Le Port Autonome de Lomé (PAL) organise, les 29 et 30 janvier 2026, un atelier de cadrage du processus de décarbonation et de transformation écologique de sa plateforme. La rencontre réunit, à l’hôtel Amoukadi, les acteurs intervenant dans la chaîne portuaire, qui vont être entretenus sur plusieurs thématiques, afin de faire du processus un succès.
La lutte pour la protection de l’environnement est la dynamique dans laquelle s’est engagé le Port Autonome de Lomé (PAL). Le constat est que sur 53 opérations portuaires examinées, 24 génèrent des déchets solides et/ou liquides, 16 contribuent directement ou indirectement aux émissions de gaz à effet de serre, 7 sont sources de fumées ou de poussières, 6 exercent une pression significative sur la ressource en eau ou sur sa qualité. Des chiffres qui appellent à une transformation nécessaire du modèle portuaire. Fleuron de l’économie togolaise, le PAL, qui veut se réinventer, a amorcé un processus de transition énergétique, objet d’un atelier de deux jours ouverts, le 29 janvier 2026, à l’hôtel Amoukadi.
Cet « atelier de cadrage de décarbonation et de transformation écologique de la plateforme portuaire » réunit des participants venus des ministères de l’Environnement, de l’Economie maritime, de l’Energie et des Ressources minières, des concessionnaires, ainsi que le personnel du Port Autonome de Lomé. Les séminaristes vont être outillés sur des thématiques telles que le Programme triennal de décarbonation et de transformation écologique du PAL, la convention internationale pour la prévention de la pollution des navires, la décarbonation et FAL 14/46 sur escales des navires, avec la plateforme numérique GUFORD et Exemple de décarbonation de port avec l’énergie solaire Cold Ironing et Transport intelligent.
Ces sessions vont être suivies de travaux en commissions, permettant de renforcer les bagages des participants, qui ont défini une feuille de route réaliste, concrète et visionnaire pour l’année 2026. Cette feuille de route précise les actions incontournables à engager, ainsi que les responsabilités institutionnelles et les besoins en ressources. Le tout pour passer du principe à l’action, de l’aspiration à l’opérationnalisation, afin de pondre un modèle portuaire qui conjugue performance économique, responsabilité écologique et leadership continental.
A l’ouverture, le secrétaire général du PAL, M. Yentchabre Kombate, au nom de son directeur général, a félicité la participation des différents acteurs, en relevant que l’enjeu de cet atelier réside dans la volonté collective de gagner le pari de la transformation énergétique. Selon lui, la décarbonation du port devient un impératif stratégique, en ce qu’elle peut transformer des nœuds logistiques en piliers d’une croissance durable et compétitive.
En adoptant des infrastructures vertes, des énergies renouvelables et des technologies modernes, le Port Autonome de Lomé réduira sa dépendance en énergie fossiles émettrices des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Il s’est réjoui de l’implication des séminaristes et des expertises mobilisées, qui ont permis de poser les fondations solides d’un Port de Lomé plus vert, plus performant et exemplaire.
Au nom des experts, M. Kodjo Kudadze, a salué l’organisation de cet atelier qui est un moment stratégique de clarification, d’appropriation collective et de priorisation indispensable à un engagement crédible pour la transition écologique du PAL.
Il a félicité la dynamique impulsée avec constance et détermination par les autorités portuaires, avec à leurs têtes, le directeur général du PAL, dont l’engagement personnel en faveur de l’environnement et du verdissement des infrastructures portuaires permet de voir, désormais, la transition écologique comme une orientation stratégique assumée.
Mawuto Clairbonheur ADJIGNON
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