La Cellule genre du ministère de la Communication a lancé, le 9 avril 2026, des Journées Santé sur le thème « Droit à la santé pour les femmes pour plus de productivité ». Cette activité qui se tient dans les jardins de la TVT à Lomé, se situe dans le cadre de la Journée internationale des droits de la Femme, célébrée chaque 8 mars.
Au menu de ces journées, une sensibilisation sur la santé mentale et des séances de dépistage du diabète, de l’hypertension artérielle et des maladies oculaires. L’occasion pour le personnel féminin de la Communication de se soumettre aussi à l’auto palpation des seins.

Mme Yawa Kouigan (debout, 1er plan) apprécie les offres de soins aux journées de santé.
Que faire pour jouir d’une bonne santé mentale en milieu professionnel ? La question était au cœur d’une conférence-débat tenue, hier à Lomé, dans le cadre des Journées santé lancées par la Cellule genre du ministère de la Communication.
Dans une communication, le médecin psychiatre Daméga Wenkourama, au Centre Hospitalier Universitaire de Kara, a indiqué que le travail, au même moment qu’il est un remède contre l’ennui et les vices, permet à l’Homme de subvenir à ses besoins. Il peut être source d’aliénation et affecter la bonne santé mentale, lorsqu’il n’est pas exécuté dans certaines conditions.
Dans ce cas, le travailleur est confronté à des situations de stress, d’anxiété, de fatigue intense, ainsi que d’autres maux et se retrouve dans une situation marquée par un déséquilibre psychologique, face aux difficultés. Ce qui peut avoir des répercussions sur sa santé mentale et son rendement. Or, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la santé mentale est un état de bien-être permettant de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de contribuer à la communauté. Ce n’est pas seulement l’absence de troubles, mais un droit humain fondamental et un socle du bien-être global.
A son avis, on ne peut pas parler de santé physique, sans inclure la santé mentale. Pour ce professionnel de la santé, l’environnement et les charges professionnels, la discrimination, le harcèlement, la perte de certaines relations, le manque d’estime de soi sont quelques-uns des facteurs qui concourent à la mauvaise santé mentale.
Pour jouir d’une bonne santé mentale et donner un bon rendement, le psychiatre recommande de petites pauses entre les tâches, une vie saine, une pensée positive, de la détente, du temps de loisir, des activités physiques et sportives, une alimentation saine et de bonnes relations autour de soi. Sur le plan institutionnel, l’employeur doit créer un environnement convivial, des cadres de concertation permettant aux employés de s’exprimer. Pour prévenir la santé mentale négative, le professionnel de la santé conseille de relativiser les situations, de vivre le côté positif de chaque situation, de ne pas culpabiliser et surtout d’apprendre à communiquer.
Une femme en bonne santé est épanouie, active et pleinement engagée au service de son institution et du développement national
La ministre de la Communication, Mme Yawa Kouigan, a salué la démarche de la Cellule genre. Car à son avis, une femme en bonne santé est celle qui est épanouie, active et pleinement engagée au service de son institution et du développement national. Elle a salué les initiatives déployées en faveur de la bonne santé de la femme au Togo. « L’ensemble de ces actions a permis d’améliorer, de manière remarquable, la prise en charge sanitaire des femmes », a-t-elle souligné.
Selon elle, les femmes représentent une force vive, un moteur de créativité pour le ministère en charge de la Communication. Veiller à leur bien-être physique et psychologique est un moyen avisé de leur permettre de donner le meilleur d’elles-mêmes dans un environnement professionnel sain et équilibré. « La santé mentale placée au cœur de cette édition, appelle une attention soutenue. L’environnement mondial, la conjoncture économique, les tensions politiques, bref, la complexification croissante et persistante de la vie ne sont pas sans influence sur la gouvernance au plan national et sur le cadre professionnel de nous tous », a-t-elle souligné.
La ministre de la Communication a précisé que, dans un environnement où le niveau d’exigence croît, il est également nécessaire de maintenir l’équilibre de vie, en levant les tabous, en augmentant l’attention à l’écoute, car au final, l’humain doit rester au centre de toutes les approches.

La journaliste Odette Kpira de Radio Lomé (1ere de la gauche) reçoit son prix des mains de la ministre
Par ailleurs, le prix Georges Atkinsa été remis à Mme Odette Kpira, journaliste à Radio Lomé pour son engagement en faveur du monde agricole.
A noter que les activités entrant dans le cadre de ces journées santé prennent fin, aujourd’hui, avec les dépistages, counselings, animation espace jeux, échanges avec les femmes sur le bien-être mental pour l’épanouissement professionnel, des activités physiques et danse sportive.
Françoise AOUI
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