M. Penn Laré (discours en main) a ouvert les travaux de l’atelier

Gouvernance durable de l’océan :  Chefs traditionnels et société civile sensibilisés sur le Traité BBNJ

Un atelier national de mobilisation et de sensibilisation sur le Traité BBNJ « Biodiversité au-delà des juridictions nationales » s’est ouvert, le 24 août 2026, à Lomé. Pendant deux jours, chefs traditionnels et acteurs de la société civile échangent sur les enjeux de cet accord, afin de renforcer leurs capacités et préparer sa mise en œuvre au Togo, au profit d’une économie bleue durable.

Officiels et participants en photo de groupe

Organisé dans le cadre du West Africa Sustainable Ocean Program (WASOP3), mis en œuvre par l’UICN avec le financement de l’Union européenne, l’atelier national de mobilisation et de sensibilisation vise à faciliter la compréhension du Traité BBNJ « Biodiversité au-delà des juridictions nationales » au sein des communautés, pour mieux l’appliquer localement, et à promouvoir une gestion responsable des écosystèmes marins et côtiers. 

Les participants s’approprient les dispositions de ce Traité, adopté le 19 juin 2023 et qui porte sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones ne relevant pas de la juridiction nationale. Les échanges sont focalisés sur l’historique du traité, ses objectifs, ses principes fondamentaux et son architecture juridique. Ils portent également sur les aires marines protégées, la conservation des zones situées au-delà de la juridiction nationale, les ressources génétiques marines, le partage juste et équitable des avantages, la coopération internationale, le transfert de technologies et les études d’impact environnemental.

Pour M. Penn Laré, chef de cabinet du Haut Conseil pour la Mer (HCM), représentant le ministre Conseiller pour la Mer du Président du Conseil, la gouvernance durable de l’océan doit s’ancrer dans les territoires. « La mer n’est pas seulement une frontière. Elle est un espace de vie, de production, de coopération et de responsabilité, reliant les communautés, les collectivités, la société civile et l’Etat », a-t-il souligné. Il a rappelé que cette orientation s’inscrit dans la vision du Président du Conseil qui place la protection du littoral, la sécurité des populations et l’économie bleue durable au cœur des priorités nationales.

Un rôle clé pour les territoires et la société civile

L’objectif de l’atelier ne se limite pas à la présentation d’un instrument juridique international. Il s’agit de construire une compréhension commune et d’identifier ce que le BBNJ peut concrètement apporter au Togo, aux collectivités et aux populations. « Il faut amener chaque collectivité et organisation à mieux expliquer le BBNJ, à identifier son rôle, à relayer les messages essentiels et à contribuer à une gouvernance maritime plus inclusive », a indiqué M. Laré.

Selon lui, les collectivités territoriales ont une responsabilité de proximité irremplaçable, car elles connaissent les besoins et les vulnérabilités locales. La société civile, quant à elle, joue un rôle déterminant par la mobilisation, l’éducation et le plaidoyer. Elle rapproche les politiques publiques des réalités vécues et fait remonter les attentes des communautés.

Pour M. Jean Auguste Barthélémy Batieno, coordonnateur du projet WASOP3, il est essentiel d’impliquer ces relais entre l’Etat et les communautés, afin qu’ils comprennent le contenu du traité et ce qu’il peut apporter au Togo et à sa population.

A l’issue de ces deux jours, les participants sont appelés à devenir des ambassadeurs du BBNJ dans leurs milieux respectifs. L’ambition étant de faire de cet accord un sujet accessible et approprié par les acteurs territoriaux, pour que la politique maritime se traduise en actions concrètes au bénéfice de ceux qui vivent de la mer et avec la mer.

Kpinzou EDJEOU

    A lire