Santé

COVID-19 : Des faussaires de certificats négatifs et responsables de boîtes de nuit défaillants aux arrêts

Le Col Djibril( à droite) lors du point de presse.
COVID-19 : Des faussaires de certificats négatifs et responsables de boîtes de nuit défaillants aux arrêts

La Coordination Nationale de la Gestion de Riposte contre la COVID-19 a animé, mercredi 10 février, à Lomé, sa rencontre hebdomadaire, destinée à faire le point de la situation de la pandémie au Togo. Occasion pour le coordonnateur, le Col-Médecin Mohaman Djibril de rappeler l’importance du respect des mesures barrières et restrictives prises par le gouvernement afin de limiter la propagation du virus en attendant le vaccin.

Au cours de ce point de presse, le Col-Médecin Djibril a insisté sur la poursuite du respect des mesures barrières et restrictives prises par le gouvernement. Des mesures qui depuis le début de la crise ont fait leur preuve évitant au Togo une grande propagation. Selon lui, le Togo est fidèle à sa stratégie qui est à la fois progressive et méthodique avec la reprise des activités socio-économiques. Toutefois, a-t-il dit, le virus est là et il faut apprendre à vivre avec lui. Ceci veut dire qu’il faut continuer par respecter les mesures barrières. Ces derniers jours, a rappelé le Col, on observe une nouvelle vague marquée par une augmentation des cas dans le monde. En Europe, beaucoup de mesures restrictives sont en train d’être prises et d’autres pays prolongent leur période d’urgence.

Une technique définie pour ne laisser aucune place à la fraude

Au Togo, grâce à l’anticipation du comité de crise, cette période cours jusqu’à fin mars et donc laisse encore un peu de temps. Malheureusement, cette augmentation des cas est également une réalité dans le pays. C’est le cas observé dans la Région des Savanes où depuis quelques semaines il y a une augmentation des contaminations. Face à cette situation, le Togo a riposté, comme à son habitude, avec le bouclage de la zone et l’instauration du couvre-feu. Actuellement, a-t-il dit, il y a une intensification de la sensibilisation et cette semaine les chiffres commencent par baisser. L’augmentation des cas c’est aussi dans le Grand Lomé où la contamination est beaucoup plus communautaire, mais provient aussi des voyageurs. En ce qui concerne les voyageurs, la maitrise des cas est faite grâce à un laboratoire de haut niveau installé à l’aéroport et qui permet de tester tous les arrivants et de pouvoir isoler ceux qui sont positifs. Une équipe mobile est spécialement affectée à ce travail, afin d’amoindrir les difficultés. Dans la stratégie de lutte, le président du comité de crise a défini une technique qui ne laisse pas de place à la fraude. Cette technique a-t-il confié, a permis de démanteler un réseau de faussaire suite à des rumeurs qui ont circulé sur des faux certificats négatifs délivrés aux voyageurs. Pour l’instant, 9 personnes ont été arrêtées et seront présentés à la justice, afin qu’ils répondent de leurs actes. M. Djibril a rappelé qu’au Togo, seul l’INH délivre les certificats de positivité ou de négativité aux voyageurs et tous les textes se font à l’aéroport.

« Nous allons continuer par être vigilant pour arrêter les autres faussaires » a-t-il précisé.

Des responsables de boîtes de nuit interpelés

Outre ces faussaires, le comité a arrêté des responsables de boîtes de nuit, qui malgré les mesures prises par le gouvernement continuent d’animer sans aucun respect. Il s’agit des établissements MO7 et La Villa.  Les responsables ont été interpellés et ont passé 48 heures au commissariat avant d’être présentés au procureur. Pour l’instant, tous leurs instruments sont gardés au commissariat. Ceci a-t-il soutenu veut dire que toutes les autres boîtes qui continuent par animer sans autorisation et en ne respectant pas les mesures prises par le gouvernement, verront les forces de l’ordre à leurs portes. « La lutte c’est donc la surveillance au niveau des aéroports et dans des ports, afin d’empêcher l’entrée des cas positifs, mais aussi et surtout le respect des mesures barrières et restrictives concernant les boîtes de nuit, les funérailles, les mariages, les baptêmes. Tout ceci, en attendant l’arrivée des vaccins qui constitue un temps fort dans la lutte contre la pandémie », a-t-il souligné. Il a salué le leadership du chef de l’Etat permettant au Togo d’avoir, d’ici quelques semaines, le vaccin pour commencer la vaccination

La hausse des cas de la maladie liée au non-respect des mesures barrières

S’agissant des chiffres, Col Djibril a relevé que du 2 au 26 janvier, il y’a eu 382 cas positifs avec 229 guéris. Du 27 janvier au 2 février 401cas et du 3 au 9 février 409 cas avec un décès cette semaine. Ce qui veut dire qu’il y a une légère augmentation. De manière spécifique, il y a une baisse cette semaine dans la Région des Savanes avec 137 cas du 20 au 26 janvier contre 107 cas la semaine du 27 janvier au 2 février et 44 cas dans la semaine du 3 février. Dans la Région de la Kara, on a eu 19 cas du 20 au 26 janvier, 35 cas du 27janvier au 2 février et 10 cas cette semaine avec une augmentation dans la Préfecture de la Kozah qui a enregistré 22 cas la semaine dernière et 7 cas cette semaine. Une augmentation également dans la Région Centrale plus précisément dans la Préfecture de Tchaoudjo, avec 6 cas dans la semaine du 20 au 26 janvier, contre 11 cas du 2 janvier au 2 février et 21 cas cette semaine.

Mais l’augmentation globale s’explique par les cas du Grand Lomé. En effet, le Grand Lomé a enregistré dans la semaine du 20 au 26 janvier 154 cas, du 27 au 2 février 190 cas et cette semaine 242 cas. La Préfecture d’Agoè-Nyivé a enregistré  40 cas la semaine dernière contre 56 cas cette semaine. Ceci s’explique par le non-respect des mesures barrières et restrictives, mais aussi par des cas qui viennent de l’aéroport et du port. Cette semaine, 33 cas viennent des marins sur leurs navires et qui ont fait escale à Lomé, a indiqué le Col Djibril.

Il a invité toute la population au respect strict des mesures surtout ce week-end avec la fête de la Saint Valentin qui s’annonce et rappelé  que les forces de l’ordre veillent au grain et que tout contrevenant sera soumis à la rigueur de la loi.

 

Mélissa BATABA

 

 

 

 

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