Changement Climatique

Afreximbank participe au premier Sommet africain sur le climat

Le president d'Afreximbank, professeur Benedict Oramah (à droite) lors du panel des chef d'Etats
Afreximbank participe au premier Sommet africain sur le climat

Une délégation de la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) conduite par son président, professeur Benedict Oramah a participé au premier Sommet africain sur le climat, qui s’est déroulé du 4 au 6 septembre 2023, à Nairobi, Kenya, où les chefs d’Etats et de gouvernement de l’Afrique et de la communauté internationale se sont réunis pour discuter de l’exposition de l’Afrique au changement climatique. et les coûts associés, avec des solutions et des engagements d’action formulés dans la « Déclaration de Nairobi ». Cette rencontre de haut niveau a été ​​organisée par l’Union africaine et présidé par le gouvernement du Kenya.

La «Déclaration de Nairobi» adoptée à l’unanimité doit permettre au continent de parler d’une seule voix lors des prochaines discussions sur le climat. Les chefs d’État et de gouvernement africains s’engagent, notamment à développer les énergies renouvelables, l’agriculture ou encore encourager les industries vertes. Ils devront aussi   développer des solutions centrées sur l’Afrique lesquelles seront présentées à la communauté mondiale au sens large lors de la prochaine COP28 à Dubaï en novembre.

Vue partielle des chefs d’Etats au sommet

La participation d’Afreximbank au premier Sommet africain sur le climat, qui s’est déroulé du 4 au 6 septembre 2023, à Nairobi, Kenya, reflète la reconnaissance par l’institution du rôle central du changement climatique parmi les différents défis de l’Afrique, alors que la hausse des températures et du niveau de la mer, les sécheresses et les inondations freinent encore davantage le développement économique du continent. La présence d’une délégation d’Afreximbank, avec à sa tête le professeur Benedict Oramah, a contribué aux discussions de haut niveau sur le financement climatique et à plusieurs initiatives permis de soutenir les États africains dans le développement d’industries vertes et à l’épreuve du temps, qui peuvent accélérer le développement économique tout en préservant l’environnement, la sécurité écologique et climatique du continent ​​et du monde.

Le président Oramah, dans un du panel des chefs d’État sur le thème « Nouvelle architecture du financement climatique », a déclaré que « le problème n’est pas le déficit d’idées mais le manque d’action de la part de presque toutes les parties prenantes ».  Il a souligné que « nous devons appeler les économies développées à honorer leurs engagements envers les pays en développement en matière de financement climatique. En l’absence d’une action mondiale ferme, l’Afrique met en œuvre des actions concrètes et avance des propositions pragmatiques pour mobiliser les ressources mondiales afin de relever les défis du changement climatique ».

L’engagement de la Banque en matière de changement climatique, qu’elle promeut lors du Sommet, est axé sur l’adaptation au climat. Afreximbank s’efforce de coordonner et de soutenir des programmes qui mobilisent des financements pour des initiatives liées au climat, optimisent les solutions basées sur la nature du continent et promeuvent la sécurité alimentaire et l’approvisionnement durable en eau en Afrique, ainsi qu’en investissant dans l’amélioration des systèmes qui gèrent et contiennent des catastrophes lorsqu’elles surviennent.

Les propositions et initiatives spécifiques menées par la Banque incluent une collaboration avec Africa Risk Capacité (ARC) pour créer un produit qui protège les économies africaines contre la sécurité alimentaire résultant des catastrophes induites par le climat. Afreximbank finance les primes et assure le financement des importations alimentaires, tandis que l’ARC fournit la capacité d’assurance.

Taxe mondiale sur le carbone

Le président Oramah a ajouté qu’avec « un financement d’à peine 1 milliard de dollars, ce produit est largement sous-financé et que la Banque Mondiale et les économies riches en capitaux ont la possibilité d’intervenir en fournissant des capitaux à ce fonds. Deuxièmement, une taxe mondiale sur le carbone, préconisée par de nombreux pays, pourrait également devenir une source majeure de liquidités pour le programme d’assurance climatique ».

En outre, Afreximbank accroît son soutien à ses Etats membres pour les aider à naviguer dans un paysage climatique déjà précaire. Grace à des investissements dans les infrastructures du continent pour jeter les bases d’une transition à faible émission de carbone, ainsi qu’à un plaidoyer en faveur des besoins énergétiques spécifiques de l’Afrique, la banque rallie le soutien au développement des réserves africaines de gaz naturel et d’énergie, ce qui peut à son tour accélérer la réalisation du potentiel d’énergies renouvelables de l’Afrique.

La participation d’Afreximbank au sommet fait suite à l’implication ciblée des banques à la COP27 à Charm el-Cheikh en 2022 ainsi qu’à la signature d’un programme pays de 3 milliards de dollars américains entre Afreximbank et le gouvernement du Kenya le 3 mai 2023.  Dans le cadre de ce programme, le gouvernement du Kenya a été le premier pays à accéder au Fonds d’adaptation au changement climatique récemment introduit par Afreximbank.

« Je suis heureux que l’influence et l’expertise significatives d’Afreximbank contribuent aux discussions essentielles qui se sont déroulées cette semaine au Sommet africain sur le climat, à Nairobi. Afreximbank a apporté des contributions réelles et vitales à la résilience climatique de ce continent, ainsi qu’à la capacité de ses économies. Du financement de centrales solaires à l’aide à l’entrée de l’Afrique sur les marchés mondiaux du carbone et en soutenant la création d’une Banque africaine de l’énergie pour garantir la sécurité et la durabilité énergétiques du continent, Afreximbank a joué un rôle central dans le développement actuel de l’Afrique », s’est réjoui le président Oramah.

Moussouloumi BOUKARI

 

A propos d’Afreximbank

La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) est une institution financière multilatérale panafricaine chargée de financer et de promouvoir le commerce intra-africain et extra-africain. Depuis 30 ans, la Banque déploie des structures innovantes pour fournir des solutions de financement qui soutiennent la transformation de la structure du commerce africain, accélérant l’industrialisation et le commerce intra-régional, stimulant ainsi l’expansion économique en Afrique. Fervent partisan de l’Accord de libre-échange continental africain (ZLECAf), Afreximbank a lancé un système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) qui a été adopté par l’Union africaine (UA) comme plateforme de paiement et de règlement pour soutenir la mise en œuvre de l’Accord de libre-échange continental africain (ZLECAf). ZLECAf.

 

 

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