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Une foire des inventions et innovations ouverte à Lomé à l’incitative de la CCI-Togo

Les officiels apprécient les inventions.
Une foire des inventions et innovations ouverte à Lomé à l’incitative de la CCI-Togo

L’Université de Lomé abrite, du 9 au 13 mars, la Foire des Inventions et Innovations du Togo (F2i Togo). Initiée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), dans le cadre des 7e Journées Scientifiques du CAMES, cette grande manifestation commerciale se veut une plateforme nationale de valorisation, de promotion, de mise en relation et de projection économique des inventions et innovations togolaises. Le coup d’envoi officiel des activités a été donné, hier, par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Pr Gado Tchangbédji. 

Les officiels apprécient les inventions.

Depuis lundi, le Togo s’honore d’accueillir la 7e édition des Journées scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). Un grand rendez-vous qui rassemble des centaines de scientifiques, d’enseignants-chercheurs et d’experts venus de plusieurs pays. Au cœur des échanges en cours, se dégage une conviction forte que la recherche scientifique, l’invention et l’innovation ne sauraient demeurer durablement confinées aux laboratoires, ateliers ou cercles spécialisés. Elles doivent rencontrer l’économie, l’entreprise, l’investissement et le marché. C’est dans cet esprit que la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) a mis en place l’Unité d’Implémentation des Résultats de Recherche et d’Innovation (UIRRI), avec pour mission de favoriser la transformation des résultats de la recherche en opportunités économiques concrètes.

Les officiels apprécient les inventions.

La Foire des Inventions et Innovations du Togo (F2i Togo) ouverte, hier, s’inscrit pleinement dans cette logique. Elle offre aux inventeurs, innovateurs, chercheurs, start’ups, établissements d’enseignement supérieur, centres de recherche et entreprises innovantes un cadre d’expression, de démonstration et de dialogue.

« Notre ambition est claire : faire en sorte que l’invention rencontre l’investisseur, que la recherche rencontre l’entreprise et que l’idée rencontre le marché », a indiqué M. José Kwassi Symenouh, président de la CCI-Togo. Selon lui, cette première édition de la F2i n’est pas une exposition de plus. Elle constitue un signal fort au monde académique, pour lui dire que ses travaux peuvent être porteurs de transformation économique. Un signal aux inventeurs et innovateurs, pour leur dire que leurs créativités méritent reconnaissance, accompagnement et visibilité. Mais aussi, au secteur privé, pour lui rappeler que les résultats de recherche et d’innovation peuvent constituer de véritables gisements de valeur ajoutée, de compétitivité et d’investissement. Un signal aussi à la jeunesse, pour lui dire que l’Afrique de demain se construira par l’audace de ses inventeurs, la rigueur de ses chercheurs et l’esprit entrepreneurial de ses innovateurs.

C’est dans la même perspective que la CCI-Togo a adossé à cette foire un concours national des meilleures inventions et innovations. L’objectif poursuivi est d’identifier et de distinguer les projets à fort potentiel, afin de leur offrir, au-delà de la reconnaissance publique, une véritable perspective de maturation économique.

Le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Pr Gado Tchangbédji, a félicité la CCI-Togo, pour cette initiative particulièrement pertinente, ainsi que l’ensemble des partenaires et acteurs mobilisés autour de cet événement. Cette foire, dit-il, est importante, parce qu’elle donne un contenu concret à une conviction : la recherche scientifique ne peut plus être pensée en dehors de sa capacité à nourrir l’innovation et à contribuer au développement économique et social du pays. « La tenue de cette foire, en marge des Journées du CAMES est particulièrement significative. Elle exprime une orientation nécessaire, à savoir : sortir d’une vision cloisonnée de la recherche pour entrer dans une logique de valorisation et de transfert de compétences », a laissé entendre le ministre. Pour lui, l’enjeu est aussi pédagogique et culturel. « Il nous faut apprendre collectivement à considérer l’inventeur, le chercheur et l’innovateur, non seulement comme des producteurs de connaissances, mais aussi comme des acteurs essentiels de transformation économique », a souligné le ministre.

Komla GOKATSE

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