L’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) a lancé, officiellement le vendredi 27 Mars 2026, sa plateforme de déclaration des dispositifs de vidéosurveillance et de vidéoprotection. Ceci, pour faciliter la célérité des traitements et assurer une traçabilité de tout ce qui se fait au niveau de ses services, à travers la promotion de ses principes fondamentaux de laïcité, de finalité, de proportionnalité, de sécurité et de confidentialité des traitements des données à caractère personnel.

Differents acteurs au cours de la séance.
Les consommateurs des services de l’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) ne devront plus perdre du temps, avant d’avoir satisfaction au cours de la déclaration des dispositifs de vidéosurveillance et de vidéoprotection. L’Instance a amorcé un virage décisif avec la mise officielle de ses services digitaux. Cette étape de digitalisation veut construire un écosystème numérique de confiance au Togo, pour permettre d’identifier directement ou indirectement des personnes physiques. Les finalités de ces dispositifs sont multiples et légitimes à savoir : la sécurité des biens et des personnes, la prévention. Au-delà, cette procédure simplifie les démarches administratives, les délais de traitement, améliore la traçabilité des dossiers, ainsi que l’accessibilité renforcée pour les usagers sur toute l’étendue du territoire national. « La procédure de déclaration des systèmes des dispositifs de vidéos est très simple et se fait en quatre ou cinq étapes. Il suffit d’aller sur le site officiel du service public, créer un compte en tant que personne privée ou entreprise et générer un mot clé dans la barre de recherche « I p d c p ». Une fois « I p d c p » tapé, une déclaration de dispositif de vidéos apparaît et à ce niveau, il suffira de cliquer sur le lien, pour entrer les informations sur une page. Une fois les informations fournies, envoyez la demande. Un appel au paiement sera lancé si les informations sont exactes», a expliqué M. Awui Talla Hervé, conseiller technique du président de l’IPDCP. Il a rappelé que, pour éviter les arnaques, c’est seule l’IPDCP qui envoie une notification pour procéder au paiement. Et qu’en cas de doute, il est recommandé de faire appel aux services de l’IPDCP.
De véritables systèmes de traitement des données à caractère personnel
Pour l’occasion, le président de l’IPDCP, le lieutenant-colonel Bédiani Bélei, a rappelé que les principes de protection des données à caractère personnel trouvent une application concrète dans les formalités préalables prévues par la loi. A ses dires, les dispositifs de vidéosurveillance et de vidéoprotection ne sont pas de simples outils techniques. Ils constituent de véritables systèmes de traitement des données à caractère personnel. « Toutefois, leur mise en œuvre doit impérativement s’inscrire dans le respect du cadre légal, afin de garantir un juste équilibre entre impératif de sécurité et protection de la vie privée. Dans ce dispositif, les responsables de traitement jouent un rôle central. Il leur appartient de veiller à la conformité de leurs installations, d’assurer la transparence vis-à-vis des personnes concernées et de garantir la sécurité et la confidentialité des données collectées. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la dématérialisation de la procédure de déclaration », a-t-il relevé.
La transformation numérique, un pilier essentiel de l’action gouvernementale
En procédant à la mise en service du dispositif digital de déclaration des systèmes de vidéosurveillance et de vidéoprotection, le secrétaire général du ministère de l’Efficacité du Service public et de la Transformation numérique, M. Kassime Tidjani, a fait ressortir que la transformation numérique constitue, aujourd’hui, un pilier essentiel de l’action gouvernementale et un socle des réformes conduites. « Le gouvernement poursuit, sans relâche, ses efforts pour bâtir un écosystème numérique de confiance. Cette dynamique se traduit, concrètement, par le développement d’infrastructures modernes, la mise en place de la plateforme nationale des services publics, le renforcement du cadre juridique, ainsi que l’accompagnement des institutions et des acteurs privés dans leur mise en conformité. Cette vision stratégique, à la fois pragmatique et prospective, nous guide dans la construction d’un environnement numérique sécurisé, souverain et respectueux des droits fondamentaux des citoyens », a-t-il fait valoir, avant de souligner que « Les images captées peuvent permettre d’identifier directement ou indirectement des individus, de suivre leurs déplacements, d’observer leurs comportements voire, dans certains cas, de relever des informations sensibles. Il a invité l’ensemble des acteurs concernés, administrations publiques, entreprises, institutions financières, commerces, établissements relevant du public à s’approprier pleinement cet outil et à se conformer aux exigences légales, en procédant à la déclaration de leur dispositif. Car à son avis, la construction d’un espace numérique sécurisé et responsable est une responsabilité collective. Elle suppose une collaboration étroite entre les pouvoirs publics, les autorités de régulation, les acteurs économiques et les citoyens.
Yankolina M. TINGAENA
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