Météorologie

Grande saison des pluies dans le Sud Togo : Des précipitations normales à excédentaires en vue

Personnel de l'ANAMET, partenaires et journalistes lors de la conférence de presse. Le DG Issaou au bout de la table
Grande saison des pluies dans le Sud Togo : Des précipitations normales à excédentaires en vue

La grande saison des pluies dans le Sud Togo, depuis la 8e latitude Nord aux environs de Blitta, jusqu’à la côte, est imminente. Elle va être marquée, sur le plan pluviométrique, par une situation globalement normale, dans la période de mars-avril-mai 2026, alors que, d’avril-mai-juin, la situation va évoluer de normale à excédentaire. Au niveau des paramètres agro, il est annoncé le démarrage précoce dans la Région Maritime, et un peu plus tardif dans la Région des Plateaux. Au niveau des séquences sèches, les pauses pluviométriques seront courtes en début de saison et longues en fin de saison. C’est ce qui ressort des résultats validés au niveau national de la prévision saisonnière 2026, des caractéristiques agro-hydro-climatiques de la grande saison des pluies au Sud Togo présentés le jeudi 5 mars 2026, en conférence de presse par l’Agence Nationale de la Météorologie (ANAMET).

Experts, partenaires et hommes des médias.

Les experts de la sous-région, notamment des pays ayant en partage le Golfe de Guinée, réunis du 23 au 27 février 2026, à Lomé, ont élaboré les prévisions climatiques et hydro-agrométéorologiques de toute la zone. Les données obtenues ont été retravaillées, mardi 3 mars 2026, par toutes les parties prenantes du Togo qui ont fait la descente d’échelle, pour avoir des résultats issus de la prévision des paramètres agro-hydro-climatiques de la grande saison des pluies au Sud Togo. Des résultats rendus publics, le 5 mars 2026, par l’Agence Nationale de la Météorologie (ANAMET), au cours d’une conférence de presse, à son siège à Lomé. L’objectif est, non seulement, de faire large diffusion auprès des agriculteurs, afin d’optimiser la production, mais aussi d’orienter les décideurs, les gestionnaires des risques et catastrophes, des ressources en eau, ainsi que les développeurs de projets.

L’on retient, sur le plan cumuls pluviométriques, qu’au cours de la période de mars, avril et mai, la Maritime et les Plateaux connaîtront une situation globalement normale et normale à tendance excédentaire, pendant les mois d’avril, mai et juin. Au plan agrométéorologique, il est prévu un démarrage précoce à normal dans la Maritime et normal à tardif dans la Région des Plateaux. Les dates de fin de saison agricole précoces à normales sont attendues dans les Plateaux et la Maritime, alors que les séquences sèches normales à tendance courtes sont prévues, en début de saison, et normales à tendance longue vers la fin de la saison. Les experts annoncent, sur le plan hydrologique, une tendance normale des écoulements dans le bassin du Mono inférieur et le bassin du Lac Togo.

Une carte de l’évolution climatique et météorologique

Utiliser en priorité les variétés et espèces de cultures à cycle court résilientes…

« Comme avis et conseils, il faut utiliser prioritairement les variétés et espèces de cultures à cycle court, résilientes aux déficits hydriques, et à haut rendement ; éviter l’occupation des zones inondables pour les habitations et les cultures et veiller à la gestion rationnelle des ressources en eau, pour assurer les besoins des barrages hydro-électriques et des aménagements hydro-agricoles », a indiqué Mme Egbarè Awadi Mewekiwé, ingénieur en agrométéorologie à l’ANAMET. Elle a invité tous les utilisateurs à suivre les mises à jour, les prévisions quotidiennes et intra saisonnières.

Pour sa part, le directeur général de l’ANAMET, Dr Latifou Issaou, a invité les agriculteurs à s’approcher de leurs conseillers, pour voir quel type de variétés il faut utiliser. « C’est en ce sens que les conseillers agricoles sont appelés à contribuer à ce que les producteurs agricoles aient des informations leur permettant de prendre les dispositions idoines. Pour la période mars-avril-mai, nous allons accueillir des pluies dont la quantité serait égale à la normale des trente dernières années, ce qui voudra dire que, cette année, on aura la pluie un tout petit peu supérieure à ce qu’on a eu, l’année passée, où on avait une situation déficitaire. Entre avril-mai-juin, il est attendu des pluies normales à excédentaires, c’est-à-dire des pluies qui vont être au-dessus de la normale, donc supérieures à ce qu’on avait eu, l’année dernière. La tendance normale n’empêche pas des fortes pluies pouvant entraîner des phénomènes extrêmes dans les villes, les campagnes comme dans les bassins. D’où, la nécessité d’être toujours en veille, en suivant régulièrement des alertes », a-t-il souligné.

Faustin LAGBAI

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