Rentrée parlementaire : La session budgétaire ouverte à l’Assemblée nationale
L’Assemblée nationale a ouvert, le mardi 6 octobre 2026, à Lomé, sa deuxième session ordinaire de l’année 2026. La séance solennelle a été dirigée par le président de l’institution, Komi Selom Klassou, en présence des présidents d’autres institutions, des membres du gouvernement, du corps diplomatique et des autorités politiques, administratives, judiciaires, militaires, religieuses et traditionnelles. Cette session essentiellement budgétaire sera également marquée par l’examen de plusieurs projets de loi et des questions orales au gouvernement.

Conformément aux dispositions de la Constitution du 6 mai 2024 et du Règlement intérieur, la deuxième session ordinaire est ouverte, le 6 octobre 2026, à l’Assemblée nationale.
A l’occasion, le président de l’institution, Komi Selom Klassou, a rappelé que la session sera consacrée à l’étude du budget exercice 2027 et à l’examen de dix projets de loi, dont quatre textes encore à l’étude en commission, deux projets récemment déposés et six textes à clarifier en coordination avec le gouvernement.
Plusieurs questions orales et écrites attendent également d’être examinées. « Cette deuxième session dite budgétaire donne à notre mandat une expression particulièrement exigeante. Autoriser les ressources publiques et en examiner les affectations, c’est apprécier les moyens que la République entend consacrer à ses engagements. C’est aussi veiller à l’équilibre entre les besoins immédiats de la population et les investissements, sans compromettre demain », a-t-il déclaré.

Présidents d’institutions, membres du gouvernement et autres personnalités invitées
Le budget qui sera voté parle de l’école où un enfant apprend à lire et à écrire….
Selon le président de l’Assemblée nationale, le budget qui sera voté parle de l’école où un enfant apprend à lire et à écrire, du centre de santé où un citoyen espère être soigné à temps, des pistes et routes par lesquelles une récolte rejoint le marché, les communes se développent. Il parle aussi et surtout de la sécurité, de l’emploi des jeunes et des moyens donnés aux collectivités territoriales pour répondre aux besoins quotidiens de leurs administrés. « Voilà pourquoi, toute priorité appelle des moyens. Tout moyen engagé appelle une justification. Toute justification doit pouvoir être confrontée à un résultat. Cette exigence fonde la rigueur de l’examen budgétaire ; elle donne sa portée au contrôle parlementaire. Nous aurons donc à interroger les prévisions, à apprécier les arbitrages et à examiner la capacité effective des administrations à mettre en œuvre réellementles politiques proposées. Un crédit voté ouvre une possibilité d’action. Il revient ensuite à l’exécutif de tenir la promesse, et au contrôle d’en rendre compte », a-t-il justifié.
Au vu de l’ampleur de la tâche, il a appelé à la disponibilité de chacun pour contribuer, en commission comme en plénière, à l’examen des textes. « Notre contribution est de donner à chaque initiative législative l’attention qu’elle mérite et à notre programmation la vigilance que requiert l’intérêt national », a-t-il indiqué.
Une première session aux avancées majeures
Au cours de la première session ordinaire, suivie d’une session extraordinaire convoquée, conformément à l’article 12, alinéa 3 de la Constitution, l’Assemblée a pleinement exercé ses missions. Ces deux sessions ont permis des avancées législatives majeures, consolidant l’arsenal juridique du pays face aux exigences de notre époque.
« Sous l’impulsion de Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, les réformes initiées par le gouvernement ont trouvé leur traduction législative. La Représentation nationale a examiné les textes avec vigueur et rigueur. Plusieurs ont déjà été définitivement adoptés. Cette œuvre législative accompagne une action gouvernementale, dont je salue la constance et la portée », a souligné le président de l’Assemblée.
« Je rends un hommage déférent au Président du Conseil, chef du gouvernement, chef suprême des armées, pour les efforts inlassables qu’il déploie en faveur de la paix et de la sécurité au Togo comme dans la sous-région ouest-africaine. Son engagement résolu pour le bien-être du peuple togolais et pour la poursuite des réformes macroéconomiques, en vue de la soutenabilité de notre dette nous oblige, il nous engage, davantage aujourd’hui qu’hier et plus que demain, à aller loin », a-t-il relevé.
Alex TEYI