Finances publiques : Quatre-vingt-dix cadres et agents formés pour mieux contrôler la solde et maîtriser la masse salariale
Une série de formations initiée par le ministère de l’Economie et du Budget dans le cadre du Projet d’Appui à la Gouvernance et au Développement du Secteur Privé (PAGDSP), financé par la Banque africaine de Développement (BAD), a été lancée, le lundi 5 octobre 2026, à Lomé. Prévue sur un an, elle comprend une quarantaine de sessions au profit de 2000 cadres et agents. La première, ouverte avec ce lancement, porte sur le “Contrôle de la solde et maîtrise de la masse salariale” et réunit 90 cadres de la Direction nationale du contrôle financier.

La première vague des participants à la formation
La maîtrise des dépenses publiques s’impose comme une priorité. Parmi elles, celles liées au personnel occupent une place importante et nécessitent un contrôle renforcé, afin de garantir que les ressources mobilisées correspondent aux besoins réels de l’administration. Détection des anomalies, prévention des rémunérations indues et suivi efficace de la solde sont des leviers essentiels pour limiter le gaspillage et préserver les équilibres budgétaires.
C’est dans cette perspective que s’inscrit le Projet d’Appui à la Gouvernance et au Développement du Secteur Privé (PAGDSP). Il vise à renforcer les compétences des agents de l’administration, à améliorer la mobilisation et l’utilisation des ressources publiques, à renforcer l’intégrité de la chaîne de la dépense et à promouvoir une gestion plus efficace, transparente et performante des finances publiques.
Cette première session permet aux participants issus notamment de la Direction nationale du contrôle financier, de l’Inspection générale d’État et des Finances, de la Cour des comptes et de la Direction générale du budget, de mieux maîtriser les mécanismes de contrôle des dépenses de personnel, d’analyser les données salariales, de détecter les irrégularités et de mettre en place des outils efficaces de suivi.
“La porte d’entrée des dépenses publiques“
A l’ouverture des travaux, le directeur national du Contrôle financier, représentant le ministre de l’Economie et du Budget, M. Komi Iyatan Akakpo, a souligné que la maîtrise de la masse salariale passe d’abord par un contrôle efficace des dépenses de personnel et une plus grande responsabilité des chefs de service. Il a rappelé que la Direction nationale du contrôle financier constitue « la porte d’entrée des dépenses publiques » et doit veiller à la régularité des dépenses de personnel engagées et mandatées. M. Akakpo a insisté sur la nécessité de mieux détecter les anomalies, notamment les cas d’agents absents de leur poste, mais continuant à percevoir leur salaire. Cette maîtrise repose également sur la vigilance des responsables, qui doivent s’assurer de la présence effective des agents et de la conformité des rémunérations.
40 sessions pour 2000 bénéficiaires
Pour sa part, le directeur général de l’ENA, Pr Adama Mawulé Kpodar, a indiqué que la convention conclue avec son institution prévoit une quarantaine de sessions au profit de plus de 2000 bénéficiaires sur l’ensemble du territoire. « Cette première session réunit 90 cadres de la Direction nationale du contrôle financier, répartis en trois groupes de 30 participants pour cinq jours de formation chacun », a-t-il précisé. Il a invité les bénéficiaires à faire preuve d’assiduité et d’engagement, afin d’améliorer leurs pratiques professionnelles.
La formation se poursuit avec les autres groupes dans les prochaines semaines, en vue de mieux contrôler la solde, maîtriser la masse salariale et contribuer à une gestion plus rigoureuse et efficiente des ressources de l’Etat.
Bernadette A. GNAMSOU