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La HAAC rappelle les exigences liées au exercice de la profession de journalisme aux acteurs

Le président de la HAAC, Pitalounani Télou a dirigé la rencontre.
La HAAC rappelle les exigences liées au exercice de la profession de journalisme aux acteurs

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a eu, le mercredi 25 février 2026 à son siège à Lomé, une séance de discussion avec les responsables d’organisations professionnelles de la presse. La rencontre, qui a tourné autour de la profession de journaliste, a centré les échanges sur la qualité de journaliste, l’importance de la carte de presse ou de l’accréditation au Togo. L’objectif est de rappeler à ces responsables que, ne fait du journalisme qui veut, mais qui peut, étant donné que le métier est bien enfermé dans un faisceau de corpus juridique contraignant qu’il faut respecter, mais qui offre aussi des droits. La réunion a été dirigée par le président de l’Autorité de régulation, Pitalounani Télou, en présence d’autres membres de l’institution.

Membres de la HAAC et responsables d’organisations de presse lors de la rencontre présidée par M. Télou ( au fond).

Au Togo, comme partout ailleurs, pour exercer l’activité de journaliste, il faut réunir un ensemble de conditions qui tiennent à la qualité, à la détention d’une carte de presse ou de l’accréditation, etc. Face aux dérives de plus en plus croissantes dans le paysage médiatique, surtout à l’ère du numérique où tout individu qui fait du contenu peut se prévaloir de la qualité de journaliste, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a trouvé nécessaire, une fois encore, de mettre les responsables des organisations professionnelles de la presse devant leur responsabilité. Ceci, au cours d’une rencontre, hier, où il leur a été rappelé les exigences du métier. Quitte à eux de relayer les informations capitales auprès des leurs, en les sensibilisant et en attirant leur attention sur le contenu des textes qui régentent le milieu journalistique.

Les membres de la HAAC et du cabinet au cours des échanges.

Ainsi, une présentation a été faite pour lever toute équivoque sur la confusion entretenue souvent entre le journaliste professionnel et les autres producteurs de contenus (bloggeur, influenceur ou chroniqueur informel). Elle a donc mis en lumière le cadre juridique régissant le métier de journaliste, un cadre qui est d’essence constitutionnelle. De ce cadre, découlent d’autres dispositifs législatifs ou réglementaires, en particulier la loi portant Code de la presse et de la Communication, celle relative à la HAAC et le Code de déontologie, qui constituent d’ailleurs le bréviaire du journaliste. Ce faisant, l’exposé a rappelé qu’est journaliste, « toute personne titulaire d’un diplôme professionnel de journaliste délivré par une école ou un institut de formation en journalisme régulièrement agrée par l’Etat, titulaire d’au moins une licence ou d’un diplôme équivalent reconnu par l’Etat et qui exerce le métier de journaliste dans une société de presse pendant au moins trois (3) ans, ou titulaire d’un BTS ou d’un diplôme équivalent reconnu par l’Etat et qui exerce le métier de journaliste dans une entreprise de presse pendant au moins cinq (5) ans ».

Avantages à avoir des documents de presse

Les discussions se sont aussi appesanties sur l’importance pour le journaliste remplissant les conditions de  qualité  de disposer de la carte de presse, qui se révèle être un outil de travail fondamental, en ce qu’elle permet d’identifier le journaliste, technicien des médias et auxiliaire de presse, de certifier de sa profession auprès de ses interlocuteurs, d’accéder aux sources d’informations, aux lieux de manifestations publiques et d’y circuler librement, ou de bénéficier de la protection des forces de sécurité et des organisateurs des manifestations publiques. Les types et les catégories de carte de presse ont été passés au peigne fin. Il s’agit des cartes de presse de journaliste professionnel, de technicien des médias et d’auxiliaire de presse, pour les premiers et les cartes de presse ordinaire, honoraire et de stagiaire, pour les seconds. Les deux parties ont aussi échangé sur les conditions de leur obtention, ainsi que de suspension ou de retrait.

Les responsables d’organisations de presse.

L’accréditation étant l’acte par lequel la HAAC accorde à une société de presse étrangère l’autorisation de collecter et de traiter les informations sur les événements qui se déroulent sur l’ensemble du territoire togolais, il a été souligné qu’elle ne vaut que pour l’événement et la durée pour lesquels elle est délivrée.

A l’occasion, le président de la HAAC, Pitalounani Telou, est revenu sur l’affaire de Latécopé, dossier dans lequel des publications ont été faites et dont l’auteur dit avoir reçu des menaces de son institution. Pour lui, cet événement, à l’origine de la rencontre, doit interpeller chaque citoyen en ces moments où les facilités technologiques offrent la possibilité à chacun de publier toute sorte de contenu.

Le président de l’Observatoire Togolais des Médias (OTM), Fabrice Pétchézi, quant à lui, a invité tous ceux qui remplissent les conditions d’exercice du métier de journalisme à s’approprier les textes de la profession, y compris les cartes, lesquelles offrent de multiples avantages aux détenteurs.

Zeus POUH-PEKA

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