M. Gbétey Akpamou entouré de M. Komi Anthé (à droite) et M. Nicaise Aman.

Mangroves dans les Lacs 1 et 2 : La note conceptuelle de mobilisation des ressources de financement validée

Les représentants du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique et les acteurs du développement ont validé, le 21 juillet 2026 à Lomé,  la note conceptuelle du projet « Appui à la résilience de la filière coco et valorisation du potentiel des mangroves dans les communes de Lacs 1 et 2 ». Une fois approuvée par le Fonds d’Adaptation, cette note permettra au pays de mobiliser directement des ressources destinées au financement des projets d’adaptation, au profit des communautés les plus vulnérables et de renforcer l’économie locale tout en luttant contre les effets du changement climatique.

Lesn participants à la rencontre

Dans le cadre de la mise en œuvre  du « Programme de coopération Sud-Sud pour promouvoir l’accès au financement climatique », le ministère en charge de l’Environnement, en collaboration avec le Centre de suivi Ecologique, basé à Dakar, a  convié, hier à Lomé, les acteurs locaux, les représentants des administrations, d’ONGs et partenaires à un atelier permettant de valider  la note conceptuelle du projet « appui à la résiliences de la filière coco et valorisation du potentiel des mangroves dans les communes de Lacs 1 et 2 ».  Cette rencontre a permis d’examiner les grandes lignes de ce document, de parcourir ses objectifs et composantes, la théorie de changement ainsi que le rôle de chaque acteur. Les parties prenantes ont fait des observations, contribuant à l’amélioration de cette toute première note. Une fois approuvée par le Fonds d’Adaptation, celle-ci permettra au pays de mobiliser directement des ressources destinées au financement des projets d’adaptation, au profit des communautés les plus vulnérables. Ce projet ambitionne également de renforcer la résilience de la filière coco face aux effets des changements climatiques, de restaurer et valoriser durablement les écosystèmes de mangroves, tout en développant des activités génératrices de revenus au profit des populations bénéficiaires.

A l’occasion, le représentant du ministre en charge de l’environnement, M. Gbétey Akpamou, a fait savoir que les changements climatiques constituent, aujourd’hui, l’un des principaux défis au développement durable des pays en développement, dont les économies demeurent fortement dépendantes des ressources naturelles et des secteurs sensibles au climat. Le Togo, malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de Serre, estimée à moins de 0,04 %, fait partie des pays les plus vulnérables. Conscient de cette réalité, le gouvernement s’est résolument engagé dans la mise en œuvre des accords internationaux relatifs à l’environnement par l’adoption de plusieurs instruments stratégiques. Cette ambition de réduire, à l’horizon 2035, les émissions de gaz à effet de Serre à 52,10 %, a-t-il relevé, ne peut se concrétiser sans une capacité renforcée du pays à mobiliser, de façon durable, déterminée et diversifiée, les opportunités de financement climatique. M. Akpamou s’est réjoui de cette initiative qui ouvre une nouvelle étape pour l’accès du Togo aux financements climatiques internationaux et conforte le rôle stratégique de de l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (ODEF) dans la mise en œuvre de la politique forestière nationale, ainsi que des actions d’adaptation.

Une étape décisive pour accéder directement aux ressources

Pour M. Akpamou, cette note conceptuelle inaugure un portefeuille de projets structurants, conformes aux exigences du Fonds d’adaptation et pleinement alignés sur les priorités nationales en matière de développement durable et de résilience climatique.

Pour sa part, le directeur général de l’ODEF, M. Komi Anthé, a renseigné que dans le cadre de l’accompagnement des Etats dans la lutte contre les variations climatiques, des mécanismes de financement sont mis en place pour la réalisation des initiatives de résiliences des communautés   en matière d’adaptation. Ces mécanismes sont souvent assortis de critères d’exigences permettant de s’assurer que le financement est allé aux bénéficiaires. Mais force est de constater que pendant longtemps cette accréditation était l’apanage des organisations internationales. Aujourd’hui la donne a changé, laissant la chance aux entités nationales de constituer une garantie pour l’utilisation des fonds destinées à l’adaptation. Selon lui, cet atelier marque une étape décisive pour la concrétisation de l’accréditation de l’ODEF. Il a souhaité que de cette assise sorte une note conceptuelle solide, susceptible de franchir avec succès cette première étape du processus d’approbation.

De son côté, le représentant du Centre de Suivi Ecologique (Dakar), M. Nicaise Aman a salué cette initiative de la marche du Togo vers l’accès direct aux financements climatiques internationaux. A son avis, l’accréditation de l’ODEF aux côtés des autres entités accréditées permettra au pays de mobiliser directement des ressources destinées au financement des projets d’adaptation. En outre, c’est un dispositif cohérent et complémentaire, capable de couvrir l’ensemble des instruments financiers proposés par les mécanismes internationaux et de démultiplier la capacité du pays à accéder directement aux ressources climatiques, sans intermédiaires couteuses.

Clémentine PANASSA

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