Une cérémonie de remise de matériels d’imagerie au ministère en charge de la Santé s’est déroulée, vendredi 10 avril 2026, à Lomé. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique en Afrique subsaharienne (SWEDD+), financé par la Banque Mondiale. Ce don composé de dispositifs de pointe, vise à équiper les centres de santé périphériques et les zones rurales de moyens d’imagerie médicale.

Le lot de kits au-devant duquel un spécimen
Le gouvernement togolais ambitionne de combler les disparités régionales en matière de soins. Ainsi, dans une démarche décisive pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale au Togo, le ministère en charge de la Santé a reçu, vendredi 10 avril 2026, à Lomé, une première vague de 12 kits d’échographes.
Ce don du projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique en Afrique subsaharienne (SWEDD+Togo) va permettre un suivi prénatal de qualité, tout en facilitant la détection précoce des complications de grossesses. Il va permettre également le référencement rapide des cas critiques. L’intégration de ces nouveaux kits d’échographes est une étape clé pour atteindre les objectifs de la politique nationale de santé à l’horizon 2030, garantissant à chaque citoyenne le droit à une maternité sécurisée.
De même, ce renforcement technique vient appuyer la dynamique de la couverture sanitaire universelle, portée par le ministère en charge de la Santé, sous l’impulsion du Président du Conseil.
Faire de la santé un pilier central de développement
A l’occasion, le secrétaire général du ministère en charge de la Santé, Dr Kokou Wotobé, a confié que cet événement n’est pas seulement une remise d’équipements. Il symbolise une volonté collective de bâtir un système de santé plus performant, accessible et résilient. Selon lui, cette volonté traduit la détermination à rapprocher les soins des populations et à faire de la santé un pilier central de développement. Il a expliqué que la mortalité maternelle reste encore élevée en Afrique subsaharienne, avec en moyenne neuf cent femmes pour cent mille naissances vivantes qui meurent, chaque année.
« Au Togo, ce ratio de mortalité maternelle est de 401 pour 100.000 naissances vivantes (EDST III). Cette réalité fait face à plusieurs enjeux relatifs aux disparités liées à l’accès aux services sociaux de base, aux droits en matière de santé de la reproduction et des inégalités de genre. L’analyse systémique des besoins révèle que les vulnérabilités sont assez souvent masquées. Certains problèmes sont occultés et les politiques ont besoin d’être ajustées pour répondre aux besoins spécifiques », a-t-il indiqué.
A son avis, l’échographie est un outil médical essentiel, qui permet un diagnostic précoce, précis et non invasif de nombreuses pathologies. Il a invité les responsables des structures bénéficiaires à veiller à la bonne installation de ces échographes et à leur maintenance régulière, afin d’en garantir la durabilité.
Pour le secrétaire général du ministère de la Planification du Développement, Bèguèdouwè Paneto, à tous les niveaux, les femmes sont les principales actrices du développement. Au-delà de leur rôle naturel de reproduction, elles ont été et demeurent les agents de production de premier plan dans tous les domaines du développement économique.
« Conscient de cela, le gouvernement, sous l’impulsion du Président du Conseil, a mis en œuvre plusieurs initiatives, en vue d’améliorer les conditions de vie des femmes dans une approche inclusive qui vise à ne laisser personne de côté », a-t-il fait savoir. Parmi ces initiatives, il a souligné le SWEDD+Togo aligné avec la feuille de route gouvernementale qui bénéficie directement à plus de 105.000 filles et jeunes femmes par le biais des interventions au niveau communautaire. Il a indiqué qu’il s’agit pour le gouvernement de renforcer les réformes et les interventions visant à transformer profondément la vie des femmes et filles vulnérables, quels que soient leurs milieux de résidence.
Firmin DEFALEONA
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