Quatre priorités au cœur de la 2e réunion de 2026 du Comité technique de concertation Etat-Secteur privé
Le Comité technique de concertation Etat-Secteur privé (CTC-ESP) a tenu, mardi 6 octobre 2026, à Lomé, sa 2e réunion au titre de l’année 2026. La rencontre a permis de faire la synthèse des activités menées au cours des trois derniers mois et de relever le rôle du secteur privé dans le développement du capital humain, conformément à la Feuille de route gouvernementale 2026-2031.
Le Comité a également suivi une communication sur le projet de stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme 2027-2031. Les travaux ont été présidés par le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, en présence d’autres membres du gouvernement, de responsables du CTC-ESP, de représentants d’organisations patronales, de chambres régionales, d’associations professionnelles, d’institutions publiques et de partenaires.

Les participants à la rencontre
Les travaux de la 2e réunion du Comité technique de concertation Etat-Secteur privé tenus, mardi, ont passé au crible les dossiers qui rythment le climat des affaires. Les discussions entre gouvernement et opérateurs économiques ont convergé vers quatre axes prioritaires.
Le 1e concerne la mise en œuvre des organes de recours, avec un point d’étape sur l’effectivité de ces structures garantes d’un règlement rapide des litiges.
Le 2e est relatif à la problématique des factures en instance de paiement des entreprises, prise en charge, afin de préserver la trésorerie du secteur privé.
La 3e priorité porte sur le projet de révision des tarifs domaniaux au Port autonome de Lomé (PAL), pour lequel le secteur privé sollicite l’intervention du Comité.
Le dernier axe prioritaire a trait au déploiement d’une charte d’intégrité et d’un guide de conformité, dispositif qui devrait être déployé dans la quasi-totalité des grandes entreprises membres de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET).

Faire du secteur privé un partenaire du développement
Dans son intervention, le ministre Essowè Georges Barcola des Finances et du Budget a souligné que ces travaux confirment la volonté partagée de l’exécutif et du Patronat de consolider un partenariat constructif pour stimuler durablement l’économie nationale. L’orientation qui guide l’action du gouvernement, a-t-il indiqué, est de créer des conditions favorables à l’investissement privé, de sécuriser l’environnement des affaires et de faire du secteur privé un partenaire à part entière de la transformation économique. « Face aux défis du développement et aux ambitions que nous portons pour notre pays, nous devons davantage mobiliser le secteur privé en nous appuyant sur ses capacités d’investissement, ses compétences, son expertise et son savoir-faire », a-t-il confié.
Le ministre a salué le leadership du Président du Conseil, dont la vision a permis de doter le pays d’un cadre de référence du dialogue public-privé. Ce cadre doit rester un espace où les préoccupations sont exprimées librement, les difficultés examinées avec pragmatisme et où les acteurs peuvent identifier collectivement des solutions aux préoccupations du secteur privé comme de l’administration publique. Il a évoqué la situation au Moyen-Orient qui a des conséquences significatives sur les chaînes d’approvisionnement internationales, notamment sur les prix du pétrole. A cet effet, le gouvernement a fait le choix de ne pas répercuter intégralement les hausses enregistrées sur les marchés mondiaux.
Renforcer la confiance pour soutenir la croissance
Pour sa part, le président du Conseil National du Patronat du Togo (CNP-Togo), Coami Tamegnon, a salué la tenue régulière de ce cadre, qui constitue un espace important d’échanges sur les préoccupations du secteur privé. « Le dialogue entre les pouvoirs publics et le secteur privé demeure essentiel pour mieux anticiper les difficultés, identifier les opportunités et construire ensemble des solutions adaptées aux enjeux de notre économie. La mobilisation des recettes publiques doit s’inscrire dans une dynamique permettant à la fois de renforcer les capacités de financement de l’Etat et de préserver la compétitivité des entreprises », a-t-il fait savoir. Il reste convaincu que c’est par un dialogue régulier, constructif et orienté vers des solutions concrètes que les parties prenantes pourront renforcer la confiance et soutenir durablement la croissance économique.
La réunion a également été marquée par une communication du ministre de l’Education nationale, Mama Omorou, axée sur le développement du capital humain en lien avec la Feuille de route 2026-2031. Il en ressort que le secteur privé, à la fois espace majeur de création de compétences, de valeur, d’innovation et d’emplois, est le premier utilisateur des compétences produites par le système éducatif. Le ministre a proposé sept axes pour impliquer le secteur privé dans la formation des compétences nécessaires au développement économique.
Firmin DEFALEONA