Systèmes agroalimentaires : Le Togo engagé à traduire la Déclaration de Kampala en actions concrètes
Les travaux d’une mission de haut niveau pour soutenir la mise en œuvre accélérée de la Déclaration de Kampala ont été ouverts, le 20 octobre 2026, à Lomé. Quatre jours de réflexion stratégique pour traduire les engagements de Kampala en actions concrètes, transformer durablement les systèmes agroalimentaires du pays, renforcer la résilience climatique, la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays, tout en promouvant l’économie bleue et la gestion durable des ressources environnementales, en phase avec l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.
La mission de haut niveau, qui se déroule, du 19 au 22 octobre 2026 à Lomé, est conduite par la Commission de l’Union Africaine. Elle est consacrée à l’accélération de la mise en œuvre de la Déclaration de Kampala sur le Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA/CAADP) pour la période 2026-2035.
Cette rencontre en présentiel entre les autorités nationales et les représentants du Département Agriculture, Développement rural, Economie bleue et Environnement durable (AUC-DARBE) s’inscrit dans une transition stratégique. Elle met l’accent sur le déploiement opérationnel des nouvelles directives du PDDAA après l’adoption de la Déclaration de Kampala.
L’objectif est de transposer les ambitions continentales en actions nationales pour le Togo et la sous-région. Ceci, en passant d’une simple croissance agricole à une approche globale visant la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la résilience face aux chocs climatiques, la durabilité, la promotion de l’économie bleue et la gestion durable des ressources environnementales, en phase avec l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Le Plan d’Action du PDDAA 2026-2035 cible, d’ici 2035, une hausse de 45% de la production agroalimentaire et un triplement du commerce intra-africain.
De la coopération à la co-construction, l’appel aux acteurs non étatiques
Dans cette dynamique, M. Dindiogue Konlani, directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, au nom du ministre, a souligné que l’objectif est de renforcer l’implication et la capacité de l’ensemble des acteurs dans le processus national d’accélération.
Selon lui, l’engagement attendu des acteurs non étatiques consiste à passer d’une logique de coopération à une logique de co-construction et de co-investissement, où l’Etat joue un rôle de facilitateur et de régulateur. M. Konlani a réaffirmé la ferme volonté du gouvernement de poursuivre ses efforts en synergie avec l’ensemble des acteurs, pour accélérer la mise en œuvre de la Déclaration de Kampala, à travers le ProMAT. Il a émis le vœu que la richesse et la complémentarité des échanges permettront de poser les bases d’une coordination plus renforcée des systèmes agroalimentaires. Cette rencontre intervient alors que le Togo se structure activement pour cette nouvelle décennie du PDDAA, notamment via la récente création de sa Plateforme Nationale des Acteurs Non Etatiques.
Une vision continentale portée par l’Union Africaine
Pour sa part, M. Moses Vilakati, commissaire du Département Agriculture, Développement rural, Economie bleue et Environnement durable de la Commission de l’Union Africaine (AUC-DARBE), a rappelé le contexte, les enjeux et la portée des assises de Lomé. Elles visent à impliquer tous les acteurs concernés autour des priorités nationales pour explorer ensemble les voies et moyens de transformer durablement les systèmes agroalimentaires, renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, promouvoir l’économie bleue, la résilience climatique et la gestion durable des ressources environnementales.
Kpinzou EDJEOU