre Omorou. Comparativement au taux de réussite au Bac1 2026 (73,05%), qui ne satisfait pas le ministère, celui du BEPC, suivant ses vœux, doit dépasser 80%. Les épreuves se poursuivent jusqu’à demain jeudi. 

Les sciences pour équilibrer

Par ailleurs, le ministre a relevé la chance pour les apprenants, aujourd’hui, de choisir leur branche. « Avec l’ouverture prochaine des collèges scientifiques, après le BEPC, l’élève est libre d’aller faire une série scientifique ou une série littéraire. Hormis les collèges scientifiques, dès la rentrée prochaine, on aura 39 secondes littéraires d’excellence. L’objectif est d’inverser la tendance, parce qu’à l’étape où nous sommes, nous avons 55% d’apprenants dans les filières littéraires contre 45% d’apprenants dans les filières scientifiques. Et parmi les 45%, la série D prend la majorité et la série C, au BAC par exemple, n’atteint pas 1%. Vous voyez, si on veut industrialiser notre pays, il faut des ingénieurs, et si nous voulons avoir des ingénieurs, il faut des mathématiciens et des physiciens, c’est pourquoi l’accent est mis sur les sciences pour équilibrer. Maintenant, il y a aussi les filières techniques qui sont à 6,56% de nos effectifs, contre 94% de l’enseignement général… Et dans cet enseignement technique, les filières tertiaires l’emportent sur les filières industrielles. C’est de l’ordre de 27% pour les filières industrielles et 73% pour les filières tertiaires. Si nous voulons transformer le capital humain, développer notre industrie et notre économie, on doit pouvoir prendre le mal à la racine. C’est pourquoi nous insistons sur les collèges scientifiques, les lycées scientifiques. Vous verrez qu’on aura des citoyens complets », a laissé entendre le ministre.

Selon les statistiques présentées par le ministère de l’Education nationale, les candidats sont répartis dans 403 centres d’écrits au total comme suit : Grand Lomé (46 033 postulants) Région Maritime (30 943) Plateaux Ouest (10 898) Plateaux Est (16 939) Centrale (13 181) Kara (15 104) et Savanes (11 159 candidats).

Komla GOKATSE

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