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RSE : La CCI-Togo incite les opérateurs économiques à s’y engager

Le président de la CCI-Togo, M. Symenouh (au milieu) à l'ouverture des travaux.
RSE : La CCI-Togo incite les opérateurs économiques à s’y engager

 La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), avec l’appui du Fonds National d’Apprentissage, de Formation et de Perfectionnement Professionnels (FNAFPP), organise, du 25 mars au 1er avril 2026, une session de formation des opérateurs économiques membres sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). L’objectif est de renforcer leurs capacités à intégrer les principes de la RSE dans leurs stratégies et opérations. Ceci, en mettant l’accent sur ses trois piliers : social, économique et environnemental.

L’assistance lors de l’ouverture des travaux.

Le monde vit, aujourd’hui, une époque de transition où la performance d’une entreprise ne se mesure plus uniquement à la dernière ligne de son bilan comptable, mais aussi à son empreinte sur le monde, empreinte que les entreprises et organisations laissent à travers leur engagement dans certaines démarches évoluées, comme la responsabilité sociale. Consciente de cette réalité, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) met un point d’honneur à être un modèle en matière d’assistance aux entreprises, en soutenant leurs déterminants de croissance par le renforcement de leurs capacités. Dans cette dynamique, la session de renforcement des capacités des entreprises, lancée hier à Lomé, met l’accent sur les trois piliers de la RSE,  à savoir : social, économique et environnemental. Le pilier social veille au bien-être, à la santé et au développement de la communauté ou des employés. Le pilier économique concerne les investissements de l’entreprise, en vue du développement de la communauté. Le dernier pilier, celui environnemental, se penche sur les éléments à mettre en place pour réduire l’empreinte carbone et préserver les ressources naturelles. Ce pilier renseigne également les mesures à mettre en place pour éviter que les produits et services offerts par l’entreprise nuisent à la santé écologique et humaine. 

En ouvrant la formation, le président de la CCI-Togo, José Kwassi Symenouh, a indiqué que les mutations profondes intervenues dans tous les secteurs d’activité, dans tous les pays et unions économiques, ces dernières décennies, donnent une nouvelle dimension à la gouvernance d’entreprise. L’exigence de l’environnement économique mondialisé oblige chaque décideur à se conformer aux normes de management, en vue de la compétitivité sur les marchés local, sous régional, régional et international. Bien plus qu’une définition, dit-il, la RSE est un engagement à l’intégration volontaire des préoccupations sociales et environnementales dans les opérations, et dans l’interaction volontaire avec les parties intéressées. « C’est aussi un puissant levier de performance et d’attractivité et s’y engager rend votre entreprise résiliente. Elle réduit vos coûts opérationnels par une meilleure gestion des ressources, renforce votre image auprès des clients de plus en plus exigeants et, surtout, elle mobilise vos équipes autour d’un projet porteur de sens », a précisé le président de la CCI-Togo. Pour lui, la transition vers la RSE demande de nouveaux savoir-faire : gestion des déchets, management inclusif, audit énergétique, ou encore sécurité au travail.

La RSE, bientôt érigée comme une norme internationale

Par ailleurs, il a souligné que la RSE n’est pas seulement de la philanthropie, encore moins le versant de la pitié ou une réponse spontanée aux détresses des populations. Elle va au-delà de ces actes humanitaires primaires, en devenant un instrument de bonne gouvernance et de bonnes pratiques, dont l’influence prend de plus en plus de place dans les décisions d’achat des consommateurs, de financement des banquiers et des partenaires au développement, ainsi que celles des législateurs qui proposent ou qui élaborent les lois et règlements de la société. « Pour tout dire, la RSE est devenue une question essentielle dont il faut tenir compte dorénavant, parce qu’elle s’érigera bientôt comme une norme internationale qui s’imposera à tous, d’autant plus qu’elle a été approuvée par les parties prenantes à son élaboration sous l’appellation de ISO 26000 », a laissé entendre M. Symenouh.

La responsable Communication et Relation publique au FNAFPP, Enyonam Kwaku, a félicité la CCI-Togo pour son initiative d’adaptation des entreprises aux exigences de l’environnement économique dans lequel elles évoluent, face à un monde devenu très sensible et marqué par la globalisation.

Komla GOKATSE

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