40e anniversaire de l’agression terroriste du 23 septembre 1986 : La Nation unie dans le recueillement et la prière

Dans le cadre du 40e anniversaire de l’agression terroriste du 23 septembre 1986, la Nation s’est recueillie, mardi 22 septembre 2026, à travers des offices religieux organisés sur tout le territoire. De la prière musulmane à la mosquée Kadhafi de Lomé 2 à la messe catholique à Bè-Klikamé et au culte protestant à Agoè-Nyivé Centre, fidèles et autorités ont honoré la mémoire des victimes dans un même élan de prière pour la paix, l’unité nationale et le soutien aux Forces de défense et de sécurité.

Le PA Komi Selom Klassou (1er rang de la droite vers la gauche) membres du gouvernement, députés, sénateurs et autres personnalités lors du culte.

En mémoire de l’agression terroriste du 23 septembre 1986, un culte commémoratif a été observé à la paroisse d’Agoè-Nyivé Centre de l’Eglise Evangélique Presbytérienne du Togo (EEPT), en présence du président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, des députés, sénateurs et de plusieurs autorités politiques, administratives, militaires et traditionnelles.

A travers les textes tirés du livre des Lamentations (3, 22-23), le révérend Dr Daniel Mawussi Akotia, a invité l’assemblée à placer sa confiance en Dieu malgré les épreuves. Dans ses intentions de prière, il a confié à Dieu la paix et la sécurité du pays, la cohésion sociale, ainsi que les Forces de défense et de sécurité engagées dans la protection du territoire face aux menaces dans la Région des Savanes et aux frontières.

Le Pasteur Daniel Mawisi Akotia implore la paix et la protection divine sur le Togo

Un appel au vivre-ensemble, au pardon, à la réconciliation et à l’unité dans la diversité a clôturé ce culte placé sous le signe du recueillement.

A la paroisse Notre-Dame de la Rédemption de Bè-Klikamé, la messe a été célébrée en présence de membres du gouvernement, de représentants des institutions de la République, d’autorités administratives, politiques et militaires, ainsi que d’éléments des Forces de défense et de sécurité. Concélébrée par un collège de prêtres avec à sa tête le vicaire David Douti, cette eucharistie a été l’occasion de porter en prière la mémoire des militaires et civils tombés lors de l’attaque. S’appuyant sur l’Evangile de saint Jean (17, 11-19) et le Psaume 127, le célébrant a articulé son homélie autour de trois messages : la reconnaissance envers les victimes, militaires et civils morts pour la défense de la patrie lors de cette infiltration d’un commando venu dans l’intention de déstabiliser le pays et d’assassiner le président d’alors, feu Général Gnassingbé Eyadema ; la vigilance face aux menaces contemporaines, notamment le terrorisme et l’extrémisme violent ; et l’unité nationale, présentée comme condition essentielle de la paix et de la sécurité.

 Pour le père Douti, quatre décennies après les faits, cette mémoire doit demeurer une « leçon vivante ». Si le visage de la menace a évolué, le terrorisme continue de mettre à l’épreuve la paix. Il a appelé les Togolais à faire de cette commémoration un « ciment pour notre unité », en rejetant la haine et la discorde et en privilégiant la solidarité pour « bâtir ensemble un Togo fraternel ». Des prières ont été dites pour les autorités, les familles des victimes et les FDS. Le célébrant a imploré la paix et la protection divine sur le Togo, invoquant la Vierge Marie, Reine de la paix.

Patouani BATCHAMLA

Vanessa Lelenda KAMOKI

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