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Après les fêtes de fin d’année, une atmosphère morose dans les marchés et rues de Lomé

Vue partielle du grand marché d'Adawlato
Après les fêtes de fin d’année, une atmosphère morose dans les marchés et rues de Lomé

Il y a une semaine, les habitants de Lomé et ses environs peinaient à se frayer un chemin pour faire les achats des fêtes de fin d’année. A cause de l’affluence qui régnait dans les supermarchés, les marchés et les rues de la capitale. Après cet engouement, le train-train habituel a refait surface sur fond de morosité.

 Si pour les fonctionnaires du public et du privé, c’était une obligation de reprendre le service le lundi 5 janvier, après quatre jours passés à la maison, ceci n’est pas le cas pour les commerçants et particuliers.

Un tour effectué, le mardi 6 janvier 2026, dans les marchés de Gbossimé, d’Adawlato et de Hanoukopé, ainsi que dans les rues, ateliers et boutiques confirme le constat d’un lendemain timide et calme qui n’a quand même pas empêché certains de faire l’étalage de leurs produits, ainsi que des achats.

Les clients se font rares ici au marché de Gbossimé.

L’ambiance qui a prévalu, la veille des fêtes de Noël et du Nouvel An a fait place à une atmosphère morose dans l’ensemble à Lomé. Ce 6 janvier 2026, dans les rues de la capitale et particulièrement dans les marchés de Gbossimé, de Hanoukopé et d’Adawlato, rien ne semble bouger. Les commerçants et revendeuses qui ont fait de bons chiffres d’affaires, il y a quelques semaines, ont du mal à trouver des clients qui, sans doute, n’ont pas encore épuisé les stocks des fêtes ou sont frappés par l’habituelle misère financière qui touche bon nombre de citoyens après les fêtes de fin d’année.

Par contre, d’autres commerçants ont jugé nécessaire de se reposer et faire la situation de leurs recettes. Dans ce lot, se trouve Mme Akpanakè Adjowa. Elle dit rendre gloire à Dieu pour le bon chiffre d’affaires qu’elle a réalisé. « Je ne me plains pas, car Dieu m’a fait grâce cette année. J’ai écoulé presque toute ma marchandise, donc ma boutique est vide. Avec le mois de janvier qui a été toujours dur pour tous, je profite me reposer et passer une nouvelle commande qui me sera livré d’ici peu. Aussi, les jeunes qui m’aident à vendre ont besoin de repos, pour reprendre des forces », a-t-elle confié.

Pour Mme Dabla Azonli, dont les produits ont pourri dans son magasin par mévente, elle compte marquer une petite pause pour voir clair. « Je viens à peine de débuter mon commerce, ce qui ne m’a pas permis d’avoir assez de clients. Je ne suis pas découragée, mais je veux juste voir clair et, si possible, opter pour un autre commerce. Voilà pourquoi, je n’ai pas ouvert mon conteneur ». Tout comme ces commerçants, des particuliers n’ont pas ouvert leurs ateliers et c’est le cas du promoteur de la Couture Olivier style. Pour lui, après avoir veillé plusieurs semaines, il faut profiter de ce temps mort pour reprendre des forces.

La chance peut leur sourire à tout moment pour mieux vendre

Si d’un côté, certains n’ont pas ouvert leurs boutiques et ateliers pour plusieurs raisons, de l’autre, il y a ceux qui pensent que la chance peut leur sourire à tout moment pour mieux vendre. C’est le cas de M. Oladokoun Ambé qui a ouvert sa boutique, malgré la morosité. « Le marché est presque vide, et je sais que cette situation est due aux dépenses effectuées par les uns et les autres. Mais, on ne sait jamais, car la chance peu encore nous sourire à tout moment », a-t-il déclaré. Dans le même sens, Mme Halouitoki Amavi trouve normal que le marché soit vide, après que les gens aient dépensé beaucoup pour faire plaisir à leurs familles. Elle ne désespère pas, car elle sait que les choses vont rentrer dans l’ordre, d’ici peu. « Qu’il y ait l’argent ou pas, nous devons nourrir nos enfants. J’ai confiance que je vais vendre mes céréales », a-t-elle indiqué.

En somme, il faut noter que la rue semble moins animée que d’habitude à Lomé et que les conducteurs de taxi et de moto peinent à trouver des clients. Même ambiance dans les bars et maquis où les clients se comptent au bout des doigts. Mais ce qui retient l’attention est que, cette année particulièrement, les Togolais peuvent se réjouir des prix des denrées alimentaires qui n’ont pas connu de hausse, grâce aux efforts du gouvernement pour maîtriser l’inflation.

Clémentine PANASSA

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