Membres et personnel de la CNDH formés au Droit International Humanitaire

 Membres et personnel de la CNDH formés au Droit International Humanitaire

Photo des membres de la CNDH et du CICR.

Un atelier de renforcement de capacité des membres et du personnel de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) en droit international humanitaire (DIH) et en droit international des droits de l’Homme (DIDH) s’est déroulé, le jeudi 7 Mai 2026 au siège de cette institution à Lomé. La rencontre, organisée en partenariat avec le Comité International de la Croix Rouge (CIRC) a permis de cerner les mécanismes de collaboration entre les institutions nationales et les composantes de la Croix-Rouge et du Croissant rouge.

Me Sanvee (à droite) ouvre les travaux de la rencontre.

Face aux différentes crises induites par le contexte sécuritaire, ainsi que les changements climatiques, la mobilisation autour de l’humanitaire devient impérieuse et urgente. Dans ces conditions, le droit international humanitaire (DIH) en tant qu’ensemble de règles visant à limiter les effets des conflits armés, impose aux institutions nationales des droits de l’Homme un rôle de plus en plus important. Ainsi, il leur appartient désormais de mieux comprendre les normes du DIH et d’en assurer la promotion, la diffusion et de veiller à leur respect, en complémentarité avec les autres acteurs humanitaires. C’est dans ce contexte que la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), en partenariat avec le Comité International de la Croix Rouge (CIRC), a organisé, à Lomé, un atelier de renforcement de capacités de ses membres et son personnel. Objectif, permettre aux membres et au personnel l’institution d’approfondir leurs connaissances, de partager les expériences et d’harmoniser les approches en matière de protection des populations en situation de vulnérabilité. Egalement, cette assise entre dans le cadre des préparatifs liés à la mise en œuvre du nouveau mandat de la CNDH, relatif au DIH et à l’action humanitaire tel qu’attribué par l’article 83 de la Commission du 06 mai 2024. Plusieurs communications ont meublé cette rencontre : « Le CIRC mandat et activité », « La Croix-Rouge togolaise et la fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge », « Droit de l’Homme et droit international humanitaire : spécificités et interactions institutionnelles entre la CNDH et le CICR », etc.

En effet, selon les organisateurs, le CIRC est une organisation impartiale, neutre et indépendante, dont la mission, exclusivement humanitaire, est de protéger la vie et la dignité des victimes de conflits armés et d’autres situations de violence, en leur apportant de l’assistance. A ce titre, il fonde son action sur un dialogue constructif et bilatéral avec les autorités nationales et toutes les parties à un conflit. Egalement, le CIRC est un organe clé qui soutient la souffrance des populations par la promotion et le renforcement du droit et des principes humanitaires universels.

Une vue partielle des membres et du personnel de la CNDH.

« Cette meilleure compréhension renforcera notre action de protection et de promotion des droits fondamentaux, notamment dans les situations les plus délicates, comme celles des conflits armés, des crises humanitaires ou de détention de personnes vulnérables », a souligné le président de la CNDH, Me Kwao Ohini Sanvee. Pour lui, l’engagement de la CIRC, aux côtés de la CNDH, illustre, une fois encore, la solidité de leur engagement, de leur collaboration et de leur volonté commune de promouvoir et de protéger les droits fondamentaux. A cet effet, il a invité ses collaborateurs à participer activement aux travaux, afin de doter la CNDH d’outils nécessaires, pour relever efficacement les défis liés à l’exercice du nouveau mandat.

La représentante de la cheffe de délégation du CICR, Mme Maria Soledad Rueda Garcia, pour sa part, a insisté sur l’importance du dialogue constructif avec les autorités nationales, pour garantir la mise en œuvre effective du droit international humanitaire. Elle a réaffirmé l’engagement du CICR à soutenir la CNDH dans la poursuite de ses efforts de formation et de sensibilisation, afin de consolider les acquis.

Quant au président de la CRT, M. Kossi Edjam, il a salué cette rencontre qui, à coup sûr, permettra d’élargir l’impact de leurs initiatives.

Gisèle SONHAYE-NAPO-KOURA

    A lire