Dialogue public-privé : Le Comité technique de concertation a ouvert sa 1ère session 2026
Les membres du Comité technique de concertation Etat-Secteur privé (CTC-ESP) ont tenu, le lundi 6 juillet 2026, à Lomé, leur première réunion statutaire, au titre de l’année 2026. Cette rencontre a permis d’examiner les préoccupations des opérateurs économiques, d’évaluer les avancées enregistrées depuis la précédente session et de définir les priorités communes en faveur de l’amélioration du climat des affaires. Les travaux ont été présidés par le ministre des Finances, M. Essowè Georges Barcola, en présence des membres du gouvernement concernés, des responsables du Comité de concertation Etat-secteur privé (CCESP), des représentants des organisations patronales, des chambres consulaires, des associations professionnelles, des institutions publiques et des partenaires.

Les parties prenantes à une action concertée pour l’amélioration du climat des affaires
Ouverts, le 6 juillet 2026, sous la présidence du ministre Essowè Georges Barcola des Finances et du Budget, les travaux de cette première session ont porté sur le suivi des recommandations issues des précédentes sessions, l’état d’avancement des réformes engagées ainsi que les préoccupations exprimées par les opérateurs économiques. Les participants ont passé en revue les actions prioritaires à mener pour consolider les acquis en matière d’amélioration du climat des affaires, les principaux défis auxquels les entreprises sont confrontées et les mesures susceptibles d’améliorer leur compétitivité.
Dans son intervention, le ministre Barcola a rappelé que le secteur privé demeure un levier essentiel de la transformation économique du Togo. Il a souligné la volonté du gouvernement de poursuivre les réformes visant à améliorer le climat des affaires, à renforcer la confiance entre l’administration et les entreprises et à lever progressivement les contraintes auxquelles sont confrontées les investisseurs.
Le ministre a également mis en exergue les efforts engagés pour consolider le dialogue public-privé, accélérer les réformes administratives, améliorer la gouvernance économique et promouvoir un développement inclusif. Il a relevé que dans un contexte de raréfaction de l’aide publique au développement, la collaboration avec le secteur privé est devenue une nécessité pour soutenir la croissance économique et financer le développement. Selon lui, la nouvelle feuille de route gouvernementale, en cours d’élaboration, fera du secteur privé l’un des principaux moteurs d’une croissance durable, inclusive et créatrice d’emplois.
Le Togo fait preuve d’une résilience remarquable
Le ministre Barcola a par la suite évoqué la conjoncture internationale, soulignant que les tensions géopolitiques persistantes continuent de peser sur l’économie mondiale. Malgré ce contexte difficile, il a estimé que le Togo fait preuve d’une résilience remarquable, comme en témoignent les perspectives favorables confirmées par les agences de notation, les progrès enregistrés dans l’exécution du programme conclu avec le FMI et le reclassement du pays parmi les économies à revenu intermédiaire de la tranche inférieure.
Prenant la parole au nom du secteur privé, le président du Conseil national du Patronat (CNPT), M. Coami Laurent Tamégnon, a salué les progrès enregistrés grâce au dialogue avec les pouvoirs publics. Il a, notamment, cité la mise en place des comités régionaux de concertation, les avancées sur certaines réformes fiscales et les efforts du gouvernement pour améliorer l’environnement des affaires.
Le président du Patronat a toutefois appelé à une accélération du traitement de plusieurs dossiers prioritaires, notamment la mise en place effective des commissions de recours, le règlement de la dette intérieure due aux entreprises, la résolution de la question relative aux TETIC ainsi que l’examen de la hausse des loyers de terrains dans la zone du Port Autonome de Lomé, qui suscite de vives préoccupations chez les opérateurs économiques. Malgré ces préoccupations, le secteur privé reste pleinement engagé à accompagner le gouvernement dans cette dynamique, convaincu que seule une collaboration étroite permettra de relever les défis de l’économie et de saisir les opportunités qui s’offrent au pays.
Evaluation environnementale et enjeux climatiques
La réunion a également été marquée par une communication de l’Agence Nationale de Gestion de l’Environnement (ANGE) sur le thème « Evaluation environnementale et enjeux climatiques : contraintes, opportunités et défis ». Il ressort que les questions environnementales occupent désormais une place centrale dans les politiques de développement. Face aux effets du changement climatique, les projets d’investissement doivent intégrer des exigences de protection de l’environnement et de résilience climatique. Si ces exigences peuvent représenter des contraintes pour certains investisseurs, elles offrent également de nouvelles opportunités, notamment dans les domaines des énergies renouvelables, de l’économie verte, de l’agriculture durable et de la finance climatique.
A travers cette communication, les participants sont invités à réfléchir aux moyens de concilier développement économique et préservation de l’environnement. L’objectif est de promouvoir un modèle de croissance capable de renforcer la compétitivité des entreprises, tout en assurant l’inclusion sociale et la durabilité des ressources naturelles.
Bernadette A. GNAMSOU