Le DG de l’ANPC, Col Yoma Baka.

Inondations des 29 et 30 juin 2026 : L’ANPC fait le rapport d’évaluation rapide des pertes et dégâts aux partenaires

Les fortes pluies, enregistrées les 29 et 30 juin, dans le District Autonome du Grand Lomé (DAGL) et dans certaines préfectures de la région Maritime, ont occasionné des inondations localisées, des perturbations de la circulation, des chutes d’arbres, des dégâts matériels et malheureusement des pertes en vies humaines. Face à cette situation, le ministère de la Sécurité a déclenché le plan ORSEC suivi de l’activation du Centre National des Opérations d’Urgence (CNOU) et des clusters. Dans le souci de disposer des données exactes de l’impact de l’aléa, une évaluation rapide multisectorielle des dégâts et pertes a été conduite, du 1er au 3 juillet 2026, dans les 13 communes du DAGL. Le rapport de cette évaluation a été présenté, mardi 7 juillet 2026, aux partenaires et autres acteurs sectoriels, au cours d’une réunion au siège de l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC) à Lomé.

Partenires et autres sectoriels.

Selon le rapport d’évaluation rapide présenté le mardi 7 juillet 2026, par l’ANPC, les inondations des 29 et 30 juin 2026 ont touché inégalement les 13 communes du Grand Lomé. Au total 6429 ménages sont touchés, soient 23745 sinistrés, dont 11503 hommes et 12242 femmes, 37 personnes blessées et malheureusement trois décès. Le coût prévisionnel de l’assistance humanitaire rapide en vivres et non vivres s’élève à 304.861.538 FCFA, sans oublier certains besoins en mémoire, notamment la reconstruction des habitats impactés et de la route de Vogan.

En effet, plusieurs localités des 13 communes du DAGL, des régions Maritime et des Plateaux ont connu des pluies diluviennes, les 29 et 30 juin 2026. D’importants cumuls pluviométriques ont été enregistrés dans plusieurs stations du Grand Lomé, atteignant plus de 200mm à Bè-Apédomé. Il y a eu débordement de plusieurs bassins de rétention d’eau et l’inondation de nombreuses dépressions naturelles, avec des impacts comme des pertes en vies humaines, des dégâts matériels importants, des perturbations de certains axes routiers, des chutes d’arbres, quelques bassins débordés.

 En termes d’infrastructures, le rapport indique, jusqu’7 juillet 2026, il y a 683 pièces écroulées, 390 pièces décoiffées, 1180 pièces fissurées, deux écoles et deux églises touchées. Aux termes des statistiques, les besoins en termes d’assistance humanitaire ont été formulés, avec l’hypothèse de pouvoir couvrir ces sinistrés pendant au moins un mois. Chaque kit est composé du maïs, du riz, de l’huile, sardine, tomate, savon, détergent, couverture, natte et seau plastique.

Une partie de l’assistance

L’anticipation et la rapidité dans la réponse

Outre les statistiques, l’ANPC a énuméré les mesures urgentes prises face à cette situation. Entre autres, l’animation des points de situation au CNOU, la réunion avec les communes, l’évaluation des mesures urgentes d’atténuation aux inondations dans les zones critiques, la poursuite de la communication de crise et la diffusion des informations sur différents médias, la poursuite de la surveillance hydrométéorologique et de l’évaluation rapide des pertes et dégâts, la réception et traitement des appels d’urgences.

A cela, s’ajoutent les visites de terrain, le pompage sur les bassins et dépressions, l’enlèvement des ordures et déchets au triangle des rails, la destruction de dépotoirs intermédiaires, la régulation de la circulation, l’organisation des déviations aux carrefours critiques, les patrouilles de sécurisation, les rondes et remontées d’informations. Sans oublier la sensibilisation sur les mesures d’hygiène, l’identification des zones à désinfecter, l’investigation sanitaire, le traitement des eaux dans certains ménages, l’élagage d’arbres, l’intervention sur les cas de noyade, les patrouilles nautiques sur les plans d’eau, etc.

Visite à la salle des opérations.

« Du 29 au 30 juin, nous avons eu des pluies pas comme les autres, mais face à la mobilisation de tout un chacun, nous avons pu contenir la situation et on peut dire, aujourd’hui, que cette situation est sous contrôle. Nous avons apporté la réponse, après nous sommes passés à l’évaluation pour voir quelle assistance on pouvait apporter aux sinistrés. C’est pour cela qu’on est là aujourd’hui pour pouvoir présenter la situation globale que nous avons vécue et la réponse que nous voulons proposer, pour que les partenaires ici présents, les autres acteurs sectoriels puissent voir qu’est-ce qu’ils peuvent faire pour accompagner le gouvernement pour rapidement répondre à cette situation », a expliqué le directeur général de l’ANPC, col Yoma Baka.

Pour leur part, les partenaires ont félicité le gouvernement et toutes les parties impliquées, pour l’anticipation et la rapidité dans la réponse. Ils ont rassuré de leur disponibilité à apporter leur soutien, afin que la dynamique soit maintenue.

Faustin LAGBAI

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